Sonatrach

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Sonatrach
logo de Sonatrach

logo de Sonatrach en 1990

Création 1963
Forme juridique Entreprise publique
Siège social Drapeau d'Algérie Djenane El Malik, Hydra, Alger (Algérie)
Direction Amine Mazouzi[1](PDG)
Activité Énergie (solaire, pétrochimie)
Produits Pétrole
Gaz naturel
GNL
GPL
Déssalement.
Filiales Naftal
Naftec
ENTP
Enip
Enafor
ENGTP
Enac
SIPEX
Effectif 120 000 (2007)
Site web www.sonatrach.com
Chiffre d’affaires 107,8 milliards de $ (2013)
-9%
Résultat net 7 milliards de $ (2013)
-13%

Sonatrach (« Société Nationale pour la Recherche, la Production, le Transport, la Transformation, et la Commercialisation des Hydrocarbures s.p.a ») est une entreprise publique algérienne créée le , un acteur majeur de l'industrie pétrolière surnommé la major africaine. Sonatrach est classée la première entreprise d'Afrique[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Créée le 31 décembre 1963, Sonatrach doit répondre au souci de mobiliser les ressources de la rente pétrolière perçue très tôt comme un élément moteur dans le développement de l’Algérie. Au fil des années, elle devient un puissant élément d'intégration nationale, de stabilité et de développement économique et social.

Durant la première partie de l'année 2010, la compagnie est entachée par une affaire de corruption impliquant de hauts dirigeants. Le scandale provoque le renvoi du ministre de l'Énergie Chakib Khelil[3], dont la proposition de créer une OPEP pour le gaz avait également alarmé la communauté internationale.

En 2014, Sonatrach est la première entreprise à se lancer dans la production de gaz de schiste sur le sol algérien, à la suite de l'accord donné par le gouvernement le concernant l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels[4].

Du 16 janvier 2013 au 19 janvier 2013, le complexe gazier de Tiguentourine ou raffinerie d'In Amenas, qui appartient appartient à la compagnie BP , à la compagnie norvégienne Statoil et à la Sonatrach est la cible d'un attaque sanglante perpétrée par « Les Signataires par le sang » un groupe armé islamiste dissidents d'Al-Qaida au Maghreb islamique. La prise d'otages d'In Amenas fera 37 morts chez les otages[5].

Le 18 mars 2016, le site gazier de Krechba (province de Tamarasset à 200 km au sud d’El Goléa Algérie) subit une attaque à la roquette tirée par un groupe terroriste. Aucune victime n'est à déplorer[6]. Mais conformément à la procédure, les équipes de la Sonatrach ont suspendu la production momentanément. Elle reprendra le 19 mars atteignant 19,5 millions de m3 alors qu'elle était de 18 millions avant l'attaque.

En , le groupe pétrolier français Total lance une procédure d'arbitrage contre Sonatrach à qui il reproche d'avoir rétroactivement modifié le partage des profits tirés du pétrole et du gaz dans les années 2000. Cette procédure d’arbitrage international a été, en effet, lancée pour contester la « taxe sur les profits exceptionnels » institués en 2006 à la faveur de la loi sur les hydrocarbures. « On a essayé de se mettre d’accord à l’amiable, on n’y arrive pas. Alors, on va en arbitrage », déclare le PDG de Total, Patrick Pouyanné. Le groupe français est soutenu dans cette affaire par l’espagnol Repsol, son partenaire. Dès que le prix du baril dépasse 30 dollars, les majors pétroliers se sont vu réclamer un impôt supplémentaire allant de 5 % à 50 % de la valeur de la production, ce qui s'est concrètement traduit par des modifications unilatérales et rétroactives de leurs contrats[7].

Activité[modifier | modifier le code]

Production d'hydrocarbures[modifier | modifier le code]

Le groupe pétrolier et gazier Sonatrach intervient dans l’exploration et la production, le transport par canalisation, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures et de leurs dérivés. Sonatrach se développe également dans les activités de pétrochimie, de génération électrique, d’énergies nouvelles et renouvelables, de dessalement d’eau de mer et d’exploitation minière.

Basée en Algérie, Sonatrach est active dans plusieurs régions du monde, notamment en Afrique (Mali, Tunisie, Niger, Libye, Égypte, Mauritanie), en Europe (Espagne, Italie, Portugal, Grande-Bretagne, France), en Amérique latine (Pérou) et aux États-Unis.

L'entreprise emploie 41 204 salariés (120 000 avec ses filiales), génère 30 % du PNB de l'Algérie. Sonatrach est une compagnie nationale algérienne d’envergure internationale, et la clé de voûte de l’économie algérienne.

En 2005, sa production est de 232,3 millions de TEP, dont 11,7 % (24 millions de TEP) pour le marché intérieur.

En 2009, son chiffre d'affaires s'élevait à 77 milliards US$. Elle devance la filiale sud-africaine de l'assureur Old Mutual, classée deuxième[8]. Sonatrach est le 12e groupe pétrolier au niveau mondial, le premier en Afrique et dans le Bassin méditerranéen, le 4e exportateur de GNL, le 3e exportateur de GPL et le 5e exportateur de gaz naturel.

En 2015 , le 24 mai 2015, Amine MAZOUZI est nommé par le chef d'état algérien PDG de Sonatrach.

