Femme peintre

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Une femme peintre est une artiste qui pratique la peinture. Identifiées dès l'Antiquité, des femmes pratiquèrent la peinture à toutes les époques, mais furent plus ou moins marginalisées selon les périodes.

À partir des années 1970, la recherche universitaire entame une remise en perspective de la contribution des femmes dans l'art et dans la peinture, aboutissant à un certain nombre de révisions de l'attribution d'œuvres jusque là portées au crédit d'hommes.

Antiquité[modifier | modifier le code]

« Pinxere et mulieres » (Les femmes aussi ont peint) remarque Pline l'Ancien[1]. Les Anciens attribuent la première idée de la peinture à une femme : la fille du potier Dibutades aurait dessiné sur un mur le profil de son amant en suivant l'ombre projetée par la lumière d'une torche[1]. Cette anecdote fournit un thème à la peinture du Moyen Âge au XVIIIe siècle notamment par Jean-Baptiste Regnault au Salon des Nobles du Château de Versailles, par Robert Tournières, Jean-Louis Ducis, Joseph-Benoît Suvée[2].

Pline cite aussi les noms de Timarété, fille du peintre Micon, à laquelle il attribue une Diane conservée à Éphèse, Irène, fille du peintre Cratinus, Aristarété, fille et élève de Néarque, et Lala de Cysique (ou Iaia), active à Rome, célèbre pour ses portraits de femme, dont les œuvres se vendaient beaucoup plus cher que celles de ses collègues masculins. Il cite également Marsia, « la plus célèbre portraitiste de son temps », et « une certaine Olympias » qui aurait eu des élèves[1].

Dans le dernier quart du XXe siècle, Yves Véquaud relevait qu'en Inde, « depuis trois mille ans, les femmes de Mithila — et seulement les femmes — exécutent les peintures vouées aux dieux et déesses du panthéon hindou. Il n'est donc pas exagéré de penser que cette forme d'expression artistique reflète l'une des parts les plus authentiques de la civilisation indienne »[3]. Ce n'est que de nos jours, pour répondre à la demande commerciale, que des hommes y ont été impliqués[4].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La plupart des œuvres d'art du Moyen Âge sont anonymes. On trouve la trace de femmes peintres dans les ateliers d’enluminure, telle Jeanne de Montbaston, épouse d’un copiste parisien au XIVe siècle, Richard de Montbaston. On sait également que les sœurs étaient copistes[5] comme les moines. Au début de la Renaissance, la sœur dominicaine florentine Plautilla Nelli (1524-1588) est la premier femme peintre dont parle Vasari dans ses Vies d'artistes, élève de Fra Bartolomeo, on lui doit de nombreux tableaux de dévotion et une fresque de sept mètres de long , la "Dernière Cêne" à la Basilique Santa Maria Novella de Florence.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Le premier autoportrait connu d'une femme peintre est celui, daté de 1548, de la Flamande Catharina van Hemessen (1528-1587).

Pendant la Renaissance, de nombreux peintres enseignèrent leur art à leurs filles, qui quelquefois épousèrent d'autres peintres, mais même si leur compétence était reconnue et quelle que soit leur participation à des œuvres, elles ne pourront accéder à un statut de maître. Les règlements des corporations et les coutumes en général n'autorisent pas les femmes à diriger un atelier[réf. souhaitée]. Il ne sera sans doute jamais possible de savoir ce qui est de leur main dans les œuvres sorties des ateliers. Marietta Robusti, la fille du Tintoret, fut une portraitiste célèbre dont on possède différentes toiles[réf. souhaitée]. Levina Teerlinc fut une miniaturiste appréciée des monarques Tudor ; à la fin de la Renaissance, Sofonisba Anguissola devint peintre officiel de la cour d’Espagne de Philippe II[6]. Lavinia Fontana fait carrière à Rome. En Flandres la veuve de Pierre Breughel l'Ancien, qui fait fonctionner l'atelier entre la mort du peintre 1569 et 1584 quand Pierre Breughel le jeune le reprend[7].

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Autoportrait de Artemisia Gentileschi en allégorie de la peinture (1593-1652).

