Commanderie de Vaour

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Commanderie de Vaour
Image illustrative de l'article Commanderie de Vaour
Présentation
Fondation 1140
Protection  Inscrit MH (1927)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn
Ville Vaour
Coordonnées 44° 04′ 10″ nord, 1° 48′ 10″ est

Géolocalisation sur la carte : Tarn

(Voir situation sur carte : Tarn)
Commanderie de Vaour

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Commanderie de Vaour

Description géographique[modifier | modifier le code]

La Commanderie de Vaour se situe dans le département du Tarn à environ 80 km au nord-est de Toulouse, entre Albi et Montauban, au nord de la forêt de Gresigne.

Historique[modifier | modifier le code]

Article général Pour un article plus général, voir Liste des commanderies templières en Midi-Pyrénées.

La commanderie fut fondée en 1140 lorsque les chevaliers de Penne firent don d'un terrain à Pierre Humbert.
On dénombrait seulement une dizaine de chevaliers, le reste s'était établi dans diverses dépendances de la région telles que: Montricoux, Cahors, Lacapelle-Livron,...
Les chevaliers templiers étaient exonérés de droits et taxes seigneuriales en échange de leur protection envers la population locale.
Le pouvoir de la commanderie s'étendait sur sept cantons et jusque dans le Quercy. Cette influence s'est mise en place grâce aux dons des religieux de Septfonds et de la Chancelade ainsi qu'à ceux du Comte de Toulouse.
Il n'existe que peu de documents sur la vie à Vaour.

En 1303, alors que le conflit qui oppose Philippe le Bel au pape Boniface VIII est à son paroxysme, Bernard de la Roche, commandeur de Vaour, figure dans un acte où les prélats et les ecclésiastiques des sénéchaussées de Beaucaire, Carcassonne et Rodez prennent le parti du roi de France. Cet acte fut rédigé le 25 juillet à Montpellier[2],[N 1].

Après la dissolution de l'ordre du Temple la commanderie et tous ses biens sont dévolus à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui la gardera jusqu'à la Révolution française.

En 1910, le donjon s'est écroulé et en 1917, la commanderie de Vaour est classée monument historique.

Possessions[modifier | modifier le code]

  • Marnaves
  • Lintin
  • un monastère à Amarens

Listes des Commandeurs de Vaour[modifier | modifier le code]

Organisation[modifier | modifier le code]

L'entrée

La commanderie se situe sur une butte, où l'on a retrouvé une dalle à rigole, ce qui permet de supposer qu'il s'agissait d'un lieu voué au culte de l'eau.
Elle était entourée d'un mur d'enceinte de forme trapézoïdal.

La grange

La commanderie était composée de plusieurs bâtiments dont une grange qui a été restaurée soutenue par neuf contreforts de grande taille.

Au rez-de-chaussée du logis se trouve la cuisine avec un four à pain et le réfectoire tous trois en enfilade. Une tour octogonale (aujourd'hui effondrée) permettait d'accéder aux appartements du commandeur. L'église était située au rez-de-chaussée du donjon coiffé de hourds qui mesurait 20 mètres de haut.
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Utilisation actuelle[modifier | modifier le code]

La grange, actuellement aménagée en salle de spectacle (scène, gradins, etc), est gérée et principalement utilisée par l'association l'Été de Vaour.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (la) : « frater Bernardus de Rocha miles praeceptor domus de Vaor militiae templi, tenens locum praeceptoris pro visitatore in domibus militiae praedictae in provincia, pro nobis, & praeceptoribus domorum praedictarum »[2]. À ce moment-là Hugues de Pairaud est visiteur de France[3], il soutenait la position royale tout en refusant de préjuger de la culpabilité du pape[4]. On trouve plus loin dans le même acte : « quibus visitator Franciae militiae templi praedictus consensit»[2].
  2. frère Bernard de la Roche : (la): Bernardus de Ruppe, de Roca, de Rocha. (ca): Bernat de Roca.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA00095653, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a, b, c et d Pierre Dupuy, Histoire du différend d'entre le pape Boniface VIII et Philippes le Bel roy de France, (lire en ligne), p. 136 (134-136)
  3. (en) Malcom Malcom, The trial of the Templars, Cambridge University Press, , 2e éd. (lire en ligne), p. 54
  4. Alain Demurger, Les Templiers, une chevalerie chrétienne au Moyen Âge, Paris, Seuil, coll. « Points Histoire », (1re éd. 2005), 664 p., poche (ISBN 978-2-7578-1122-1), p. 428
  5. Damien Carraz, « Les Templiers de la Provence à la Terre Sainte : mobilité et carrières (XIIe- Début XIVe siècle) », dans Isabel Cristina Ferreira Fernandes (Coord.), As Ordens Militares. Freires, Guerreiros,Cavaleiros. : Actas do VI Encontro sobre Ordens Militares, vol. 2, GEsOS, Câmara Municipal de Palmela, , 1119 p. (ISBN 978-9-7284-9756-9, lire en ligne), p. 794-795 (note 70)
  6. Damien Carraz (préf. Demurger), L'Ordre du Temple dans la basse vallée du Rhône (1124-1312) : Ordres militaires, croisades et sociétés méridionales, Lyon, Presses universitaires de Lyon, coll. « Collection d'histoire et d'archéologie médiévales / 17 », (ISBN 978-2-7297-0781-1, lire en ligne), p. 319