Marboué

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Marboué
Marboué
L'église Saint-Pierre
Logo monument historique Classé MH (1908)[1].
Blason de Marboué
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Châteaudun
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Châteaudun
Maire
Mandat
Gaëlle Chasseloup
2020-2026
Code postal 28200
Code commune 28233
Démographie
Population
municipale
1 151 hab. (2018 en augmentation de 4,83 % par rapport à 2013)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 50″ nord, 1° 19′ 50″ est
Altitude Min. 106 m
Max. 158 m
Superficie 26,56 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Châteaudun
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Châteaudun
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Marboué
Liens
Site web http://www.marboue.fr

Marboué est une commune française située dans le sud du département d'Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et géographie générale[modifier | modifier le code]

Le village de Marboué est situé dans la vallée creusée par la rivière le Loir. Le territoire de la commune s'étend jusque dans les dernières plaines de Beauce à l'ouest, où se situent quelques hameaux dépendants de cette commune : Mortiers, Vilsard, Anouillet, le Plessis, le Tronchet et Villarmoy.

L'occupation du sol est dominée par la culture d'openfield sur une mince couche de limons fertiles posé sur un calcaire de Beauce assez argileux. Les cultures s'étendent jusque dans la plaine alluvionnaire de la vallée du Loir. La commune est désormais en situation périurbaine de la ville de Châteaudun.

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

  • Mortiers est un hameau de 21 habitants, à proximité de Logron et de son hameau Le Grand Juday, également relié à Flacey et son hameau Chanteloup par un chemin herbeux.
  • Vilsard, du latin "maison bien tenue", est un hameau de 30 habitants.
  • Anouillet, sur la route de Logron à Marboué, compte 24 habitants.
  • Le Plessis, sur la route de Châtillon-en-Dunois, compte 40 habitants. L'ancienne seigneurie comportait un château dont il ne reste que des communs et un pigeonnier, devenu gîte rural, et était connue sous le nom de Le Plessis-Hugon.
  • Le Tronchet, au sud-ouest de la commune, compte 39 habitants et a conservé sa mare.
  • Villarmoy, dont le nom signifie "maison éloignée des importuns", compte 30 habitants.

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Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est située en zone périurbaine de Châteaudun, à 5 km au nord et sur un axe routier important la route nationale 10, ce qui explique sa croissance démographique positive depuis 1982. Plus à l'ouest, la D 955, l'ancienne route nationale 155 reliant Orléans à Saint-Malo traverse également le territoire de la commune.

Sources : Les contributeurs d'Openstreetmap, Corine Land Cover (European Environment Agency), Institut Géographique National

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Marboué est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châteaudun, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 25 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (86,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (80 %), forêts (11,4 %), prairies (3,8 %), zones urbanisées (2 %), zones agricoles hétérogènes (1,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,9 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latine Marboetum vers 1100[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

De nombreuses traces d'occupation gallo-romaine concernent les environs de Marboué et, en premier lieu, la villa gallo-romaine de Mienne qui attira les spécialistes au XIXe siècle lorsqu'elle fut mise au jour lors de la construction du pont actuel sur le Loir. Les toponymes des hameaux Vilsart (ferme bien tenue) et Villarmoy (ferme en recul) en sont d'autres exemples.

Moyen Âge, Renaissance et Grand Siècle[modifier | modifier le code]

Porte présumée appartenir à l'ancien château du Plessis-Hugon. Détermination par géoréferencement du cadastre napoléonien.

Le Moulin d'Écoublanc, dont le nom se réfère à la confluence entre la Conie et le Loir, est connu dès le XIIIe siècle. Le Plessis-Hugon, dit aujourd'hui plus simplement Le Plessis, fut le siège d'une seigneurie avec une famille ayant plusieurs propriétés dans les environs. Du château, il ne subsiste que des communs.

La route royale de Paris à Bayonne est bâtie vers 1777. Elle effectue un coude dans le village par une avenue jusqu'à un fragile pont de bois sur le Loir immédiatement à l'est de l'actuelle piscine, longe cette rivière momentanément et reprend sa course sur le plateau pour dépasser Châteaudun.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, l’État entreprend plusieurs travaux dans le village. Il construit un pont et une déviation pour la route de Paris à Bayonne et améliore le moulin d'Écoublanc.

En 1828, Marboué absorbe une partie de la commune de Saint-Lubin-d'Isigny et de ses hameaux, située sur le plateau ouest. Ce village disparait.

Le Maréchal Ney logea au château des Coudreaux.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

En juin 1938 est ouverte la piscine-plage de Marboué[réf. nécessaire]. Première en date du département, elle est remplie d'eau de la rivière.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, sous l'Occupation, le réseau Comète fait transiter les aviateurs alliés tombés au dessus du nord de la France et de la Belgique vers le camp de Fréteval, maquis de la Résistance.

