Marboué

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Marboué
Marboué
L'église Saint-Pierre
Logo monument historique Classé MH (1908)[1].
Blason de Marboué
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Châteaudun
Canton Châteaudun
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Châteaudun
Maire
Mandat
Serge Fauve
2014-2020
Code postal 28200
Code commune 28233
Démographie
Population
municipale
1 133 hab. (2016 en augmentation de 0,71 % par rapport à 2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 50″ nord, 1° 19′ 50″ est
Altitude Min. 106 m
Max. 158 m
Superficie 26,56 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.marboue.fr

Marboué est une commune française située dans le sud du département d'Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et géographie générale[modifier | modifier le code]

Le village de Marboué est situé dans la vallée creusée par la rivière le Loir. Le territoire de la commune s'étend jusque dans les dernières plaines de Beauce à l'ouest, où se situent quelques hameaux dépendants de cette commune : Mortiers, Vilsard, Anouillet, le Plessis, le Tronchet et Villarmoy.

L'occupation du sol est dominée par la culture d'openfield sur une mince couche de limons fertiles posé sur un calcaire de Beauce assez argileux. Les cultures s'étendent jusque dans la plaine alluvionnaire de la vallée du Loir. La commune est désormais en situation périurbaine de la ville de Châteaudun.

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Marboué
Logron Dangeau, Flacey Saint-Christophe
Châtillon-en-Dunois Marboué Moléans
Lanneray Châteaudun Donnemain-Saint-Mamès

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

  • Mortiers est un hameau de 21 habitants, à proximité de Logron et de son hameau Le Grand Juday, également relié à Flacey et son hameau Chanteloup par un chemin herbeux.
  • Vilsard, du latin "maison bien tenue", est un hameau de 30 habitants.
  • Anouillet, sur la route de Logron à Marboué, compte 24 habitants.
  • Le Plessis, sur la route de Châtillon-en-Dunois, compte 40 habitants. L'ancienne seigneurie comportait un château dont il ne reste que des communs et un pigeonnier devenu gîte rural, et était connue sous le nom de Le Plessis-Hugon.
  • Le Tronchet, au sud-ouest de la commune, compte 39 habitants et a conservé sa mare.
  • Villarmoy, dont le nom signifie "maison éloignée des importuns", compte 30 habitants.

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Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est située en zone périurbaine de Châteaudun, à 5 km au nord et sur un axe routier important la route nationale 10, ce qui explique sa croissance démographique positive depuis 1982. Plus à l'ouest, la D 955, l'ancienne route nationale 155 reliant Orléans à Saint-Malo traverse également le territoire de la commune.

Sources : Les contributeurs d'Openstreetmap, Corine Land Cover (European Environment Agency), Institut Géographique National

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

De nombreuses traces d'occupation gallo-romaine concernent les environs de Marboué, et en premier lieu la villa gallo-romaine de Mienne qui attira les spécialistes au XIXe siècle lorsqu'elle fut mise au jour lors de la construction du pont actuel sur le Loir. Les toponymes des hameaux Vilsart (ferme bien tenue) et Villarmoy (Ferme en recul) en sont d'autres exemples.

Moyen Âge, Renaissance et Grand Siècle[modifier | modifier le code]

Porte présumée appartenir à l'ancien château du Plessis-Hugon. Détermination par géoréferencement du cadastre napoléonien.

Le Moulin d'Écoublanc, dont le nom se réfère à la confluence entre la Conie et le Loir, est connu dès le XIIIe siècle. Le Plessis-Hugon, dit aujourd'hui plus simplement Le Plessis, fut le siège d'une seigneurie avec une famille ayant plusieurs propriétés dans les environs. Du château, il ne subsiste que des communs.

La route royale de Paris à Bayonne est bâtie vers 1777. Elle effectue un coude dans le village par une avenue jusqu'à un fragile pont de bois sur le Loir immédiatement à l'est de l'actuelle piscine, longe cette rivière momentanément et reprend sa course sur le plateau pour dépasser Châteaudun.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, l’État entreprend plusieurs travaux dans le village. Il construit un pont et une déviation pour la route de Paris à Bayonne et améliore le moulin d'Écoublanc.

En 1828, Marboué absorbe une partie de la commune de Saint-Lubin-d'Isigny et de ses hameaux, située sur le plateau ouest. Ce village disparait.

Article détaillé : Saint-Lubin-d'Isigny.

