Samson et Dalila

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Samson et Dalila (homonymie), Samson (homonymie) et Dalila.

Samson et Dalila
Gerard van Honthorst, 1615

Samson et Dalila est un opéra français composé par Camille Saint-Saëns sur un livret de Ferdinand Lemaire. La première (en allemand et sur l'initiative de Liszt) a eu lieu au Théâtre de la Cour grand-ducale de Weimar, le [1] sous la direction d'Eduard Lassen.

Fondé sur l'épisode biblique de la séduction de Samson par Dalila[2], c'est le seul opéra de Saint-Saëns actuellement inscrit au répertoire. Les douze autres chefs d'œuvre lyriques du compositeur restent pour la plupart très rarement joués et enregistrés, voire complètement oubliés[3]. En revanche, des scènes étrangères donnent régulièrement Samson et Dalila, notamment le Metropolitan Opera de New York.

À propos du récit biblique[modifier | modifier le code]

L’intrigue de l’opéra est tirée du Livre des Juges, chapitres 13 à 16. Après l’Exode hors d’Égypte, à l’époque de Josué, le peuple d'Israël avait immigré en Palestine. Au mépris du premier commandement, il céda à nouveau au polythéisme et vénéra, outre Yahvé, les dieux cananéens. En guise de châtiment, il tomba sous le joug des Philistins.

L’apparition du légendaire Samson marque un tournant. Samson avait été promis à sa mère inféconde par un ange et annoncé comme un libérateur du peuple et un être consacré à Dieu qui n’avait pas le droit de se couper les cheveux. Samson, en combattant solitaire, fut souvent inscrit dans la tradition des héros de la mythologie grecque et, au même titre qu’Héraclès, possédait des pouvoirs surhumains. Son caractère était considéré comme impulsif et violent. Selon le Livre des Juges, son adversaire et séductrice Dalila, qui lui arracha son secret, provoquant ainsi sa chute, était une femme cupide qui agissait pour le compte des princes des Philistins.

Après l’époque de Samson, le peuple d’Israël continua à être en guerre contre les Philistins, qui, selon la Bible, ne furent vaincus que sous le roi David.

Rôles[modifier | modifier le code]

  • Dalila (mezzo-soprano)
  • Samson (ténor)
  • Le Grand-Prêtre de Dagon (baryton)
  • Abimélech, satrape de Gaza (basse)
  • Un messager philistin (ténor)
  • Un vieillard hébreu (basse)
  • Premier Philistin (ténor)
  • Deuxième Philistin (basse)

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

CD :

DVD :

Autres Premières[modifier | modifier le code]

Représentation de Samson et Dalila au Théâtre du Capitole de Toulouse en 1971.
Représentation de Samson et Dalila par H. Lombard à Agen

Autres[modifier | modifier le code]

  • Le groupe de rock britannique Muse s'est inspiré de cet opéra pour la chanson I Belong to You/Mon cœur s'ouvre à ta voix de l'album The Resistance. On peut y entendre « Ah! Réponds à ma tendresse, verse-moi l'ivresse », extrait de cet opéra (Acte II Scène 3).
  • Klaus Nomi a également chanté cette aria de Samson and Delilah, dans son album Klaus Nomi.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c François-René Tranchefort, L'Opéra, Éditions du Seuil, , 634 p. (ISBN 2-02-006574-6), p. 285
  2. Jg 16,4-31
  3. « Le Timbre d’argent », Opéra Comique,‎ (lire en ligne)
  4. Marc Honegger, Dictionnaire de la musique : Tome 2, Les Hommes et leurs œuvres. L-Z, Bordas, , 1232 p. (ISBN 2-04-010726-6), p. 973