Radiola (marque)

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Radiola est le nom d'une marque française d'électronique, d'une émission de radio et du premier émetteur de radio privé français, opérationnel en 1922. À partir de 1924, l'émission de radio et le centre d'émission changent de noms. La marque désigne les appareils radio, puis télévision et dans les années 1970 électroménager. Radiola est une division commerciale de la société La Radiotechnique, puis de Philips. Après être tombée en désuétude, la marque renaît en 2016 après avoir été reprise par le groupe français Admea.

Une marque pionnière[modifier | modifier le code]

Radiola est issue de la Société française radio-électrique (SFR) créée par Émile Girardeau en 1910. S'inspirant d'essais réalisés pendant la première guerre mondiale, Émile Girardeau, ingénieur polytechnicien, promeut à son retour en France la création d'un "service public d'informations, de musique, de chants et de diffusion d'œuvres diverses, dont les ressources proviendront de la publicité[1]."

En 1918, la Compagnie de Télégraphie Sans Fil (C.S.F.) est créée avec un pool d'investisseurs bancaires dans l'idée de disposer d'une compagnie nationale dans le domaine des relations télégraphiques[2]. En 1921, elle chapeaute trois sociétés :

  • La SFR, qui produit des alternateurs haute fréquence, des antennes, des centres d'émission et des centres de réception pour la France, l'Algérie et le Maroc.
  • La Radiotechnique (elle-même créée en 1919 à Lyon) avec comme première activité la fabrication de tubes d'émission et de réception pour la TSF).
  • Et, la Compagnie Radio France, créée en 1921 pour assurer l'exploitation de réseaux internationaux.

Émile Girardeau est le président de la C.S.F.

Le 6 novembre 1922, la SFR dépose la « marque de fabrique et de commerce Radiola » pour tous appareils pour l'émission ou la réception de concerts musicaux par T.S.F, auprès du Bureau International de Berne sous le numéro 28 666 [3]. Le modèle de diffusion et de promotion est le suivant : les appareils Radiola profitent de l'effet promotionnel assuré par la radio à partir du premier émetteur privé français, l'émetteur Radiola.

En novembre 1922, la station d'émission de la SFR est mise en service depuis les ateliers de Levallois-Perret de l'entreprise. Les premières émissions Radiola sont enregistrées depuis l'auditorium de la SFR située au 79, boulevard Haussmann à Paris. Un câble relie l'auditorium à Levallois Perret. L'orchestre tzigane de Radiola est dirigé par le chef d'orchestre Gustave Charpentier, frère du compositeur Victor Charpentier[4].

L'annonce des émissions est réalisée par Marcel Laporte, alias Radiolo et surnommé La Voix d'Or de Radiola.

Des artistes célèbres, comme Maurice Ravel ou Paul Valéry font partie du comité des programmes[5].

Le 12 janvier 1923, la Compagnie française de radiophonie est fondée par plusieurs fabricants de T.S.F., dont la SFR, dans l'idée de disposer d'un poste d'émission de qualité. Le 29 mai 1923, la CFR a l'autorisation du gouvernement français pour se substituer à la CSF, dans l'exploitation de la station Radiola[6].

En mai 1923, Radiola diffuse le premier radioreportage sportif en France, le combat de boxe Carpentier – Nilles. Cette diffusion a des répercussions dans le monde entier[7]. En Algérie, les postes Radiola sont distribués par la maison Colin. La devise de Radiola pour progresser est : « En prise directe avec le monde »[8].

En 1924, la C.F.R décide de construire un nouveau poste émetteur situé à Clichy, et de changer le nom de la station de radio. Ce sera Radio Paris. C'est la fin de l'émission Radiola qui aura duré deux ans et lancé carrières d'artistes et événements culturels et sportifs.

