Saint-Nicolas-de-Redon

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Saint-Nicolas-de-Redon
Ville de St-Nicolas-de-Redon
Ville de St-Nicolas-de-Redon
Blason de Saint-Nicolas-de-Redon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant-Ancenis
Canton Pontchâteau
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Redon
Maire
Mandat
Dominique Chauvière
2014-2020
Code postal 44460
Code commune 44185
Démographie
Gentilé Nicolasien
Population
municipale
3 154 hab. (2014 en augmentation de 2,97 % par rapport à 2009)
Densité 141 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 42″ nord, 2° 03′ 54″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 73 m
Superficie 22,32 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.cc-pays-redon.fr/

Saint-Nicolas-de-Redon est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vaches nantaises paturant les marais de Saint-Nicolas-de-Redon
Situation

Saint-Nicolas-de-Redon est situé sur la rive gauche de la Vilaine, à un kilomètre au sud-est de Redon (Ille-et-Vilaine), à la jonction de deux régions, la Bretagne et les Pays de la Loire, et de trois départements, la Loire-Atlantique, l'Ille-et-Vilaine et le Morbihan.

Les communes limitrophes sont Avessac et Fégréac en Loire-Atlantique, Rieux et Saint-Jean-la-Poterie en Morbihan, Redon et Sainte-Marie en Ille-et-Vilaine.

Selon les classements établis par l'Insee, Saint-Nicolas-de-Redon est une commune urbaine, une des 4 communes de banlieue de l’unité urbaine de Redon, qui fait partie de l'aire urbaine de Redon et de l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Elle est traversée par le Canal de Nantes à Brest.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Nicolaus et Sanctus Nicolaus ad Caput Calcei en 1131[1].

L'origine du nom de la ville vient de Saint Nicolas de Rotono[2].

En breton, elle a été dénommée Sant-Nikolaz-an-Hent par l'Office de la Langue Bretonne[3], nom sans valeur historique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville vient de Saint Nicolas de Rotono[2] à l'époque du démembrement de la paroisse d'Avessac. Parmi les seize frairies anciennes, quatre ont formé la commune de Saint-Nicolas-de-Redon :

  • Le bourg - Saint-Nicolas et Saint-Germain ;
  • La Provotaie - Saint-Joseph ;
  • Rotz - Sainte-Anne ;
  • Quinsignac - Saint-Côme et Saint-Damien.

En 1318 un texte relate les méfaits du Frère Jean des Voies ou de Via, prieur de Saint-Nicolas-de-Redon de l'Ordre de Saint Benoît, à l'encontre de l'évêque de Nantes[4].

Au bourg de Saint-Nicolas il existait au bord de la chaussée une chapelle dédiée à saint Germain démolie en 1762[5].

Durant la Révolution française, Saint-Nicolas-de-Redon est rebaptisé "Union-sur-Vilaine"[6].

Le nom breton de cette commune est Sant-Nikolaz-an-Hent[7].

