Bruc-sur-Aff

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Bruc-sur-Aff
Bruc-sur-Aff
Église Saint-Michel de Bruc-sur-Aff.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Redon
Intercommunalité Redon Agglomération
Maire
Mandat
Philippe Eslan
2020-2026
Code postal 35550
Code commune 35045
Démographie
Gentilé Bruçois
Population
municipale
866 hab. (2018 en augmentation de 1,64 % par rapport à 2013)
Densité 41 hab./km2
Population
agglomération
12 899 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 48′ 56″ nord, 2° 01′ 03″ ouest
Altitude Min. 12 m
Max. 84 m
Superficie 21,23 km2
Élections
Départementales Canton de Redon
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.bruc-sur-aff.fr

Bruc-sur-Aff est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne. Elle fait partie du canton de Pipriac et de l'arrondissement de Redon. La commune compte 833 habitants (en 2008[1]) et s'étend sur 2 120 hectares. Cette commune est bordée par la rivière l'Aff au nord-ouest, limite naturelle avec le Morbihan. Ses habitants sont les Brucois et les Brucoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Paysage[modifier | modifier le code]

Paysage de bocages et agricole, il est parsemé de bois à dominante de pins, chênes et châtaigniers. La commune possède un bâti endémique des XVIIIe et XIXe siècles, avec des bâtiments alignés à salle unique, façades au sud. Les matériaux utilisés sont le schiste, moellon et grès.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes attestées sont : Brucca vicaria (834) et Plebs Bruc (992-1008)[2].
En 1939, le nom de la commune de Bruc a été modifié en Bruc-sur-Aff[réf. souhaitée].

L'étymologie de Bruc vient du gaulois ancien uroica, puis bruc (a donné en gallo-roman brucaria) (« bruyère »)[réf. souhaitée].

Son nom en breton est Brug[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette commune apparait en 843 en tant que paroisse, sur un acte de donation du Cartulaire de Redon. À cette période, elle est rattachée à l'évêché de Saint-Malo. Le prieuré de Saint-Jean de la Lande, fondé par les moines de l'abbaye de Paimpont, serait à son origine.

Il n'y a jamais eu de château proprement dit à Bruc, que ce soit dans le haut ou le bas Moyen Âge.

Au XVIIe siècle, Bruc dépend de la seigneurie de Bossac. Notons à cette époque, un droit particulier de son seigneur. En effet, les officiers de ce dernier avaient l'honneur de se voir offrir une fouasse (pain), un pot de vin ainsi qu'une chanson par les premiers mariés de l'année. C'était à l'occasion d'une fête, lors du lundi de Pâques, et ce dans le bourg.

"L'Hécatombe de la Saint-Paul"[modifier | modifier le code]

Le dimanche 25 janvier 1998, jour de la Conversion de Saint-Paul, reste tristement célèbre à Bruc-sur-Aff pour avoir vu ce que l’on a appelé plus tard "l’Hécatombe de la Saint-Paul", ou simplement "l’Hécatombe", et parfois même "l’Hécatombe des cols du fémur" (plus rare).

Le tragique événement trouve sa source dans la soudaine vague de froid et l’inattendue chute de neige dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 janvier 1998. En effet, l’hiver était jusque là marqué par des températures supérieures à celles de saison, dues notamment aux épisodes venteux du début janvier[3]. Ainsi la vague de froid qui s’abattit sur la région à la fin du même mois (-5°C à Rennes le 30 janvier[4]) prit de surprise la population brucoise. Les faibles chutes de neige couvraient alors finement le paysage ce dimanche matin, tandis que les fidèles se rendaient, comme de coutume, à l’église Saint-Michel pour y célébrer l’office. Ainsi les fidèles, pour la plupart âgés et ne s’étant pas préparés à l’épisode neigeux, parvinrent un à un sur le parvis pentu de l’église, que la neige n’avait pas eu le temps de quitter comme persistait le froid. S’en suivit de nombreuses chutes par glissade, contraignant les pompiers de Pipriac, de Maure-de-Bretagne, et peu à peu des communes alentour, à intervenir sur dix-huit cas, résultant à autant d’hospitalisations. Quatorze fractures furent dénombrées (dont sept touchant au col du fémur), et cinq fidèles moururent à l’hôpital des suites de leurs blessures.

Ce drame eut également pour conséquence une recrudescence temporaire de la superstition parmi la population, ceci s’expliquant à la fois par la soudaineté du changement météorologique et par l’adéquation (parfois troublante) de certains proverbes et dictons populaires. Le plus célèbre d’entre eux, et celui qui connut le plus grand retentissement au sein de la communauté de fidèles, est le suivant : "Le jour de Saint-Paul, l’hiver se rompt le col"[5]. Est également à relever : "Le froid à la Saint-Paul n’a plus qu’une épaule"[6]. Bien que ces proverbes fussent mal compris par les Brucois (il s’agit de l’hiver - et donc du froid - qui souffre, et non les hommes), ils n’en firent pas moins une grande impression, au point de contraindre le curé d'annuler une semaine plus tard la traditionnelle messe à l’occasion de la Chandeleur (2 février) et tandis que durait la vague de froid, car "à la Chandeleur, le froid fait douleur"[7].

