Pers-Jussy

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Pers-Jussy
Image illustrative de l'article Pers-Jussy
Blason de Pers-Jussy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Saint-Julien-en-Genevois
Canton La Roche-sur-Foron
Intercommunalité CC Arve et Salève
Maire
Mandat
Louis Favre
2014-2020
Code postal 74930
Code commune 74211
Démographie
Population
municipale
2 891 hab. (2014)
Densité 155 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 06′ 28″ nord, 6° 16′ 05″ est
Altitude Min. 480 m – Max. 931 m
Superficie 18,68 km2
Localisation

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Pers-Jussy

Pers-Jussy (Pè-Dièssi en arpitan savoyard) est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'agglomération du Grand Genève.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panneaux d'entrée d'agglomération. Le nom en arpitan a été ajouté en 2015.

La commune de Pers-Jussy est située sur le rebord nord-est du plateau des Bornes (ne pas confondre avec le massif du même nom). Elle fait partie du canton de Reignier et est cernée par les communes de Reignier-Ésery, Arbusigny, La Chapelle-Rambaud, Etaux, Scientrier et Cornier.

Elle occupe une surface de 1 800 hectares, ce qui la classe parmi les plus vastes du canton de Reignier.

Topographiquement, on peut distinguer deux secteurs :

  • à l'est, se trouve la partie basse dont l'altitude croît faiblement d'est en ouest entre 480 et 600 mètres : on y trouve le Chef-lieu et les hameaux les plus peuplés (Jussy, Loisinges, Chevrier, Navilly) ;
  • à l'ouest, une pente assez forte donne accès à un plateau vallonné qui culmine à 930 m dans le lieu-dit Combloux : ce sont les « hauts » de la commune, entaillés par un profond sillon où coule le Foron de Reignier.

D’autres cours d’eau irriguent la commune en dévalant la pente évoquée précédemment : les plus importants sont le Nant Guin, le Nant du Châble, le Nant de la Femme et le Vuarapan.

Le recensement de 1999 a dénombré 2 105 habitants. Pers-Jussy est donc une grosse commune, cependant la population est dispersée dans une dizaine de villages (ainsi appelle-t-on les hameaux en Savoie) dont certains peuvent rivaliser avec le chef-lieu (appelé autrefois Village du clocher ou Village de l’église). Cette configuration originale explique qu’aujourd’hui encore, malgré les bouleversements démographiques du XXe siècle, Pers-Jussy a gardé bien des caractères de petite commune rurale

Toponymie[modifier | modifier le code]

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Pè-Dyèssi, selon la graphie de Conflans[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancienne présence d'un dolmen de l'époque mégalithique, aujourd'hui disparu[2].

Le Châtelard du Foug[modifier | modifier le code]

Du seul château fort entièrement situé sur la commune de Pers-Jussy, le châtelard d'Arbusigny ou châtelard du Foug, une maison forte dont il ne reste pratiquement rien : quelques vestiges de soubassements de murailles qui disparaissent sous les ronces et les buissons sur la colline du Châtelard, près de la Charmille.

Son nom viendrait de « l'Eau de Fouz », terme par lequel on désignait le Foron qui coule en contrebas. On pense qu'il a été construit à la fin du XIIe siècle ou au début du XIIIe, il est donc approximativement contemporain de la tour de La Roche. Son rôle était de surveiller « le grand chemin de Reignier à La Roche ».

Il appartint successivement à plusieurs familles seigneuriales dont l'histoire est assez complexe mais toutes étaient vassales des comtes de Genève : historiquement, la seigneurie dépendant de ce château faisait donc partie du Genevois.