Des appareils de qualité[non neutre][modifier | modifier le code]

Dans les années 1920, la SFR construit de nombreux postes Radiola, à la pointe de la technique[réf. nécessaire], dont les SuperRadiola - munis de commandes démultipliées avec lesquelles on obtient parfaitement des réglages de précision, permettant d'entendre sur hauts parleurs les postes européens, et même jusqu'en Amérique.

La société fabrique également des postes radio pour l'armée et tout particulièrement pour l'aviation.

En 1927, le Sfer 20 de Radiola, lancé l'année précédente, gagne le grand prix de la T.S.F. Le président de la République Gaston Doumergue est venu personnellement admirer cet appareil sur le stand du salon consacré à la T.S.F[9].

Un département commercial[modifier | modifier le code]

En 1929, la branche « Appareils Radiola » devient un département commercial grand public de la Radiotechnique.

En 1931, la Radiotechnique, passe un accord avec Philips pour fabriquer les récepteurs des radios et des lampes vendus en France, sous la marque Philips, et qui étaient jusqu'alors importés. Les appareils Radiola et Philips sont fabriqués dans les mêmes usines. Seuls les châssis les distinguent.

En 1947, la C.S.F cédé La Radiotechnique, à Philips qui introduit 47% des actions en bourse.

Marque de forte notoriété, Radiola développe des produits bruns (téléviseurs, radios...), et, dans les années 1970, des produits blancs (électroménager). Sa force de pénétration réside dans son réseau de détaillants, tout particulièrement implantés en province et qui sont des fidèles de la marque.[non neutre]

Radiola est la première grande marque à miser sur la FNAC, au moment où celle-ci se lance dans la grande distribution. Cela lui permet de s'imposer dans les magasins FNAC face à ses concurrents.[réf. nécessaire]

À l'étranger, Radiola est présente, notamment en Espagne, et probablement au Portugal[10]. En 1985, Philips procède à une restructuration de ses activités. Tous les appareils publics sont rassemblés dans la RTIC (Radiotechnique Industrielle et commerciale), et les trois départements commerciaux - Radiola, Philips électronique grand public et Schneider-Laden - sont regroupés. Pour conserver toutefois leur autonomie, vis-à-vis de l'extérieur, ils sont constitués en société en nom collectif[11],[12].

Reprise[modifier | modifier le code]

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Progressivement, l'identité de Radiola s'estompe. Le groupe néerlandais abandonne la marque en 2002.

En mars 2016, la marque Radiola est à nouveau exploitée suite à un accord de licence signé entre Philips (propriétaire de la marque) et Schneider Consumer, société créée un an plus tôt par la société Admea pour acquérir auprès de Philips la marque Schneider (qui elle-même avait disparu en 2005). La marque Radiola réapparaît en mai 2016 dans le commerce avec un logo modernisé, pour distribuer des produits.

Fabriqués en Asie, ceux-ci sont dessinés en Île-de-France qui assure également le service après-vente. 

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Émile Girardeau, Souvenirs d'une longue vie, Berger-Levraut,
  2. « Compagnie française de télégraphie sans fil », Le Monde Illustré,‎
  3. « Marques internationales - Radiola - effet de l'enregistrement au Maroc », La propriété industrielle,‎
  4. « Un nouvel essor de la téléphonie sans fil », Le Petit Parisien,‎
  5. Jean-Noël Dibie, Entre l'enclume et le marteau : le service public de la télévision dans l'Union européenne., Aube,
  6. « Les radios privées de 1922 à 1944 »
  7. « T.S.F Tribune », Ouest Eclair,‎
  8. « Radiola », L'Afrique du Nord Illustrée,‎
  9. « Visite du président de la République au stand Radiola », Le Petit Parisien,‎
  10. Interview de M. André Mercier, ancien PDG de La Radiotechnique, décembre 2016.
  11. Entretien avec Jean-Claude Joffet, ancien secrétaire général de La Radiotechnique - novembre 2016
  12. Assemblée générale ordinaire et extraordinaire de Lardiotechnique du 16 décembre 1985

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]