Reignier-Ésery

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Reignier-Ésery
Reignier-Ésery
Blason de Reignier-Ésery
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Saint-Julien-en-Genevois
Intercommunalité Communauté de communes Arve et Salève
(siège)
Maire
Mandat
Lucas Pugin
2021-2026
Code postal 74930
Code commune 74220
Démographie
Gentilé Reignerands
Population
municipale
8 033 hab. (2018 en augmentation de 10,88 % par rapport à 2013)
Densité 320 hab./km2
Population
agglomération
188 235 hab. (2018)
Géographie
Coordonnées 46° 08′ 07″ nord, 6° 16′ 09″ est
Altitude Min. 410 m
Max. 832 m
Superficie 25,08 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Genève (SUI)-Annemasse (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Genève (SUI)-Annemasse (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de La Roche-sur-Foron
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Reignier-Ésery
Liens
Site web reignier-esery.com

Reignier-Ésery est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'agglomération transfrontalière du Grand Genève.

Géographie[modifier | modifier le code]

Reignier-Ésery se situe entre La Roche-sur-Foron et Annemasse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Reignier-Ésery est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Genève (SUI)-Annemasse (partie française), une agglomération internationale dont la partie française regroupe 35 communes[4] et 188 235 habitants en 2018, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève (SUI)-Annemasse (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (62,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (31,4 %), forêts (25,7 %), terres arables (23,1 %), zones urbanisées (14,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,1 %), prairies (2,4 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneaux d'entrée d'agglomération. Le nom en arpitan a été ajouté en 2015.

La commune porte le nom de Reignier-Ésery depuis [10]. Elle portait le nom de Reignier, malgré la fusion depuis le , avec l'ancienne commune d'Ésery[11].

Le nom de l'ancienne commune de Reignier s'écrit, en francoprovençal, Rnyî (graphie de Conflans) ou Regniér (ORB)[12]. Sur les panneaux de signalisation installés aux entrées de la commune, la forme choisie est R'gny.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1818, Reignier absorbe l'Eculaz appelé aussi Saint-Romain[11].

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 3], dont 118 pour Les Esserts-Ésery et 257 pour Reignier[15],[16]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[17].

Reignier et Ésery sont liées par la convention fusion avec création de communes associées, conformément à la loi du . Cette convention a été validée le et le par les maires respectifs d'Ésery et de Reignier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? Joseph Montant    
mars 2001 juin 2020 Jean-François Ciclet UDI Retraité de l'enseignement, ancien adjoint
juin 2020 août 2021
(démission)
Christelle Petex-Levet LR Cadre du secteur public
Députée de la 3e circonscription de la Haute-Savoie (2021 → )
Conseillère départementale de La Roche-sur-Foron (2015 → )
Vice-présidente du conseil départemental (2015 → 2021)
août 2021[18] En cours Lucas Pugin DVD Ingénieur en bâtiment et exploitant agricole, ancien 1er adjoint
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune de Reignier sont appelés les Reignerands et les Reignerandes[11].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2018, la commune comptait 8 033 habitants[Note 4], en augmentation de 10,88 % par rapport à 2013 (Haute-Savoie : +6,11 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 0151 1381 1461 3551 7091 9221 8201 7721 814
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 7281 7601 8871 8541 8241 7931 7961 7031 693
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 6911 7851 7491 8431 7502 1682 3262 2993 152
1982 1990 1999 2004 2009 2018 - - -
3 6524 0675 2695 7776 5898 033---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

À la suite du dernier recensement effectué par l'INSEE en 2014, il a été établi que la population de la commune s'élève à 7607 habitants[23].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Artiste dans la ville - Exposition dans la commune de peintures, sculptures, photographies, dessins... - juin.
  • Fête foraine - octobre.
  • Foire aux atriaux - octobre.
  • La course du Duc d'une distance de 19,580 km qui a lieu tous les cinq ans au mois de décembre pour rejoindre Genève et faire le lien avec la course de l'Escalade.
  • Les Rencontres de l'Instant - Festival d'improvisation inter-artistique le 1er week-end de mai[24].

