Un homme d'affaires

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Un homme d’affaires
Image illustrative de l'article Un homme d'affaires
Publication
Auteur Honoré de Balzac
Langue Français
Parution Drapeau de la France France, 1844,
aux éditions Hetzel
Recueil Scènes de la vie parisienne de La Comédie humaine
Intrigue
Genre Étude de mœurs
Lieux fictifs Paris
Personnages Malaga, courtisane
maître Desroches
Jean-Jacques Bixiou, caricaturiste
Raoul Nathan, poète
Étienne Lousteau, journaliste
le comte de La Palférine
Maxime de Trailles
Fernand du Tillet
Claparon
Cérizet
Nouvelle précédente/suivante

Un homme d’affaires est une nouvelle d’Honoré de Balzac, parue en 1844, aux éditions Hetzel sous le titre Les Roueries d’un créancier, et republiée quelques mois plus tard dans le journal Le Siècle.

Modifié à la fois par le premier éditeur, puis par l’auteur lui-même, Un homme d’affaires s’insère en 1845 dans les Scènes de la vie parisienne de La Comédie humaine pour l’édition Furne de 1846, avec une dédicace datée de 1845 « À Monsieur le Baron James de Rothschild », et sous le titre d’Esquisse d’homme d’affaires d’après nature, puis sous celui de Un drame dans les prisons dans l’édition Souverain de 1847. Dans le Furne corrigé, le titre devient Un homme d’affaires tout court.

Résumé[modifier | modifier le code]

Balzac emploie encore la technique de la « conversation entre onze heures et minuit » où le récit est fait par les convives d’un repas comme dans Autre étude de femme. L'hôtesse des invités est une écuyère, Malaga, courtisane entretenue par le notaire Cardot. Elle lance tout naturellement la conversation sur un sujet qui la préoccupe : l’argent, son premier problème. Suivront d’autres interventions des personnages réunis : maître Desroches, le caricaturiste Jean-Jacques Bixiou, le poète Raoul Nathan, le journaliste Étienne Lousteau et Charles-Édouard Ruscoli, le comte de La Palférine.

Ainsi commence un bras de fer affairiste entre Maxime de Trailles, le dandy endetté, et deux hommes d’affaires véreux spécialisés dans l’achat de créances : Fernand du Tillet et Claparon. qui ont déjà sévi de nombreuses fois (La Maison Nucingen, César Birotteau, Autre étude de femme). À ceux-là s’ajoute Cérizet, associé des Cointet, les fossoyeurs de David Séchard dans Illusions perdues.

Structure du récit[modifier | modifier le code]

Il s’agit d’un nouveau récit enchâssé où les personnages se télescopent, où les questions d’argent, de rachat de créance suivent un itinéraire parfois complexe. Aucun personnage n’est véritablement le héros principal de l’affaire si l’on excepte Maxime de Trailles dans son rôle d’endetté permanent (il a dû fuir en Angleterre pour éviter la prison dans Le Père Goriot, Claparon, Cardot et Desroches dans leur rôle de racheteurs de créances. Le véritable sujet est « l'argent », traité de manière obsessionnelle, et qui correspond assez bien à l’époque « affairiste », mais surtout au besoin rapide de Balzac de réunir des fonds. Il écrivit le texte en deux jours et le revendit deux fois[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Introduction et notes pour Un homme d'affaires, La Pléiade, t. VII, p. 772-775 et 801-805.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicole Felkay, « Un homme d’affaires : Victor Bohain », L'Année balzacienne, 1975, p. 177-197.