Le 28 septembre 1954, un cas d'observation d'OVNI a été relaté dans la presse à la Butte au Rouge[8], les conducteurs d'un train ont vu un engin lumineux s'élever des marais, il a rattrapé la locomotive et pendant une dizaine de secondes, il l'a suivie en la survolant à quelques mètres à peine.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or aux deux crosses adossées d'azur rangées en fasce.
Commentaires : Armoiries du Prieuré de Saint-Nicolas (Armorial Général de 1696). Les crosses symbolisent Saint Nicolas, patron de la paroisse. Saint Nicolas, ou Nicolas de Myre, est né en 270 à Patara en Lycie (Turquie actuelle) et est mort le . Évêque de Myre, il est le protecteur des enfants, des veuves et des gens faibles. La crosse[9] représente généralement le bâton épiscopal recourbé et fleuronné dans sa partie supérieure. On l'appelle pedum, le bâton de berger, parce qu'il symbolise la forme du bâton recourbé dont les anciens bergers se servaient pour saisir les moutons par les pieds, afin de les arrêter dans leur course vagabonde et les ramener dans le troupeau protecteur. Blason (délibération municipale du ) enregistré le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1799 1808 Joseph Vaillant    
1808 1813 Armand-Yves Pauheleux    
1813 1830 Nicolas Besnier    
1831 1840 Jean-Pierre Avinain    
1840 1870 Joseph François Simon Majorité dynastique conseiller général
député de la Loire-Inférieure
1872 1912 Amaury Simon Républicain conseiller général
député de la Loire-Inférieure
1912 1932 Eugène Lemée    
1932 1936 Pierre Besnier    
1936 1944 Jean Mottais    
1945 1965 Célestin Pérouze    
1965 1977 Victor Demeuré    
1977 1983 Yves Joliff    
1983 2001 René Bouillot Divers droite professeur d'anglais
conseiller général
mars 2001 mars 2014 Jean-Louis Fougère[Note 1] Centre gauche contrôleur du Trésor public
président de la Communauté de Communes du Pays de Redon (CCPR)
mars 2014 octobre 2014 Nadine Charrier Divers droite[10] retraitée
janvier 2015 en cours Dominique Chauvière[11] Divers droite retraité de l'armée de l'air
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2014, la commune comptait 3 154 habitants[Note 2], en augmentation de 2,97 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : +6,34 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 880 1 026 1 393 1 515 1 621 1 696 1 817 1 890 1 901
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 880 1 919 1 944 1 985 2 025 2 170 2 141 2 263 2 348
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 486 2 526 2 422 2 217 2 206 2 117 2 046 2 217 2 291
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
2 356 2 568 2 763 2 951 2 917 2 802 2 910 3 109 3 154
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (30,3 %) est en effet supérieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[16],[17],[18]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[16],[17],[18].

Pyramide des âges à Saint-Nicolas-de-Redon en 2013 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,2 
7,7 
75 à 89 ans
10,4 
20,0 
60 à 74 ans
20,6 
21,3 
45 à 59 ans
20,1 
18,0 
30 à 44 ans
16,5 
13,7 
15 à 29 ans
14,2 
18,8 
0 à 14 ans
16,9 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas
  • L'église Saint-Nicolas (1849), œuvre de l'architecte Faucheur et placée sous le patronage de saint Nicolas de Myra. Cette église remplace la chapelle de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon. Édifiée à partir du 15 octobre 1847 sur l'emplacement de l'ancien cimetière, l'église est terminée et bénie le 18 septembre 1849 par Mgr Antoine-Matthias-Alexandre Jacquemet, évêque de Nantes (1803-1869).
  • La chapelle Sainte-Anne-de-Rotz (XVIIe siècle – 1860), située à La Cour de Rotz. Cette chapelle, attenante au manoir de Retz, appartenait jadis aux moines de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon. La chapelle est restaurée en 1860 et la messe y est célébrée jusqu'en 1959.
  • Les vestiges de la chapelle de la Madeleine (XVIIe siècle), situées en face de l'Aumônerie, à l'emplacement d'une ancienne léproserie.
  • La chapelle Saint-Joseph (1840), située à La Provotaie. Cette chapelle a été réhabilitée au milieu des années 1980.
  • Les vestiges de la maison du Contrebandier (XVIIe siècle), situés près de la Grotte d'Etriel.
  • Le four à pain (XVIIIe-XIXe-XXe siècle), situé à La Provotaie.
  • Le four à pain situé à Quinsignac, rénové à partir de 1996 par l'association QAL[19] et est toujours en activité[20].
  • Le parc du château de Cavardin du XIXe (détruit en 1944).
  • Le moulin à vent d'Amassé.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  2. a et b Histoire de St Nicolas de Redon
  3. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  4. Historique du Prieuré de Saint-Nicolas
  5. Les frairies d'Avessac
  6. DUBREUIL Léon, Annales de Bretagne : Le district de Redon. 1er juillet 1790-18 ventôse an IV, volume 21, 1905. p.522
  7. Origine et Blason
  8. Un OVNI à la Butte au Rouge
  9. données officielles 2006 sur le site de l'Insee
  10. « Présentation de la liste Ensemble, préparons demain », Ouest-France, 15 janvier 2014.
  11. « Dominique Chauvière élu maire », Presse-Océan, 11 janvier 2015.
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  16. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Saint-Nicolas-de-Redon - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  17. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  18. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  19. Quinsignac Animations Loisirs
  20. Four à pain de Quinsignac