En juin 1944, quelques jours après le débarquement, un groupe d'aviateurs (Johnson, Wickman, Hyde, Taylor, Blair, Krol) auparavant pour la plupart cachés à Paris, est en route vers le maquis de Fréteval à travers petites routes et chemins. Ils sont guidés par Virginia d'Albert-Lake et son mari Philippe, qui contribue au réseau à Paris, et Daniel Cogneau, professeur de gymnastique et résistant local sous le pseudonyme Henri.

Le convoi est surpris à la sortie sud du lieu-dit le Plessis[10], alors qu'une voiture d'Allemands s'engage sur la petite route menant au hameau. Virginia, arrêtée alors que le reste du convoi réussit à s'enfuir dans les bosquets en lisière du hameau, ne révèle ni les noms et adresses des résistants Dunois rencontrés durant la route, ni aucune information mettant en danger le camp de Fréteval.

Elle est déportée jusqu'à sa libération[11] et décorée de la Légion d'honneur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Mars 1995 26 mai 2020 Serge Fauve PS Cadre bancaire
Conseiller général du canton de Châteaudun (1998-2015)
26 mai 2020 En cours Gaëlle Chasseloup    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

En 2018, la commune comptait 1 151 habitants[Note 3], en augmentation de 4,83 % par rapport à 2013 (Eure-et-Loir : −0,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6906456266868301 0441 0241 0471 107
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0871 0801 0901 017976971934948942
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0051 0281 001832830799793855900
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 0069519291 0151 0521 1171 1501 1571 113
2017 2018 - - - - - - -
1 1471 151-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La commune a accueilli dans les années 2000, et à cinq reprises, le festival de la Vache Folle, un festival de musiques actuelles.[réf. nécessaire]

Au début du XXIe siècle, le village accueillit une série de festivals musicaux (électlivals)[réf. nécessaire].

Économie[modifier | modifier le code]

Sur le bord de la route nationale 10 existe une zone d'activités économiques avec notamment la présence de l'usine Ebly.

La commune héberge aussi une centrale de méthanisation du groupe Vol-V qui injecte du biométhane dans le réseau de GRDF depuis 2018[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château des Coudreaux[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Inscrit MH (1984)[17].

Le château fut construit au XVIIIe siècle sur l'emplacement d'un ancien manoir. Y habita le maréchal Ney[18].

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (1908)[1].

L'église possède un clocher commencé au XIIIe siècle et terminé à la Renaissance.

Villa gallo-romaine du Croc-Marbot[modifier | modifier le code]

Elle fut fouillée au XIXe siècle. Une mosaïque et des chapiteaux du Ve siècle sont en dépôt au musée de Châteaudun.

Cimetière mérovingien[modifier | modifier le code]

Il est situé à l'est du village.

Carrières de pierres[modifier | modifier le code]

Ce sont des carrières souterraines, installées dans le coteau du Loir en aval du village, transformées en partie en champignonnière. On peut y voir des restes d'un four à chaux troglodytique.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Clément Marot (1496-1544) séjourna à Marboué dans l'ancien manoir des Coudreaux[17] ;
  • Le maréchal Ney (1769-1815) résida au Château des Coudreaux de 1808 à 1815[17] ;
  • Jules Péan (1830-1898), chirurgien, est né à Marboué le . Une rue de la commune et de la ville de Châteaudun porte son nom.
  • Louis-Alexandre Fallou (1870-1949), historien militaire, a demeuré à Marboué où il est inhumé.[réf. nécessaire]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Marboué.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

taillé au 1) d’azur à l’église d’argent, au 2) coupé de gueules et d’azur au pont droit de quatre arches d’argent maçonné de sable mouvant du flanc senestre et des traits de partition.

Anecdote[modifier | modifier le code]

La commune est le lieu d'une anecdote devenue légende locale, la complainte des amants de Marboué : au début du XIXe siècle, deux amants, les amants de Marboué, se sont suicidés, ne pouvant obtenir l'accord pour se marier de leurs familles respectives[19].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Clocher de l'église », notice no PA00097149, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 5 mai 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 5 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Stéphane Gendron, Les noms des lieux en France : essai de toponymie, Errance, , p. 39.
  10. (en) Judy Barrett Litoff, The Diary and Memoir of Virginia d'Albert-Lake, an American Heroine in the French Resistance.
  11. Ludovic Lebreton, Août 1944, l'été de la Libération, Mémoire et Histoire, , 42 p., p. 14.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. « À Marboué, l'usine de méthanisation inaugurée aujourd'hui produit gaz et engrais », sur lechorepublicain.fr/, (consulté le 11 décembre 2018).
  17. a b et c « Château des Coudreaux », notice no PA00097148, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Frédéric Levent, « Quand le château des Coudreaux, à Marboué, était la propriété du maréchal Ney », sur https://www.lechorepublicain.fr, .
  19. Albert Sidoisne, Les Amants de Marboué, Chartres, Impr. de M. Marchand, s.d., 27 p., In-8° (notice BnF no FRBNF31364393).