Vaour

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Vaour
Vaour
Ancienne commanderie de Vaour.
Blason de Vaour
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Albi
Canton Carmaux-2 Vallée du Cérou
Intercommunalité Communauté de communes du Cordais et du Causse
Maire
Mandat
Pascal Sorin
2014-2020
Code postal 81140
Code commune 81309
Démographie
Population
municipale
352 hab. (2015 en augmentation de 7,32 % par rapport à 2010)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 04′ 23″ nord, 1° 48′ 09″ est
Altitude 432 m
Min. 240 m
Max. 507 m
Superficie 14,12 km2
Localisation

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Vaour (en occitan Vaur) est une commune française ancien chef-lieu de canton située dans le nord-ouest du département du Tarn, en région Occitanie.

Ses habitants sont les Vaourais et les Vaouraises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vaour est une commune du Tarn limitrophe du département de Tarn-et-Garonne. Elle est située à 18 km à l'ouest de Cordes-sur-Ciel et au sud d'une boucle de l'Aveyron.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vaour[1]
Saint-Antonin-Noble-Val
(Tarn-et-Garonne)
Saint-Michel-de-Vax Roussayrolles
Penne Vaour Tonnac
Castelnau-de-Montmiral Saint-Beauzile Itzac,
Campagnac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Vaour est en zone de climat continental avec un causse au nord, la forêt de Grésigne et des vignes Gaillacoise (Campagnac) au sud. Le village est donc situé en contrebas du causse et en surplomb de la forêt de Grésigne et des vignes. La roche est un grès du Lias et le paysages est constitué de collines couvertes de forêts de chênes (pédonculés et pubescents) et parsemé de prés.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation par l'Homme du pays de Vaour remonte au moins à l'âge du bronze ancien (d'environ 1800 av. J-C. à 1400 av. J-C.) marqué par la présence de dolmens, notamment celui Peyrelevade, le plus grand du département. La construction des dolmens s'étendant de -2500 à -1500 et leur utilisation allant jusqu'à -500[2].
Il semble également que les lieux furent occupés par des peuples celtes comme le montreraient des dalles à rigoles qui seraient vouées au culte de l'eau retrouvées sur la butte où a été bâtie la commanderie de Vaour.
En 1140, les chevaliers de Penne firent don d'un terrain à Pierre Humbert. Une commanderie templière y fut alors fondée. On dénombrait seulement une dizaine de chevaliers, le reste s'était établi dans diverses dépendances de la région telles que : Montricoux, Cahors, Lacapelle-Livron,... Les chevaliers templiers étaient exonérés de droits et taxes seigneuriales en échange de leur protection envers la population locale. Le pouvoir de la commanderie s'étendait sur sept cantons et jusque dans le Quercy. Cette influence s'est mise en place grâce aux dons des religieux de Septfond et de la Chancelade ainsi qu'à ceux du comte de Toulouse. Il n'existe que peu de documents sur la vie à Vaour. En 1307, lors de la querelle entre Philippe IV le Bel et le pape Boniface VIII, le commandeur de Vaour, Bernard de Rocha, prit le parti du roi de France[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Georges Bousquet PS  
mars 2008 mars 2014 Georges Bousquet PS Conseiller général
mars 2014 en cours Pascal Sorin    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2015, la commune comptait 352 habitants[Note 1], en augmentation de 7,32 % par rapport à 2010 (Tarn : +2,97 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
509 568 602 635 644 648 600 646 655
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
624 593 616 573 588 562 580 569 537
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
506 476 413 365 354 375 377 361 292
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
302 405 352 310 295 248 285 290 350
2015 - - - - - - - -
352 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de Vaour repose principalement sur l'activité de petits producteurs locaux (agriculteurs et éleveurs) et sur quelques petites entreprises du bâtiment (maçonnerie, menuiserie...). L'été de Vaour, un festival du rire qui se déroule au début du mois d'août, permet de promouvoir les producteurs locaux qui peuvent y proposer des repas à emporter. Le marché, qui a lieu tous les jeudis, est fréquenté par quelques villageois. Un bureau de poste est présent à Vaour. Malgré ses allures de village endormi, Vaour habite un milieu associatif actif.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ancienne commanderie templière, située sur une butte en surplomb du village, protégée au niveau départemental.
  • Dolmen de Peyrelade, le plus grand du département, situé à 3 km au nord du village, classé (niveau national).
  • Église de style roman.

Événements[modifier | modifier le code]

L’événement phare à Vaour est l'été de Vaour[8]. C'est un festival international du rire qui se déroule au début du mois d'août et qui propose, durant une semaine, plusieurs spectacles qui sont joués à différents endroits du village. Si l'on ne va pas voir de spectacles, on a tout de même la possibilité d'acheter de quoi manger à de petits producteurs locaux ou d'aller boire un thé au bénéfice de l'association Familles rurales[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « dolmen de Peyrelevade », notice no PA00095654, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. voir l'article commanderie de Vaour
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. voir le site de l'été de Vaour
  9. voir le site de l'association Familles rurales

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Portal, Edmond Cabié, Cartulaire des Templiers de Vaour (Tarn), A. Picard et fils, Paris, 1894 ; 132p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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