Au début du XVIIe siècle en Italie, Artemisia Gentileschi, fille du peintre Orazio Gentileschi chez qui elle commence son apprentissage, fut une grande artiste, vivant de son travail de peintre. Son histoire est cependant marquée par les limites imposées aux femmes à son époque. L'enseignement artistique de l'Académie de Saint-Luc de Rome était fermé au femmes. Son père la confia à son collègue Le Tassin qui la viola. Malgré ce malheur, les commanditaires reconnaissent sa capacité de peintre, et sa carrière, dans le courant caravagesque, se déroule à Rome, Naples, Florence, Venise et en Angleterre.

Louise Moillon, issue d'une famille de peintres protestants, se spécialise, de 1630 à son mariage en 1640, dans les natures mortes aux fruits, parfois accompagnées de figures. En Italie, Elisabetta Sirani (1638-1665) de Bologne obtint finalement une reconnaissance publique avec l'admission à l’Accademia di San Luca. Rattachée au baroque, Anna Waser (1678-1714) est la première peintre suisse.

Au Portugal au début du XVIIe siècle, Josefa de Óbidos, peintre de fleurs de nature morte mais aussi de scènes religieuses et de retables, portraitiste de la famille royale portugaise, dirigeait un atelier composé d'hommes dans la ville d'Óbidos.

En France, l'Académie royale de peinture et de sculpture admit une femme Catherine Girardon en 1663, quinze ans après sa création et huit ans après le règlement de son différent avec la corporation, où la maîtrise était réservée aux hommes. Élisabeth-Sophie Chéron, portraitiste protestante convertie au catholicisme, y entra en 1672. L'Académie reçut quinze femmes au cours de son siècle et demi d'existence[8] ; elle n’en admit pourtant aucune comme « peintre d'histoire », genre supérieur qui seul donnait accès au titre de professeur.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1710, l’Académie émit une résolution, non suivie, de ne plus admettre de femmes. Le 31 mai 1783, dans la même séance où elle recevait Adélaïde Labille-Guiard sur le Portrait d’Augustin Pajou, elle fixa le nombre des académiciennes à quatre[9].

Des artistes exerçaient cependant hors de l'Académie, comme Claudine Bouzonnet-Stella, connue surtout pour sa gravure.

Rosalba Carriera, peintre italienne, lança la mode du pastel lors de son passage à Paris en 1720. Célèbre et recherchée pendant toute la durée de son séjour, elle fut admise à l'Académie. Elle préféra cependant retourner à Venise après moins de deux ans en France.

L'Académie cantonne généralement les femmes à des genres limités : le foyer, les enfants, l’intimité familiale, les fleurs, et plus rarement, le portrait. Si leur réputation croît au-delà d'un succès modeste, le public s’attache davantage aux scandales réels ou imaginaires de leur vie privée, ou aux intrigues politiques et religieuses qui entourent leur carrière.

À la fin de l'Ancien Régime, Élisabeth Vigée Le Brun, célèbre portraitiste de l'aristocratie française, souffrit d’une réputation imméritée de femme facile à qui l’on prêtait tous les amants possibles alors que, selon ses dires, elle devait fréquemment refuser les commandes de portraits que lui faisaient les galants dans le seul but de la rencontrer[10]. La Révolution française affecta fortement sa carrière. Elle émigra et revint en France à la suite de sa clientèle ; dans ses mémoires publiés en 1835, elle interprétera les évènements comme « Les femmes régnaient alors, la Révolution les a détrônées[10] ».

Napoléon Ier promut l'idéologie familialiste qui exclut les femmes des professions. Entre 1770 et 1804, pourtant, plus de soixante portraits ou autoportraits de femmes peintres à leur travail avaient figuré dans les différents salons[11]. Cette ambition affichée a fait parler de « l'âge d'or de la peinture des femmes[12] ». Le milieu artistique ne les a cependant pas reçues sans résistance, comme en témoigne Diderot à propos de Madame Therbusch au Salon de 1767[13].

Marie-Guillemine Benoist, élève de Vigée-Lebrun et de Jacques-Louis David, dont le tableau Portrait d’une négresse, réalisé à la fin de la Révolution, fut considéré comme un manifeste de l’émancipation des femmes et des esclaves[14], dut abandonner sa carrière lorsque son mari obtint un poste de ministre sous la Restauration. À la même époque, Anne Vallayer-Coster connut le succès. En avril 2015, le musée de Stockholm a acquis le Portrait d'une violoniste pour 900 000 [15].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle en France, les institutions referment leurs portes aux femmes peintres. l’Académie des beaux-arts leur est interdite, de même qu’il leur faut une dispense pour passer un baccalauréat ou entrer dans une université. La femme est cantonnée au rôle de modèle ou d'épouse, de mère ou de gouvernante d'artiste. Les miniatures de Marie-Anne Fragonard seront attribuées à son mari Jean-Honoré Fragonard, malgré l'avertissement de Bellier de La Chavignerie[16] et contribueront à sa réévaluation[17].