Médias[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux touristiques et monuments[modifier | modifier le code]

Reignier vu de Lucinges, Haute-Savoie.
les châteaux
les églises
  • l'église Saint-Martin de Reignier : mention du premier curé au XIVe siècle. L'ancienne église date peut être de cette période ou serait antérieure. Son clocher étant abîmé il est reconstruit en 1588, puis à nouveau en 1801. Devenue vétuste et moins adapté à la paroisse, celle-ci est détruite en 1860. La nouvelle église était en construction entre 1843 et 1845, selon un plan dit « Halle » d'après Joseph Rouge, curé de Saint-Sigismond, dans un style néoclassique sarde[40].
  • l'église Saint-Jean-Baptiste d'Ésery : l'église primitive remonterait au XIe siècle. La première mention d'un curé remonte à 1411. Elle est remaniée au XIXe siècle dans un style néoclassique sarde. En 1964-65, le clocher est restauré. En 1988, l'ensemble de l’église est restaurée[41].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Reignier.svg

Les armes de Reignier se blasonnent ainsi :

D'or au chef de gueules chargée d'une couronne du champ.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord (aujourd'hui la Haute-Savoie) : 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenue par l’Angleterre[13],[14].
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Genève (SUI)-Annemasse (partie française) », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. « Reignier-Ésery » sur le site de l'INSEE.
  11. a b et c « Reignier », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en ), Ressources - Les communes.
  12. Lexique Français : Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 16
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  13. Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien, , p. 98.
  14. Paul Guichonnet (préf. Henri Baud), Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Roanne, Éditions Horvath, , 354 p. (ISBN 978-2-7171-0235-2), p. 163.
  15. Manifestes et déclarations de la Savoie du Nord, Genève, Imprimerie-Lithographie Vaney, , 152 p. (lire en ligne), p. 36-37.
  16. Paul Guichonnet (préf. Henri Baud), Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Roanne, Éditions Horvath, , 354 p. (ISBN 978-2-7171-0235-2), p. 167.
  17. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (lire en ligne), p. 18.
  18. Mathieu Gaillac, « Qui est Lucas Pugin, le nouveau maire de Reignier-Esery ? », Le Messager,‎ (lire en ligne)
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. « Populations légales 2014 Commune de Reignier-Ésery (74220) » (consulté le ).
  24. http://rencontres-instant.com
  25. « Dolmen dit La-Pierre-aux-Fées », notice no PA00118421, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. Château de Polinge
  27. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance, coll. « L'amateur Averti », , 410 p. (ISBN 978-2-84265-326-2), p. 13, 33-35.
  28. Lucien Guy, « Les anciens châteaux du Faucigny », Mémoires & documents, vol. 47,‎ , p. 176-181 (lire en ligne).
  29. Lucien Guy, « Les anciens châteaux du Faucigny », Mémoires & documents, vol. 47,‎ , p. 166-169 (lire en ligne).
  30. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance, coll. « L'amateur Averti », , 410 p. (ISBN 978-2-84265-326-2), p. 30-33.
  31. Paul Guichonnet, Histoire d'Arthaz-Pont-Notre-Dame, t. 92-93, Académie salésienne, coll. « Mémoires et document », , 319 p. (lire en ligne), p. 76.
  32. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance, coll. « L'amateur Averti », , 410 p. (ISBN 978-2-84265-326-2), p. 42.
  33. Lucien Guy, « Les anciens châteaux du Faucigny », Mémoires & documents, vol. 47,‎ , p. 160-163 (lire en ligne).
  34. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance, coll. « L'amateur Averti », , 410 p. (ISBN 978-2-84265-326-2), p. 38.
  35. Lucien Guy, « Les anciens châteaux du Faucigny », Mémoires & documents, vol. 47,‎ , p. 182-184 (lire en ligne).
  36. Lucien Guy, « Les anciens châteaux du Faucigny », Mémoires & documents, vol. 47,‎ , p. 169-171 (lire en ligne).
  37. a et b A. Rouget, A. Vachez, Monuments historiques de France publiés par départements : Haute-Savoie, Lyon, 1895, 61 planches, 24,5 × 31,5 cm, Archives départementales de la Savoie.
  38. Lucien Guy, « Les anciens châteaux du Faucigny », Mémoires & documents, vol. 47,‎ , p. 171-174 (lire en ligne).
  39. Lucien Guy, « Les anciens châteaux du Faucigny », Mémoires & documents, vol. 47,‎ , p. 174-175 (lire en ligne).
  40. [PDF] Claude Constantin de Magny - Paroisse de Reignier : Saint Jean XXIII d'Arve et Salève, « L’Église de Reignier », sur www.diocese-annecy.fr, (consulté en ).
  41. [PDF] Claude Constantin de Magny - Paroisse de Reignier : Saint Jean XXIII d'Arve et Salève, « L’Église d'Ésery », sur www.diocese-annecy.fr, (consulté en ).