Bessines-sur-Gartempe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune française
Cet article est une ébauche concernant une commune française.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) ; pour plus d’indications, visitez le projet Communes de France.

Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion.

Bessines-sur-Gartempe
L'église et la croix de Morterolles-sur-Semme.
L'église et la croix de Morterolles-sur-Semme.
Blason de Bessines-sur-Gartempe
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Bellac
Canton Ambazac
Intercommunalité Communauté de communes Élan Limousin Avenir Nature
Maire
Mandat
Andréa Brouille (PS)
2014-2020
Code postal 87250
Code commune 87014
Démographie
Gentilé Bessinauds
Population
municipale
2 830 hab. (2014)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 06′ 35″ nord, 1° 22′ 10″ est
Altitude Min. 250 m – Max. 533 m
Superficie 55,41 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Vienne

Voir sur la carte administrative de la Haute-Vienne
City locator 14.svg
Bessines-sur-Gartempe

Géolocalisation sur la carte : Haute-Vienne

Voir sur la carte topographique de la Haute-Vienne
City locator 14.svg
Bessines-sur-Gartempe

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bessines-sur-Gartempe

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bessines-sur-Gartempe

Bessines-sur-Gartempe (en occitan Becinas [bɛsiˈna]) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Bessinauds[1].

La commune de Bessines-sur-Gartempe est labellisée « Village étape » depuis 1995.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Bessines-sur-Gartempe en Haute-Vienne.

Bessines-sur-Gartempe se situe à 35 km au nord de Limoges dans la vallée de la Gartempe dont les rives forment par endroits de belles gorges. Elle est l’une des communes les plus étendues de la Haute-Vienne.

À l'écart de l’axe Paris-Toulouse depuis la mise en service de l’A 20, Bessines bénéficie du label « Village étape » depuis 1995.

Morterolles-sur-Semme (Mòrteirau [mortejˈraw] en occitan), qui fait aujourd'hui partie de la commune, est arrosée par la Semme.

Communes limitrophes de Bessines-sur-Gartempe
Fromental
Châteauponsac Bessines-sur-Gartempe Folles
Saint-Pardoux Bersac-sur-Rivalier

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom « Bessines » veut dire voisinage ou voisins[2]. Ce nom a été donné probablement par les Francs à une époque où Bessines, en rive gauche de la Gartempe, se trouvait sur la frontière qu'était la rivière (d'où son nom) au VIe siècle à l'époque de Clovis. Cette frontière séparait le royaume des Francs et celui des Wisigoths avec création d'une marche (zone frontalière). Cette frontière a persisté avec les comtes de la Marche (« marka » en germanique) (environ du IXe au Xe siècle) où il a pu également trouver son origine.

Quelques repères historiques[modifier | modifier le code]

  • Bessines était une cure de l'ancien archiprêtre de Rancon qui avait pour patron saint Léger. À la fin du XVIIIe siècle, elle avait 1 500 communiants (environ 2 000 habitants). L'église est un monument de l'époque romane refait en grande partie au XVe siècle. La chapelle septentrionale était celle des seigneurs de Monisme. À la croix du Breuil, on trouve un manoir situé route de Paris. Le roi Henri IV y vint chasser et coucher le . Il y fut reçu par la noblesse et la bourgeoisie des environs. Un tableau a conservé le souvenir de son passage en ce lieu. En direction de Châteauponsac, on trouve un vieux pont jeté sur la Gartempe, le pont des Bonshommes, ainsi nommé parce qu'il aurait été construit par les moines de Grandmont. Le château de Monisme a été édifié au milieu du XVe siècle par la famille de Razès dont le représentant le plus fameux, Edme Léonard fut tué à la bataille d'Utrecht.
  • Morterolles comptait 500 communiants à la fin du XVIIIe siècle, environ 690 habitants. La cure fut tenue par un religieux de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem. L'église, construction romane du XIIe siècle, abritait un crucifix élevé à l'usage des templiers. Ces derniers possédaient en 1282 une commanderie où fut gardé, en 1484, Zizim, frère de l'empereur de Turquie pendant qu'on construisait pour le loger à Bourganeuf la grosse tour qui porte son nom. Louis XIII traversa Morterolles en 1632 et le pape Pie VII y passa une nuit en juin 1814.
  • Bessines et Morterolles ne forment plus qu’une seule commune depuis le  : Bessines-sur-Gartempe.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs [3]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 2008 Bernard Brouille PS conseiller général (1976-2015)
mars 2008 en cours Andréa Brouille [4] PS conseillère régionale

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 830 habitants, en diminution de -0,6 % par rapport à 2009 (Haute-Vienne : 0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 513 2 509 2 317 2 664 2 699 2 713 2 640 2 630 2 656
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 630 2 590 2 701 2 636 2 661 2 658 2 728 2 783 2 756
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 690 2 688 2 595 2 531 2 527 2 579 2 635 2 158 2 026
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
3 025 2 990 2 982 3 011 2 988 2 743 2 885 2 818 2 830
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

De l'uranium est extrait du territoire de la commune entre 1948 et 1995 (mine de Bellezane : 1975-1992 ; mine de Chanteloube : 1964-1979 ; mine de Montmassacrot : 1976-1981 ; mine des Petites Magnelles : 1991-1992 ; mine Point Cent Dix-Sept : 1969-1994 ; mine de Puy Teigneux : 1990-1991 ; mine de Bessines : 1955-1972 ; mine de Traverse : 1990-1991 ; mine de Villard : 1954-1973). De nos jours les sites sont fermés et sous surveillance. Bessines est devenu un lieu d’entreposage (sous hangars) d'oxyde d'uranium appauvri pour Areva NC[10], site qui est sous le régime des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE).

En mai 2001, la Cogéma avait réalisé cinq bâtiments (douze bâtiments sont prévus) et entreposait 32 000 t d’U3O8 au total [DiehlWeb01]. Fin 2007, 104 600 t d’U3O8 étaient entreposés à Bessines [AndraInv 07][11].

En mai 2010, AREVA cesse l'envoi d’uranium appauvri en Russie. Une semaine plus tard, AREVA annonce revenir à Bessines pour l'enfouissement de déchets radioactifs. Une polémique naît alors sur « l'incapacité d'Areva à gérer ses installations existantes », insistant également sur « l'illégalité » dans laquelle se trouve « régulièrement » le groupe, comme dans le cas des hangars de stockage d'uranium appauvri de Bessines[12].

En 2013, un musée de la mine d'uranium, Urêka, est ouvert près du site d'entreposage de la Croix du Breuil.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Bessines-sur-Gartempe 87.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : De sinople au sphinx ailé d'or, assis et contourné.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 8 mars 2011)
  2. « Besinat » dans le Glossaire de la langue romane de Jean-Baptiste-Bonaventure de Roquefort.
  3. (fr) « Les maires de la commune » (consulté le 8 mars 2011)
  4. (fr) Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  5. Site des villes et villages fleuris, consulté le 23 décembre 2016.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. Le Populaire du Centre du 24 janvier 2008.
  11. (fr) La France nucléaire, Bessines.
  12. (fr) Article de La Montagne.
  13. (fr) « Église », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 8 mars 2011)
  14. (fr) « Château de Monismes », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 8 mars 2011)
  15. (fr) « Pont des Bonshommes sur la Gartempe », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 8 mars 2011)
  16. (fr) « Croix en pierre », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 8 mars 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]