Du fait de cette fermeture, il est difficile d'estimer le nombre des femmes exerçant l'activité professionnelle d'artiste peintre au XIXe siècle. Les sources ne mentionnent que les artistes les plus reconnus, et les hommes sont peu enclins à reconnaître le talent des femmes, ce qui les décourage de consacrer beaucoup de moyens à une œuvre qui les ferait remarquer. De la Révolution à 1863, tous les artistes sans condition peuvent présenter des œuvres aux Salons annuels ; cependant de plus en plus d'artistes font leur carrière hors du Salon. La peinture d'histoire reste la voie vers la reconnaissance, mais les femmes préfèrent le plus souvent se cantonner à des « sujets féminins », peinture de fleurs, portraits, miniatures, qui trouvent un débouché dans la clientèle bourgeoise. Elles accèdent ainsi à une notoriété qui leur assure l'aisance, mais pas à la reconnaissance qui les placera dans l'histoire de l'art[18]. La proportion de femmes dans les exposants du Salon passe d'un peu plus d'une sur vingt en 1791 plus d'une sur cinq en 1835 ; leur présence est encouragée dans les sections moins prestigieuses d'arts décoratifs[19], comme en témoignent les médailles et mentions qu'elles reçoivent.

Des artistes assez reconnues pour avoir présenté leurs œuvres au Salon, comme Madame Cavé ou Marie-Amélie Cogniet, sœur de Léon Cogniet[20], enseignent le dessin et la peinture pour les jeunes filles, interdites dans les ateliers où l'on dessine des hommes nus. « On ne s'imagine pas tout ce que notre sexe peut faire », écrit Madame Cavé ; mais « quand une femme voudra viser à la grande peinture et monter à l'échelle, oh! alors elle sera perdue, perdue comme peintre, perdue comme femme (…)[21] ».

Rosa Bonheur dans son atelier, d'après Georges Achille-Fould 1893.

Rosa Bonheur (1822-1899), fille du peintre bordelais Raymond Bonheur, manifeste tôt des dons pour la peinture, dont elle se sert, avec son père, pour nourrir ses frères et sœurs quand la famille se trouve en difficulté à Paris après la mort de sa mère. Adolescente, elle parcourt la campagne et dessine les animaux. La peinture animalière devient sa spécialité. Elle évite ainsi la compétition avec les hommes au Salon et pour les commandes officielles ; mais elle en reçoit cependant, du Muséum d'histoire naturelle. Sa clientèle est internationale. « on peut la traiter en homme. La peinture n'est pas pour elle une variété de broderie au petit point » écrit d'elle Théophile Gautier en 1855[22]. Rosa Bonheur, proposée pour la Légion d'honneur dès 1853 après le succès de son Marché aux chevaux, sera la première femme artiste à être nommée Chevalier en 1865 et la première femme nommée Grand-Croix de la Légion d'honneur (1894).

Portrait de Berthe Morisot par Manet.

Berthe Morisot (1841-1895) est une des rares femmes impressionnistes du XIXe siècle. Elle participa en 1874 à la première exposition impressionniste et exposa ensuite régulièrement avec ce groupe. D’abord influencée par Édouard Manet, pour qui elle pose, qu'elle intéresse à la peinture de plein air et dont elle épouse le frère Eugène, elle trouve ensuite une thématique personnelle, tranquille et intimiste, dans un style caractérisé par une touche large et des formes vagues évoluant vers plus de modelé après 1889, sans doute sous l'influence de Renoir[23].

Eva Gonzalès fréquente les mêmes cercles, sans atteindre à la même notoriété[24].

L'Académie Julian s'ouvre comme un atelier mixe, fréquenté surtout par des Américaines et des Anglaises qui peuvent y pratiquer le dessin d'après le modèle vivant nu qui leur est interdit dans leur pays d'origine. Rodolphe Julian ouvre vers 1875 une classe exclusivement féminine pour facilité l'accès des femmes à un enseignement sur le modèle de celui l'École des beaux-arts, réservé aux hommes. Cette académie et celle de Colarossi formeront de nombreuses femmes de talent, tandis que d'autres suivent l'enseignement de peintres connus pour leur succès au Salon[25].

