Arrou

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Arrou
(commune déléguée)
Arrou
L'église Saint-Lubin d'Arrou.
Blason de Arrou (commune déléguée)
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Châteaudun
Canton Brou
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Châteaudun
Maire délégué Jacqueline Chabaud
2017-2020
Code postal 28290
Code commune 28012
Démographie
Population 1 598 hab. (2014 en diminution de -4.2 % par rapport à 2009)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 05″ nord, 1° 07′ 26″ est
Altitude Min. 138 m
Max. 220 m
Superficie 64,98 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire

Voir sur la carte administrative du Centre-Val de Loire
City locator 15.svg
Arrou
(commune déléguée)

Géolocalisation sur la carte : Eure-et-Loir

Voir sur la carte topographique d'Eure-et-Loir
City locator 15.svg
Arrou
(commune déléguée)

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 15.svg
Arrou
(commune déléguée)

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 15.svg
Arrou
(commune déléguée)

Arrou est une ancienne commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire. Le , Arrou est intégrée à la Commune nouvelle d'Arrou, dont elle devient le chef-lieu avec statut de commune déléguée[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Arrou se situe à environ 45 kilomètres au sud-ouest de Chartres, située dans la région naturelle du Perche. Anciennement dans le Perche-Gouët.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Communes et département limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Arrou
La Bazoche-Gouet, Chapelle-Royale Unverre Yèvres
Le Gault-Perche (Loir-et-Cher) Arrou Châtillon-en-Dunois
Le Poislay (Loir-et-Cher) Le Poislay (Loir-et-Cher) Courtalain, Saint-Pellerin

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière Yerre, affluent en rive droite du Loir, lui-même sous-affluent de la Loire par la Sarthe et la Maine, traverse de part en part la commune d'Arrou.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : gare d'Arrou.

Arrou bénéficie d'une gare SNCF sur la ligne de Chartres à Bordeaux-Saint-Jean. La gare d'Arrou est mise en service par l'Administration des chemins de fer de l'État lors de l'ouverture de la section de Brou à Courtalain le 2 avril 1883[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom "Arro"[3] apparaît pour la première fois en 1125. Il désigne un ruisseau d'arrosage, parfois un abreuvoir, "Atur-Arum" ("Aturra étant le nom donné à la rivière de l'Yerre) et signifierait donc « passage de la route antique sur l'Yerre ». Le nom a ensuite évolué en "Arrei" vers 1135, "Arresi" en 1140, "Arrotum" vers 1192, "Arreis" en 1209 puis "Arou" en 1643. Le nom actuel de la ville est apparu en 1736 et n'a pas changé depuis, ce qui en fait un des noms les plus anciens du département d'Eure-et-Loir.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le territoire d'Arrou doit son origine aux domaines dont la reine Clotilde aurait fait don aux moines de Saint-Père de Chartres[4]. Jusqu'en 837, les moines y ont eu d'importants revenus qu'ils donnaient probablement aux barons du Perche-Gouët pour les récompenser de leur dévouement à repousser les envahisseurs venus du Nord. Il faudra attendre l'an 1000 pour que l'histoire d'Arrou s'éclaircisse. C'est à cette époque que le territoire d'Arrou devient la propriété de seigneurs.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Retirada.

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[5], dont Arrou[6]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[7]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
    Auguste Marin Carre    
    Raymond Merillon    
    Joseph Chaudun    
    Aurélien Louis Paul Girard    
    Antoine Charles Marie
Ogier de Baulny
   
    Jacques Antoine Baudouin   Greffier
1852 1871 Louis Antonin
Dimier de La Brunetière
  Avocat
1848 1851 Louis Désiré Poupry    
1830 1842 Louis René Mercier   Notaire
1871 1874 Auguste Prosper Poulain de Bossay    
1963 1989 Maurice Dourdan[9] RI Conseiller général du Canton de Cloyes-sur-le-Loir (195.-1976)
1995 mars 2001 Jean-Luc Perdereau   Médecin
mars 2001 février 2008 Jean-Luc Defrance   Pharmacien
mars 2008 juin 2008 Christian Gautherin   Directeur général
juin 2008 mars 2014 Patrice Lallet   Technicien France Télécom
mars 2014 31 décembre 2016 Jean-Luc Defrance DVD Pharmacien