Un fémur en résine fut déposé le 25 janvier 2002 dans l'ossuaire près de l'église[8] par les élèves de l'école primaire Sainte Anne, en signe de mémoire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? mars 1971 Joseph Gorin    
mars 1971 décembre 1994
(démission)
Michel Hamon   Boulanger
février 1995 juin 1995 Michel Brichon    
juin 1995 2014 Hélène Danion DVD Employée de La Poste retraitée
2014 En cours Philippe Eslan SE Technicien de maintenance
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2018, la commune comptait 866 habitants[Note 1], en augmentation de 1,64 % par rapport à 2013 (Ille-et-Vilaine : +4,83 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1298651 1341 0991 1241 1861 1721 2251 297
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2721 2661 2711 2871 3071 3511 3001 3151 357
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2771 4291 2791 1661 0931 0481 0731 008965
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
865822805792778775827851862
2018 - - - - - - - -
866--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La troupe théâtrale « Aux Trois Coups » propose plusieurs représentations en fin d'année dans la salle polyvalente de la commune. La quinzaine d'acteurs draine un public nombreux, depuis trente ans.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Grotte de Fréval

La commune compte aucun monument historique protégé. On trouve cependant :

  • Église Saint-Michel du XVIIe siècle et 1761-1763-1884[13], avec les derniers vestiges d'une abside romane dans le chœur, ainsi qu'une porte du XVe siècle dans la nef et une charpente en coque navire inversée. Elle a été en partie reconstruite en 1888.
  • Édicule à Paimpont XXe siècle.
  • La croix d'Orial XVIe siècle à la Lacune.
  • Croix de chemin : Picrière XVIe siècle, Boulaye XIXe siècle, Joubinère XIXe siècle, XXe siècle : Chesnot, Foltière, Fontaine, Gillardière, Huberdais, Jarossay, Landrouais, Launay, Marchardais, Prenleho, Rabinais, Touche, Trévret.
  • Grotte de Fréval dédiée à Notre Dame de Busson[14].
  • Ossuaire XIXe siècle (le bourg).
  • Manoirs : la Picrière (vestiges XVe siècle)[15], le Bossac (vestiges XVe siècle), la Boulaye (XVIe siècle)[16], la Grée (XVIe siècle ancienne gentilhommière), la Ravillaye (XVIIIe siècle appelé le château du bourg)[17].

Plusieurs moulins :

  • des moulins à eau : Bossac XVe siècle et de Cassoué XIXe siècle[18].
  • le moulin du Bois-Hulin est moulin à vent[19], de type petit-pied et datant du XVIIe siècle, possède encore ses ailes et son mécanisme (possibilités de visite).
  • d'autres moulins à vent : Antrais, Bois-Orhan[20] et la Picrière.
  • Fossé de Saint-Aaron sur la lande de Bruc. Suivant la légende, Bruc sur Aff serait le pays d'origine de ce saint breton. Enfant, il trace sur le sol, un cercle merveilleux avec un bâton, afin de protéger ses brebis, des loups. Le fossé serait les restes de ce cercle. Adulte, Aaron devient ermite et accueille Saint-Malo arrivant en Armorique vers Aleth.
  • Les bords de l'Aff (La Picrière)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bulletin Officiel de la Principauté du Commandant Charcot à Bruc sur Aff (quatre numéros à ce jour)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. données officielles 2008 sur le site de l’Insee
  2. a et b « La base de données KerOfis - Office Public de la Langue Bretonne », sur www.fr.brezhoneg.bzh (consulté le 30 janvier 2016)
  3. Meteo Paris, « Les chroniques météo de l'année 1998 », sur www.meteo-paris.com (consulté le 5 janvier 2021)
  4. « Année 1998, almanach météo complet des ères géologiques à nos jours », sur www.prevision-meteo.ch (consulté le 5 janvier 2021)
  5. « Citation & proverbe SAINT-PAUL COL - 2 citations et proverbes Saint-Paul col », sur dicocitations.lemonde.fr (consulté le 5 janvier 2021)
  6. « Météone / Stéphane Fievet - Dictons du mois - Janvier », sur meteone.pagesperso-orange.fr (consulté le 5 janvier 2021)
  7. « Les plus belles citations sur La Chandeleur célébrée le 2 février », sur dicocitations.lemonde.fr (consulté le 5 janvier 2021)
  8. « L'ossuaire renferme des reliques du passé », Ouest France,‎ (lire en ligne)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. Notice no IA35006294, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Notice no IA35007397, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Notice no IA35007368, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Notice no IA35007293, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Notice no IA35007335, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Notice no IA35007392, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Notice no IA35007433, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Notice no IA35007364, base Mérimée, ministère français de la Culture