La Paix du ménage

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La Paix du ménage
Image illustrative de l'article La Paix du ménage
Illustration de David Murray Smith
Publication
Auteur Honoré de Balzac
Langue Français
Parution Drapeau de la France France, 1830,
aux éditions Mame et Delaunay-Vallée
Recueil Scènes de la vie privée de La Comédie humaine
Intrigue
Genre Étude de mœurs
Lieux fictifs Paris
Personnages Le comte de Montcornet
Le baron de la Roche-Hugon
La femme du comte de Soulanges
Le comte de Gondreville
Nouvelle précédente/suivante

La Paix du ménage est une courte nouvelle d’Honoré de Balzac, parue en 1830 chez Mame et Delaunay-Vallée, dans Scènes de la vie privée, puis en 1842 aux éditions Furne, dans la Comédie humaine toujours dans les Scènes de la vie privée.

Dédié par Balzac à sa « chère nièce, Valentine Surville », cette courte nouvelle, vive et incisive, est construite comme une pièce de théâtre classique sur l’unité de temps (une heure) et l’unité de lieu (un bal). Contrairement à ce que le titre pourrait laisser croire, il ne s’agit en rien d’un roman bourgeois, mais d’une peinture étincelante de la vie mondaine sous le Premier Empire.

Résumé[modifier | modifier le code]

Paris, novembre 1809, après la bataille de Wagram, à l'occasion du mariage de Napoléon Bonaparte et de l'archiduchesse d'Autriche, Marie-Louise. L'événement mondain donne lieu à une frénésie ostentatoire un peu hystérique et est bien dan le ton du libertinage et de la légèreté de mœurs propres à la période napoléonienne[1]. Un bal est donné chez le comte de Gondreville avec un rare étalage de luxe au milieu duquel une inconnue en robe bleue, discrète et timide, tranche avec l’arrogance et la frénésie du paraître qui règne dans ce lieu. Intrigués par cette jolie personne, le comte de Montcornet et le baron Martial de la Roche-Hugon se livrent à un pari : lequel des deux réussira à séduire cette merveilleuse personne qui est précisément la femme du comte de Soulanges ? Des intrigues amoureuses se nouent par ailleurs, se défont ici, se renouent là.

Thème[modifier | modifier le code]

La densité d’écriture de cette nouvelle ramène presque à une pièce de théâtre. C’est d’ailleurs bien à un théâtre que ressemble ce bal où chacun joue à paraître ce qu’il n’est pas.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Balzac dixit (La Paix du ménage).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Max Andréoli, « Quelques perspectives de lecture sur une nouvelle de Balzac : La Paix du ménage », L'Année balzacienne, 1981, no 2, p. 65-119.
  • Gianni Mombello, « La Paix du ménage : de la facétie à la fable », Annuaire de la Société Internationale Renardienne, 1993, no 6, p. 47-80.
  • (en) Michael Riffaterre, « The Reader's Perception of Narrative: Balzac's Paix du ménage », Interpretation of Narrative, Toronto, U of Toronto P, 1978, p. 28-37.

Liens externes[modifier | modifier le code]