Le bâtiment avait la forme d'un polygone irrégulier, tout en longueur, qui s'étirait sur environ 80 m à la crête de la colline . « Par une première porte on entrait dans une cour basse et de là, par un long couloir entre deux murs, on montait à l'enclos supérieur du château. Une seconde porte donnait accès à la cour supérieure du Châtelard, défendue […] par une tour carrée de 7,3 m à 7,5 m de côté » (T) dont les murs avaient plus d'un mètre d'épaisseur. « Les logements étaient appuyés contre l'enceinte au nord et au couchant […] une tour carrée légèrement en saillie, occupait l'angle septentrional des logis, probablement le donjon ».

Dès la fin du XVIe siècle, il était déjà en ruines, celles-ci demeurèrent imposantes jusqu'à une période assez récente mais les pierres furent peu à peu enlevées pour faire des constructions dans les environs immédiats. Les bâtisses anciennes de la Charmille ont été en grande partie édifiées à l'aide de ces matériaux. Ref : Blondel

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 1], dont 300 pour la commune[5],[6]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et 23 avril 1860 où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Louis Favre ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Dix maires se sont succédé à Pers-Jussy :

  • 1860 - 1879 : ...
  • 1879 - 1900 : ...
  • 1900 - 1919 : Louis Péguet, dit La Morille, natif d’Épineuse.
  • 1919 - 1925 : Léon Mugnier, dit La bellette, natif de Chevrier.
  • 1925 - 1935 : Joseph Constantin, dit au Levraut, natif d’Ornex.
  • 1935 - 1944 : Pierre-Éloi Dompmartin, natif du Chef-lieu.
  • 1944 - 1945 : Olivier Sonnerat, natif d’Ornex.
  • 1945 - 1947 : Armand Naville. natif de Chevrier.
  • 1947 - 1959 : Francis Maréchal, natif du Chef-lieu, conseiller général du canton de Reignier de 1949 à 1959.
  • 1959 - 1965 : Gustave Montessuit, natif de Loisinges.
  • 1965 - 1977 : Marcel Chambet, dit à Rénon, natif de Jussy.
  • 1977 - 2001 : Maurice Sonnerat, natif d’Ornex, conseiller général du canton de Reignier depuis 1985.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 2 891 habitants, en augmentation de 12,8 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : 7,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866 1872
824 1 035 1 400 1 694 1 953 1 767 1 793 1 875 1 819
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
1 755 1 845 1 731 1 706 1 647 1 545 1 579 1 529 1 326
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 273 1 233 1 126 1 079 1 084 1 071 1 056 1 114 1 435
1990 1999 2008 2013 2014 - - - -
1 800 2 105 2 519 2 807 2 891 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006 [11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Paul Rémi Jacquet (1883-1968), peintre et potier[12],[13],[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Pers-Jussy

Les armes de Pers-Jussy se blasonnent ainsi : Taillé ; au premier d'azur à une tour d'argent maçonnée se sable sur une terrasse de sinople, sénestrée d'un écusson d'or à quatre points equipolés d'azur ; au second d'or a un pont d'argent aussi maçonné de sable, franchissant une rivière d'azur mouvant de la pointe et accompagné en chef d'un écusson palé d'or et de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord (aujourd'hui la Haute-Savoie) : 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenue par l’Angleterre[3],[4].
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 16
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  2. Pierre Broise, « Antiquités gallo-romaine en Faucigny », Bulletin de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Genève (SHAG), no XVIII,‎ , p. 228.
  3. Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien, , p. 98
  4. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 163.
  5. Manifestes et déclarations de la Savoie du Nord, Genève, Imprimerie-Lithographie Vaney, , 152 p. (lire en ligne), p. 59-62.
  6. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 167.
  7. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (lire en ligne), p. 18.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. Les Arts Décoratifs, « Jacquet ».
  13. Anne Buttin et Sylvain Jacqueline, Les peintres de la Savoie : 1860-1960, Éditions de l'Amateur, , 254 p. (ISBN 978-2-8591-7241-1), p. 245.
  14. Michel Germain, Personnages illustres des Savoie, Autre Vue, , 619 p. (ISBN 978-2-9156-8815-3), p. 320.