Gaudissart II

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Gaudissart II
Image illustrative de l'article Gaudissart II
Illustration d'Alcide Théophile Robaudi
Publication
Auteur Honoré de Balzac
Langue Français
Parution Drapeau de la France France, 1844, dans La Presse
Recueil Scènes de la vie parisienne de La Comédie humaine
Intrigue
Genre Étude de mœurs
Lieux fictifs Paris
Personnages Jean-Jacques Bixiou, caricaturiste
Gaudissart II, marchand
Une Anglaise
Nouvelle précédente/suivante

Gaudissart II est une nouvelle d’Honoré de Balzac parue en 1844 dans la Presse sous le titre : Un Gaudissart de la rue Richelieu, puis édité en volume la même année chez Hetzel. En 1846, il figure dans les Scènes de la vie parisienne de l’édition Furne de La Comédie humaine.


Résumé[modifier | modifier le code]

Sous l'œil admiratif du caricaturiste Jean-Jacques Bixiou, Gaudissart, à la fois marchand et fabricant de châles, installé au coin de la rue de Richelieu et de la rue de la Bourse, inventeur du « châle Selim », arrive à vendre cet article à un Anglaise assez pittoresque, avec une voiture en supplément.

Thème[modifier | modifier le code]

Gaudissart, fils du génial commis-voyageur, Félix Gaudissart qui, dans César Birotteau, contribuait au redressement de la maison Birotteau, est « un artiste de la vente » dont les talents de bateleur n’étaient pas récompensés dans L'Illustre Gaudissart. En tant que « Parisien en province », il avait trouvé plus malin que lui, mais il a tout de même fini multimillionnaire après avoir fondé une banque.

Le type de vendeur plein de bagout qu’il représente dans un grand nombre d’œuvres de la Comédie humaine[1] a donné lieu à un nom générique désignant tous les Gaudissarts existants (et que Balzac désigne comme des comédiens sans le savoir). D’où le titre Gaudissart II, devenu nom commun. On dit un gaudissart comme on dirait un « baratineur », voire un bateleur[2], ce qui est le cas dans cette scène de rue que croque le caricaturiste Bixiou, car Gaudissart est en effet une caricature : Balzac a bien choisi ses personnages qui relèvent ici de la comédie, et même de la farce.

Cette nouvelle fait partie des « divertissements » que Balzac s’accordait parfois à titre de récréation. Mais elle ouvre tout de même des horizons sur le phénomène du commerce, des employés, des magasins que Zola développera par la suite en exposant les prémices de la consommation de masse.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Jared Wenger, « Speed as a Technique in the Novels of Balzac », PMLA, mars 1940, vol. 55, no 1, p. 241-52.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Cousin Pons, Splendeurs et misères des courtisanes, la Femme auteur.
  2. Gaudissart a aussi fondé une troupe de théâtre dans Le Cousin Pons.