Transport maritime[modifier | modifier le code]

Siège de Sonatrach/Activité AVAL à Oran
Siège de la Sonatrach/Activité AVAL à Oran

Dans le domaine du transport maritime, via sa filiale Hyproc Shipping, Sonatrach participe à hauteur de 31 % des parts de marché dans l'exportation du GNL algérien et à hauteur de 24 % pour le GPL avec sa propre flotte.

Sonatrach investit depuis quelques années dans une flotte moderne de plusieurs navires (également pour l'affrètement d'autres compagnies de transport maritime) :

  • Mesdar le premier VLCC (pétrolier géant, fabriqué en Chine sur le chantier naval de Nantong en dix mois, capacité de 2 millions de tonnes de pétrole brut, 300 m de long, 64.5 m de haut et 60 m de large) de la Sonatrach, commandé en 2005 et livré en 2008, pour un coût de 120 millions de US$, acheté en association avec le japonais Kawasaki[9].
  • "Reggane (Navire) " et "Djanet (Navire) ", ses deux sister-ship, sont affrétés par EXMAR Shipping compagnie.
  • Alrar est le premier GPLier (navire transporteur de GPL) dernière génération de la Sonatrach.

En tout, Sonatrach exploite 6 GPLiers d'une capacité totale qui approche les 400 000 m³. Un de leurs sister-ships, le Hassi Messaoud II(Navire) a été réceptionné en mars 2005.

SIPEX[modifier | modifier le code]

Sipex (Sonatrach International Production and Exploration Corporation) est une filiale de Sonatrach présente dans plusieurs pays d'Afrique notamment au Mali[10], en Mauritanie[11], en Égypte en Libye[12],[13] et au Niger.

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En mars 1967, Siné inventa le logo et proposa les couleurs (orange, rouge et noir) de la jeune entreprise [14].

Controverses[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire Sonatrach.

En 2009, le département du Renseignement et de la Sécurité (DRS), lance une enquête sur Mohamed Meziane, alors P-DG de Sonatrach, ainsi que ses deux fils, deux de ses vice-présidents et une dizaine d'autres personnes ayant joué un rôle majeur dans ces transactions.

Le 10 février 2013, un communiqué du parquet général d’Alger indiquait que « suite aux informations révélées par certains quotidiens d’information nationaux et étrangers quant à l’implication de personnalités algériennes dans des faits à caractère pénal et plus précisément de corruption, et ce, lors de l’exercice de leurs fonctions au sein des institutions de l’État, le parquet général près la cour d’Alger informe l’opinion publique que les faits ainsi révélés sont en relation avec l’information judiciaire déjà ouverte auprès du pôle pénal spécialisé de Sidi M'Hamed dans le cadre de l’affaire dite Sonatrach 2 »[15]. Il précisait qu’il a, ce même jour, « requis le juge d’instruction chargé du dossier d’élargir le champ des investigations à ces faits nouveaux rapportés par les différents organes de presse ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « http://www.liberte-algerie.com/dossiers/abdelhamid-zerguine-limoge-said-sahnoun-nouveau-p-dg-par-interim-de-sonatrach-225745 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  2. http://www.euro-petrole.com/sonatrach-ei-592-sc-1
  3. (fr) « Chakib Khelil est au cœur de la corruption » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), , sur http://www.elwatan.com, mis en ligne le , consulté le
  4. « Sonatrach exploitera le gaz de schiste algérien dès 2022 », sur Maghreb Info,‎
  5. « Algérie : 38 otages tués, 5 disparus, et 29 assaillants abattus à In Amenas », sur leparisien.fr (consulté le 24 mars 2016)
  6. « Algérie : un site gazier visé par une attaque à la roquette », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  7. Hassan Houicha (trad. Rachel Hamdi), « Rentes pétrolières : Total porte plainte contre Sonatrach », sur Echourouk Online,‎ (consulté le 5 juillet 2016)
  8. Patrick Sandouly, « Les 500 premières entreprises africaines », sur Jeune Afrique,‎
  9. Hamid Guemache, « Sonatrach veut assurer 50% de ses exportations par ses propres moyens », sur Algeria Watch,‎
  10. Abdoul Karim Kone, « Recherche pétrolière au Mali : La SONATRACH-SIPEX sengage à investir 5,7milliards de F CFA dans le bassin de Taoudénit », sur Maliweb,‎
  11. « La filiale internationale de Sonatrach (Sipex) se lancera dans l'exploration de 4 blocs du bassin Taoudenni Mauritanie », sur Les Afriques,‎
  12. « Sipex (Sonatrach International Production and Exploration Corporation) et N.O.C (Compagnie Nationale Libyenne du Pétrole) », sur Europétrole,‎
  13. Oussama Nadjib, « Libye - Sonatrach invitée à reprendre ses activités sur les blocs de Ghadamès », sur Algeria Watch,‎
  14. Hocine Malti, Histoire secrète du pétrole algérien, La Découverte 2010, p 99
  15. « Le Soir d'Alg�rie », sur www.lesoirdalgerie.com (consulté le 24 mars 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hocine Malti, Histoire secrète du pétrole algérien, Éditions La Découverte, 2010, 358 pages.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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