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Bromskirchen (Allemagne), depuis 1978.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 598 habitants, en diminution de -4,2 % par rapport à 2009 (Eure-et-Loir : 1,9 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 8263 2193 0442 8923 0843 0123 0082 9332 980
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 8702 8612 8452 7122 6502 5842 6832 7352 642
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 6862 7162 6772 5172 5852 5312 5202 3752 139
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
2 0781 9571 8411 8251 7771 7701 6891 6531 598
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Façade ouest de l'église Saint-Lubin.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Lubin[modifier | modifier le code]

L'église Saint Lubin d'Arrou[14] telle qu'on la connaît aujourd'hui date de différents siècles :

  • le XIIe siècle pour la nef principale, construite dans un style roman,
  • le XVe siècle pour les nefs latérales, construites dans un style gothique,
  • le XVIIe siècle pour la tour portant le clocher, construite dans le style de la Renaissance.

La plupart des vitraux sont l’œuvre des ateliers Lorin de Chartres. Sept baies ont été restaurées entre 1980 et 2011. En 2017, les baies n°4 et 10 font l'objet d'une campagne d'appel aux dons par la Fondation du patrimoine[15].

La chapelle Saint-Benoist[modifier | modifier le code]

La chapelle de Saint-Benoist a été construite à 4000 toises d'Arrou (soit 8 kilomètres) en 1136, par les moines bénédictins de Thiron-Gardais. Jérémie de l'Isle (époux d'une demoiselle Gouët), seigneur de Brou et de Bois-Ruffin, leur avait donné sa terre des Mellerets comprenant six arpents (soit 3 hectares), dans la forêt de Bois-Ruffin. En contrepartie, les moines devaient débroussailler le terrain et y bâtir une chapelle. Au XVIIe siècle et XVIIIe siècle, Arrou était la plus grande paroisse, outre son bourg : 83 villages et 63 fermes ou maisons isolées. En 1792, à la Révolution, la chapelle, qui servira de grange jusqu'en 1871, fut vendue à une famille de paysans. Elle sera rachetée par un curé en 1863 qui en fera don à la paroisse. En 1938, l'édifice fut restauré et en 1990, des travaux de charpente et de couvertures furent réalisés.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

La tour de Bois-Ruffin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tour de Bois-Ruffin.
Logo monument historique Classé MH (1924)[16].

Le château de la Brunetière[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de la Brunetière.
Propriété de la famille Dimier de La Brunetière.

Le château dit de Courtalain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Courtalain.
Le château de Courtalain ( Inscrit MH (1991)[17]) est également implanté sur le territoire de la commune d'Arrou.

Le château de la Rémonière[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de la Rémonière.

Édifices contemporains[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « arrêté de création » (consulté le 31 mai 2016).
  2. « Chartres Saumur », sur rue du petit train (consulté le 3 juin 2011).
  3. « Origine du nom sur le site officiel de la ville » (consulté le 3 février 2013)
  4. « Histoire d'Arrou sur le site Officiel de la ville » (consulté le 3 février 2013)
  5. Jeanine Sodigné-Loustau, « « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre » », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  6. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  7. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  8. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  9. https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000000850614
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « Fascicule histoire sur l'église d'Arrou » (consulté le 24 octobre 2009)[PDF]
  15. « Église Saint-Lubin d'Arrou », sur https://www.fondation-patrimoine.org (consulté le 4 octobre 2017)
  16. « Ruines de la tour de Bois-Ruffin et ses ouvrages avancés », notice no PA00096959, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Château de Courtalain et ses dépendances », notice no PA00097246, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. La forteresse de Bois-Ruffin.