Le Maréchal Ney logea au château des Coudreaux.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Dans les années 1930 est bâtie la première piscine du département, remplie d'eau de la rivière.

Pendant l'Occupation de la Seconde Guerre Mondiale, Virginia d'Albert Lake, née Roush, une résistante née Américaine mariée à un Français, est arrêtée sur la route qui traverse le bois de Greslard alors qu'elle convoie clandestinement des aviateurs alliés tombés dans le nord de la France et la Belgique transitant par Paris et le Dunois, vers le camp de la forêt de Frêteval. Cet événement aurait pu mettre en danger l'aventure du camp de Frêteval mais elle ne dénonça pas. Elle est déportée jusqu'à sa libération[2], amaigrie, et est décorée de la Légion d'Honneur. En 1944, un avion américain s'écrase au lieu-dit Le Plessis.

Dans les années 1960 la circulation automobile impose la mise en place de feu de circulation. Une déviation routière est actuellement en projet. Au début du XXIe siècle, le village accueillit plusieurs festivals de musique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Serge Fauve PS Cadre, ancien Conseiller général du canton de Châteaudun

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2016, la commune comptait 1 133 habitants[Note 1], en augmentation de 0,71 % par rapport à 2011 (Eure-et-Loir : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6906456266868301 0441 0241 0471 107
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0871 0801 0901 017976971934948942
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0051 0281 001832830799793855900
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 0069519291 0151 0521 1171 1501 1571 113
2016 - - - - - - - -
1 133--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Sur le bord de la route nationale 10 existe une zone d'activités économiques avec notamment la présence de l'usine Ebly. La commune héberge aussi une centrale de méthanisation du groupe Vol-V qui injecte du biométhane dans le réseau de GRDF depuis 2018[7].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château des Coudreaux[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1984)[8].

Le château fut construit au XVIIIe siècle sur l'emplacement d'un ancien manoir. Y habita le maréchal Ney[9].

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'église possède un clocher, Logo monument historique Classé MH (1908)[1], commencé au XIIIe siècle et terminé à la Renaissance.

Villa gallo-romaine du Croc-Marbot[modifier | modifier le code]

Elle fut fouillée au XIXe siècle. Une mosaïque et des chapiteaux du Ve siècle sont en dépôt au musée de Châteaudun.

Cimetière mérovingien[modifier | modifier le code]

Il est situé à l'est du village.

Carrières de pierres[modifier | modifier le code]

Ce sont des carrières souterraines, installées dans le coteau du Loir en aval du village, transformées en partie en champignonnière. On peut y voir des restes d'un four à chaux troglodytique.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Clément Marot (1496-1544) séjourna à Marboué dans l'ancien manoir des Coudreaux[8].
  • Le maréchal Ney (1769-1815) résida au Château des Coudreaux de 1808 à 1815[8].
  • Jules-Émile Péan, chirurgien du XIXe siècle, né à Marboué le . Une rue de la commune et de la ville de Châteaudun porte son nom.
  • Louis-Alexandre Fallou (1870-1949), historien militaire, a demeuré à Marboué où il est inhumé.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Marboué.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

taillé au 1) d’azur à l’église d’argent, au 2) coupé de gueules et d’azur au pont droit de quatre arches d’argent maçonné de sable mouvant du flanc senestre et des traits de partition.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

La commune est le lieu d'une anecdote devenue légende locale (la complainte des amants de Marboué) : au début du XIXe siècle, deux amants, les amants de Marboué, se sont suicidés, ne pouvant obtenir l'accord pour se marier de leurs familles respectives[10].

La commune a accueilli dans les années 2000 et à cinq reprises le festival de la Vache Folle, un festival de musiques actuelles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Clocher de l'église », notice no PA00097149, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. LEBRETON Ludovic, Août 1944, l'été de la libération, Mémoire et Histoire, , 42 p., p. 14
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. « À Marboué, l'usine de méthanisation inaugurée aujourd'hui produit gaz et engrais », sur lechorepublicain.fr/, (consulté le 11 décembre 2018).
  8. a b et c « Château des Coudreaux », notice no PA00097148, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. Frédéric Levent, « Quand le château des Coudreaux, à Marboué, était la propriété du maréchal Ney », sur https://www.lechorepublicain.fr,
  10. Albert Sidoisne, Les Amants de Marboué, Chartres, Impr. de M. Marchand, s.d., 27 p., In-8° (notice BnF no FRBNF31364393)