Marie Bracquemond sur la terrasse de la villa Brancas.

Marie Bracquemond épouse de Félix Bracquemond, graveur, voit son talent reconnu par des critiques important de l'époque (Gustave Geffroy, Philippe Burty et par des peintres comme Edgar Degas, Alfred Sisley, Édouard Manet, mais il est bien difficile d'accéder à son œuvre que l'on ne montre que dans de rares exposition de femmes peintres, la plupart de ses œuvres étant la propriété de collectionneur privés. Les musées de l'époque n'ayant pas eu le flair d'en acheter une partie, à l'exception du Petit Palais de Paris et du Musée du Petit Palais de Genève[26]

Mary Cassatt, Autoportrait.

Mary Cassatt, amie d'Edgar Degas, a comme lui un dessin précis et assuré, mais ne partage ni ses thèmes ni son manque de tendresse envers ses sujets. Cassatt raconte qu’une fois, pour faire plaisir à l’« impressionniste de salon » (comme l’a appelé Cézanne), elle avait fait le portrait d’une jeune fille à l’air particulièrement stupide. Comme elle l’avait prévu, ce portrait enchanta Degas qui, bien qu’ayant surtout compté des femmes parmi ses amis proches, avait la réputation d'un misogyne. L’histoire de l’art ne retient Mary Cassatt que comme une personnalité périphérique au groupe impressionniste, pourtant, elle appartient à la génération qui succède à l’impressionnisme, contemporaine de Toulouse-Lautrec, Gauguin ou Vuillard.

Marie Petiet est fille, nièce, sœur, femme de peintres, son mari n'était pas moins que ministre des beaux-Arts, voit sa carrière abrégée par sa mort prématurée à (39 ans). Jeanne Baudot est une artiste peintre et unique élève d'Auguste Renoir. Elle expose notamment au Salon des Indépendants en 1906, au Salon d'automne ainsi qu'aux Tuileries. Son œuvre de peintre est consacrée essentiellement au portrait, au paysage ou à la nature morte.

En 1881, la sculptrice Hélène Bertaux fonde à Paris l’Union des femmes peintres et sculpteurs.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Il faut attendre le XXe siècle, et même la seconde moitié de ce siècle, pour voir les femmes se dédier à la peinture en abordant tous les sujets sans que cela fasse scandale. Il faut citer Suzanne Valadon, Hermine David, Marie Laurencin, Maria Helena Vieira da Silva, Frida Kahlo, Tamara de Lempickaetc.

Les femmes peintres restent cependant encore parfois dévalorisées. On les voit comme l'épouse de, la mère de, la sœur de, la maîtresse de, etc., avant d’être considérées comme artistes. Ainsi, Suzanne Valadon est d’abord la mère d’Utrillo ; on ne s’intéresse qu’en second lieu à ses œuvres[27],[28]. Sonia Delaunay est d’abord l’épouse de Robert Delaunay[29]. De même on parle des frères Duchamp en oubliant leur sœur Suzanne qui a pourtant influencé son mari Jean-Joseph Crotti.

Les femmes ne sont admises à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris qu'à partir de 1897, et avec de nombreuses restrictions : elles n'ont droit qu'aux modèles vêtus et passent des concours différents des hommes. Ce n'est qu'en 1900 que les Beaux-Arts de Paris acceptent les élèves féminines sans restrictions.

Les premières femmes lauréates du prix de Rome de peinture furent Odette Pauvert en 1925, Jeanne Leroux en 1927, Irène Kalebdjian en 1930, et Alice Richter qui obtint deux prix de Rome : en 1933 et en 1939.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Depuis le dernier quart du XXe siècle, la différence hommes-femmes tend à se réduire dans le milieu de la peinture[30]. Si les artistes contemporains les plus cotés restent des hommes[31], le nombre d'hommes et femmes peintres inscrits à La Maison des artistes est équilibré[32]. Portée, en France, par les représentantes d'une nouvelle génération d'artistes que sont Lydie Arickx ou Valérie Favre, la femme peintre a acquis sa reconnaissance, même si cela passe parfois par une catégorisation qui peut aussi être une forme de ghetto. En témoignent, par exemple, les dossiers que leur consacrent les revues d'art[33].

