Les Employés ou la Femme supérieure

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Les Employés
ou la Femme supérieure
Image illustrative de l'article Les Employés ou la Femme supérieure
Illustration d'Alcide Théophile Robaudi.

Auteur Honoré de Balzac
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman réaliste
Éditeur Edmond Werdet
Collection Études philosophiques
Lieu de parution Paris
Date de parution 1838
Série La Comédie humaine
Chronologie

Les Employés ou la Femme supérieure est un roman français d’Honoré de Balzac, paru en 1838.

Historique du texte[modifier | modifier le code]

L'édition originale, sous le titre La Femme supérieure, paraît en deux volumes chez l’éditeur Werdet. Mais en 1843, Balzac dédie l’ouvrage à David d'Angers (qui a fait un médaillon et une sculpture de l’auteur) et le rebaptise Les Employés ou la Femme supérieure pour la publication en 1844, aux éditions Furne, dans les Scènes de la vie parisienne. Le titre, simplifié à l'occasion de la réédition du texte en 1845, devient tout simplement Les Employés.

Résumé[modifier | modifier le code]

Dans les bureaux d’un ministère, Xavier Rabourdin postule au titre de chef de division, estimant mériter cette promotion par son ancienneté et son mérite. Poussé par sa femme Célestine (la Femme supérieure) il se lance dans un grand projet de réforme administrative, qui, pense-t-il, lui vaudra un bel avancement. Toutefois un autre chef de bureau, soutenu par un cercle de petits bourgeois médiocres et comploteurs qui poussent sa candidature pour faire avancer leurs intérêts personnels, aspire au même poste : Isidore Baudoyer. Ce dernier est également aiguillonné par l’ambition de sa femme, Élisabeth. La bataille va donc se jouer entre les deux femmes qui organisent chacune leur plan et réunissent leurs partisans en deux clans bien distincts. Célestine Rabourdin a sur sa rivale un avantage non négligeable : le comte des Lupeaulx, secrétaire général du ministère, lui fait la cour. Mais le parti de la médiocratie (les petits bourgeois) est tenace, minant patiemment les efforts du clan Rabourdin, creusant avec obstination le chemin de Baudoyer, si bien que celui-ci finit par l’emporter sur son rival Rabourdin qui donne sa démission tout en affirmant à sa femme qu’il a un nouveau projet, grandiose, pour combler ses ambitions.

Thème[modifier | modifier le code]

Dans sa grande entreprise visant à donner tous les aspects de la société dans laquelle il vivait, Balzac attaque ici un sujet qui pouvait sembler mineur à son époque, mais qui apparaît pratiquement intemporel. La vie de bureau, ses mesquineries, les intrigues pour obtenir un poste supérieur, sont le lot quotidien des personnages du roman dont la plupart sont des figures secondaires de La Comédie humaine. À part le caricaturiste Jean-Jacques Bixiou qui apparaît aussi dans La Rabouilleuse, le comte des Lupeaulx qui a un rôle important dans La Cousine Bette, La Maison Nucingen et Splendeurs et misères des courtisanes, et Célestine Rabourdin (également dans La Cousine Bette), les protagonistes sont à l’image de leurs enjeux somme toute assez mesquins.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Marco Diani, « Balzac’s Bureaucracy: The Infinite Destiny of the Unknown Masterpiece », L’Esprit créateur, Spring 1994, no 34 (1), p. 42-59.
  • (en) G. M. Fess, « Les Employés and Scènes de la vie bureaucratique », Modern Language Notes, avril 1928, no 43 (4), p. 236-42.
  • Gabriel Moyal, « La Mise en pli : les Employés de Balzac », Études Littéraires, print.-été 1986, no 19 (1), p. 95-102.
  • (en) Mary W. Scott, « Variations between the First and the Final Edition of Balzac’s Les Employés », Modern Philology, février 1926, no 23 (3), p. 315-36.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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