Saint-Père (Ille-et-Vilaine)

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Saint-Père
L'église Saint-Pierre.
L'église Saint-Pierre.
Blason de Saint-Père
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Dol-de-Bretagne
Intercommunalité Saint-Malo agglomération
Maire
Mandat
Jean-Francis Richeux
2014-2020
Code postal 35430
Code commune 35306
Démographie
Gentilé Péréen
Population
municipale
2 232 hab. (2013)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 16″ N 1° 55′ 26″ O / 48.587778, -1.92388948° 35′ 16″ Nord 1° 55′ 26″ Ouest / 48.587778, -1.923889
Altitude Min. 1 m – Max. 56 m
Superficie 19,74 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-saint-pere.fr

Saint-Père[1] (nommée généralement sous son ancien nom de Saint-Père-Marc-en-Poulet[Note 1] qui est resté en usage jusqu'à la Révolution française[2]) est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne et peuplée de 2 232 habitants[Note 2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Père[3]
Saint-Jouan-des-Guérets Saint-Méloir-des-Ondes La Gouesnière
Estuaire de la Rance
Saint-Suliac
Saint-Père[3] La Gouesnière,
Saint-Guinoux
La Ville-ès-Nonais Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine Saint-Guinoux
Miniac-Morvan

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première partie de son nom est en réalité une déformation de Saint-Pierre, la seconde partie proviendrait de "marck", mot franc qui signifie frontière. Saint-Père se situait à la limite de la paroisse du Poulet et de l'évêché de Saint-Malo[2].

Pendant la Révolution, la paroisse prend le nom de Père-en-Poulet[4].

Le gentilé est Péréen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Père-Marc-en-Poulet est l'une des plus anciennes paroisses du Clos-Poulet. La fondation de ce petit village se trouvant dans le canton de Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine remonterait au VIe ou VIIe siècle.

Au XVe siècle, le bourg est un domaine de haute-justice car il détient à la fois la prison, l'auditoire et les ceps de vigne de la seigneurie de Saint-Père.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995[5] en cours Jean-Francis Richeux[6] UDI-AC Commerçant - conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 2 232 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans [7] et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 461 1 402 1 591 1 806 1 886 1 958 1 968 1 980 2 003
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 931 1 838 1 817 1 811 1 835 1 739 1 720 1 715 1 622
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 567 1 514 1 508 1 347 1 281 1 247 1 189 1 174 1 250
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
1 145 1 055 1 080 1 247 1 516 1 750 2 229 2 232 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments civils[modifier | modifier le code]

Malouinière Le Bois Martin[modifier | modifier le code]

Le corps principal de cette malouinière date des années 1725-1730 et le bâtiment a été construit à l'emplacement de l'ancienne chapelle dans les années 1970. À propos de la chapelle, Théodore Chalmel écrivait: « La chapelle domestique du Bois-Martin, construite par N. H. écuyer Jean Martin, sieur de la Chapelle, est contemporaine du château du même nom. C'est un édifice quadrilatéral, situé à l'ouest et à environ dix mètres du château. L'entrée unique se trouve au sud, l'abside au nord, fenêtres à droite et à gauche, prenant toute la hauteur, du sol au plafond. Ce sanctuaire était dédié à la Sainte Vierge, sous l'invocation de Notre-Dame du Bois-Martin. L'intérieur est voûté. Quatre nervures se croisent au sommet. Sur l'autel, encore en place, on remarque un crucifix, deux chandeliers en cuivre ciselé, de valeur artistique. La pierre sacrée, les vases précieux, les ornements sacerdotaux ont été donnés à l'église de Saint-Père par madame la comtesse de Cheffontaines. Aujourd'hui, la chapelle est désaffectée ».

À l'est de la demeure existante, un bâtiment a été remanié aussi vers 1970. Sur les cadastres de 1809 et 1848 un colombier, surmonté d'un campanile, est représenté au fond du jardin. Sont également figurées des douves entourant partiellement la cour. Au nord-est, se trouvent la métairie et le parc composé d'allées et de ronds-points, déjà mentionnés au cadastre de 1809. Pour Théodore Chalmel, le parc est « Le plus important forme dépendance du Bois-Martin. Il contient 22 ha divisés en parcelles que limitent allées et ronds-points savamment tracés. Ici, les taillis sont les survivants d'arbres futaies. Les essences y sont le chêne et le châtaignier ».

Théodore Chalmel nous apprend également que la propriété était, jadis, appelée le Bois-Bouvier et qu'elle relevait de Bonaban. Il précise que le domaine appartenait à écuyer René Martin et Modeste Cécile Gris (1700-1737), à écuyer Jean-Baptiste Le Gobien et Marie-Modeste Martin (1724-1768).

D'après la tradition orale, il aurait été occupé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

Depuis août 1987, le Bois Martin accueille l'école Sainte-Marie.

Fort de Saint-Père[modifier | modifier le code]

Le fort.
Article détaillé : Fort de Saint-Père.

C'est à la suite de la guerre de Sept Ans, sous Louis XV que ce fort fut construit. Il était destiné à protéger Saint-Malo d'une attaque anglaise par les terres et est aujourd'hui utilisé en tant que site du festival La Route du Rock.

La chapelle Saint-Roch[modifier | modifier le code]

C'est en 1626 que fut édifiée cette chapelle. Elle était destinée à l'origine à faire face à une épidémie de peste qui perdurait depuis la fin du XVIe siècle. Elle prit le nom de saint Roch, saint invoqué par les fidèles contre ce genre de maladie.

La chapelle fut détruite à la Révolution, puis reconstruite à partir de 1897.

Le moulin du Beauchet[modifier | modifier le code]

Le moulin en 2008.

Le moulin à marée du Beauchet est en fait une reconstruction de 1882 à la suite d'un incendie, il se situe au bas de la côte du Lyonnais. Composé de pierre et de schiste, il a été construit à l'emplacement d'anciens moulins qui, jusqu'en 1789, servaient aux habitants du canton de Châteauneuf pour moudre leur blé.

C'est en 1957 que l'énergie électrique remplace la force des marées pour son fonctionnement. Aujourd’hui ce moulin est une propriété privée, que l’on peut voir dominant l’étang du même nom, l'étang du Beauchet.

Il est inscrit en tant que monument historique depuis 1986[10].

Lieux et monuments religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec Nandrin (province de Liège, Belgique)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La communauté d'agglomération du pays de Saint-Malo utilise le terme de Saint-Père-Marc-en-Poulet.
  2. Population municipale 2013, légale en 2016.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dénomination officielle selon le Code officiel géographique 2007
  2. a et b Source : "Histoire" sur le site de la commune
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  4. Le patrimoine d'Ille-et-Vilaine, Éditions Flohic, Paris, 2000.
  5. « Sénatoriales : Jean-Francis Richeux candidat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 31 octobre 2015)
  6. Réélection 2014 : « Une élection sans surprise du maire et de ses cinq adjoints », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 31 octobre 2015)
  7. Date du prochain recensement à Saint-Père, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  10. « Moulin du Beauchet », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Église paroissiale Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. A.D. de la Loire-Inférieurs, B.841, liasse, 15 pièces, parchemin.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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