Réévaluation de la contribution des femmes peintres[modifier | modifier le code]

La postérité n'a retenu presque aucune femme peintre, et leurs noms ne figurent presque pas dans les grandes collections[34] ; mais à partir des années 1970, la recherche universitaire entame une remise en perspective de la contribution des femmes dans l'art et dans la peinture[35].

La peinture du XVIe siècle et du XVIIe siècle est souvent dépourvue de signature. On compte sur les archives pour les attribuer à des artistes ; les inventaires reflètent souvent les connaissances imparfaites des anciens intendants des collections. Des études modernes, fondées sur l'expertise stylistique, réattribuent de nombreuses peintures.

Artemisia Gentileschi, ayant subi le dédain du courant classique pour le caravagisme, est redécouverte au milieu du XXe siècle, bien après la réhabilitation du Caravage.

Plusieurs œuvres conservées au Musée du Prado à Madrid attribuées dans des inventaires datant du XVIIe siècle à des hommes le sont désormais à Sofonisba Anguissola[36]. Des œuvres du Titien,Zurbarán, Moro, Bronzino, Van Dyck ou quelquefois Leonard de Vinci, Le Greco ou de Claudio Coello lui sont réattribuées[réf. souhaitée].

Annexes[modifier | modifier le code]

Lexique[modifier | modifier le code]

Selon Littré, la forme féminine pour les artistes peintres n'est pas fixée, on dit une femme peintre, une artiste peintre, une peintre ou une peintresse ; il donne des exemples par Calvin 1512 ou Theodore Rousseau en 1763[37]. Larousse considère que peintresse est vieilli et ne se dit plus que par plaisanterie ou ironiquement[38].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Histoire Naturelle, livre XXXV. Un paragraphe est consacré aux femmes.
  2. Nadeije Laneyrie-Dagen, L'invention du corps : la représentation de l'homme du Moyen Âge à la fin du XIXe siècle, Paris, Flammarion, , p. 9-11.
  3. Yves Véquaud, The Art of Mithila. Ceremonial Paintings from an Ancient Kingdom, Londres, Thames & Hudson, 1977, p. 7 : (en) « For about three thousand years, the women – and only the women – of Mithila have been making devotional paintings of the gods and goddesses of the Hindu pantheon. It is no exaggeration, then, to say that this art is the expression of the most genuine aspect of Indian civilization ».
  4. (en-US) « Madhubani Painting », sur madhubani.nic.in, .
  5. in Le Figaro, Au Moyen Âge, des femmes aussi étaient copistes, le 15/01/2019
  6. (en) « Philip II » (consulté le 5 février 2019).
  7. Cat. collectif sous la direction de Peter Van Den Brink, L'entreprise Brueghel, Bruxelles, 2001,
  8. Fidière.
  9. Christian Gury, Les Académiciennes, Paris, Kimé, 1996, 255 p., (ISBN 978-2-84174-038-3), p. 50.
  10. a et b Louise-Élisabeth Vigée-Lebrun, Mémoires d’une portraitiste : 1755-1842, Paris, Scala, 1989, 222 p., (ISBN 978-2-86656-058-4), p. 9.
  11. Marie-Jo Bonnet, « Femmes peintres à leur travail : de l'autoportrait comme manifeste politique (XVIIIe-XIXe siècles) », Revue d’histoire moderne et contemporaine, vol. 49, no 3,‎ , p. 140-167 (lire en ligne).
  12. Ann Sutherland Harris et Linda Nochlin, Femmes Peintres, 1550-1950, Paris, Éditions des femmes, apud Bonnet 2002.
  13. Denis Diderot, Œuvres complètes, t. 11 (lire en ligne), p. 256.
  14. Jean-Clément Martin, La Révolte brisée : femmes dans la Révolution française et l’Empire, Paris, Armand Colin, 2008, 272 p., (ISBN 978-2-20034-626-3)
  15. Le portrait de violoniste d’Anne Vallayer Coster a été acquis par Stockholm.
  16. Émile Bellier de La Chavignerie, Dictionnaire général des artistes de l'École française : ouvrage commencé par Émile Bellier de La Chavignerie ; continué par Louis Auvray, t. 1, 1882-1885, p. 581
  17. Pierre Rosenberg, « De qui sont les miniatures de Fragonard? », Revue de l'Art, no 111,‎ , p. 66-76 (lire en ligne).
  18. Séverine Sofio, « Méthodes quantitatives et terrain historique : quels outils pour une sociologie des artistes femmes au XIXe siècle ? », Sociologie de l'Art, vol. 9-10, no 2,‎ , p. 47-67 (lire en ligne).
  19. Denise Noël, « Les femmes peintres dans la seconde moitié du XIXe siècle », Clio : histoire, femmes et société, no 19,‎ (lire en ligne).
  20. Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l’école française, au XIXe siècle, Paris, (lire en ligne), p. 154.
  21. Marie-Élisabeth Cavé, Le Dessin sans maître, méthode pour apprendre à dessiner de mémoire, Paris, Susse frères (lire en ligne), p. 36-37, lire aussi p. 56 à propos de la nudité et des sujets féminins, et p. 6 et 67 à propos des femmes artistes.
  22. Les beaux-Arts en Europe, 1855, p. 120.
  23. « Morisot (Berthe) », Petit Robert 2, éd. 1991.
    impressionisme.wikibi.com
  24. Arnaud d' Hauterives et Marianne Delafond, Les femmes impressionnistes : Mary Cassatt : Eva Gonzalès : Berthe Morisot : Catalogue d'exposition, Paris, Musée Marmottan, (présentation en ligne).
  25. Noël 2004, p. 88.
  26. Sophie Monneret, L'Impressionnisme et son époque, Robert Laffont, 1987, t. 1, p. 77.
  27. Pensée Française, vol. 19, Elite Publishing Corporation, 1960, p. 77.
  28. Jardin des arts, nos 186-193, Paris, Tallandier, 1970, p. 112.
  29. « Le couple Delaunay est assez traditionnel. L’homme théorise l’art abstrait, et se considère comme son initiateur en France, tandis que l’épouse reste dans l’ombre, se contentant de faire bouillir la marmite… Sonia Delaunay reste derrière son mari. » Marie-Jo Bonnet, Femmes artistes dans les avant-gardes, Paris, Odile Jacob, 2006, 269 p., (ISBN 978-2-73811-732-8), p. 193.
  30. in Mathilde Serrell, "Record pour « Maman »! Et si les femmes artistes ne faisaient plus peur?" le 16 mai 2019, à écouter et lire sur France-Culture « Record pour « Maman »! Et si les femmes artistes ne faisaient plus peur? » (consulté le 16 mai 2019)
  31. « Les dix artistes contemporains les plus cotés » (consulté le 14 mai 2019)
  32. En 2017, 9 784 femmes-peintres (52,1%) étaient inscrites pour 9 010 hommes (47,9%) (La Maison des artistes, « Rapport d'activité »). Toutes techniques confondues, la Maison des artistes a 61223 inscrits en 2017 dont 30 452 hommes (49,7%) et 30 771 femmes (50,3%). Les hommes sont plus nombreux dans 3 techniques, la sculpture, l'illustration et le dessin (La Maison des artistes, « Les inégalités femmes-hommes dans le domaine des arts et de la culture »)
  33. Voir le hors-série no 5 (septembre 2006) de Azart, « Femmes peintres d'aujourd'hui » qui, outre Lydie Arickx et Valérie Favre, présente également Dominique Albertelli, Marie-Laurence de Chauvigny de Blot, Claude Como, Hélène Daumain, Hélène Delprat, Marlene Dumas, Alexandra Duprez, Natacha Ivanova, Christine Jean, Natalie Lamotte, Sandra Martagex, Malgorzata Paszko, Emmanuelle Renard, Muriel Rodolosse, Yoo Hye-Sook.
  34. Heinich 2005, p. 105.
  35. (en) Linda Nochlin, « Why have there been no great women artists? » [« Pourquoi n'y a-t-il pas eu d'artistes majeurs chez les femmes ? »], Artnews,‎ (lire en ligne).
  36. (es) Mónica Arrizabalaga, « A Sofonisba Anguissola lo que es suyo — El Museo del Prado retirará el «atribuido a» de la cartela del «Retrato de Isabel de Valois sosteniendo un retrato de Felipe II» », ABC,‎ (lire en ligne).
  37. « Peintre », sur littre.org.
  38. Trésor de la langue française informatisé, « -esse, suf. », « Peintre ».