Hispano-Suiza HS-404

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HS-404
Image illustrative de l'article Hispano-Suiza HS-404
Canon Hispano-Suiza HS-404 sur un moteur Hispano-Suiza 12Y
Présentation
Pays Drapeau de la France France
Type Canon d'avion
Munitions 20 × 110 mm
Fabricant Hispano-Suiza
Poids et dimensions
Masse (non chargé) 43 kg
Longueur(s) 2 052 mm
Caractéristiques techniques
Cadence de tir 600 coups par minute
Vitesse initiale 850 m/s

L'Hispano-Suiza HS-404 est un canon pour avion conçu par Hispano-Suiza dans les années 1930. Il équipe de nombreuses aviations alliées par la suite.

Historique[modifier | modifier le code]

Armée de l'air française[1][modifier | modifier le code]

Le canon 20 mm HS-9 est une adaptation réalisée par la société Hispano-Suiza du canon de 20 mm Oerlikon à un usage sur le moteur d'avion Hispano-Suiza 12Y. Il équipe les Dewoitine D-501 et 510 et tire à une cadence de 350 coups par minute.

Même s'il a été employé avec des avions équipés de moteurs de diverses provenance, il a été étudié pour se loger au centre du "Vé" formé par les deux bancs de cylindres des moteurs V 8 et V 12 produits par Hispano Suiza, utilisant un angle du Vé relativement ouvert. L'extrémité du tube du canon passe à travers le réducteur à engrenages entraînant l'hélice et débouche au centre du carénage cônique (la "casserole") de l'hélice.

Cette disposition (appelée moteur-canon) facilite le pointage pour le pilote. On la retrouve sur les chasseurs français des années 30 (Le Morane-Saulnier MS406 ou le Dewoitine 520) ainsi que sur les chasseurs soviétiques Yak 3 et Yak 9 dont le moteur Klimov est un dérivé du Hispano suiza V12 produit sous licence.[2]

Par contre , il était impossible de l'installer sur le moteur Rolls-Royce Merlin équipant, entre autres le Spitfire et britanniques, car sur ce moteur la place est très réduite entre les bancs de cylindres.

Le canon HS-404 apparaît en 1938 et présente de larges modifications par rapport au HS-9. Par son rythme de tir et sa vitesse initiale, il surpasse son prédécesseur. Le manque de fiabilité des premiers exemplaires oblige à redescendre à un rythme de tir de 700 à 600 coups par minute. Une réserve de 60 obus est contenue dans un tambour, conçu pour équiper les versions tirant à travers la casserole d'hélice. Ce tambour, par son volume, le rend peu adapté à un emploi dans les ailes, mais l'ensemble est toutefois installé dans la voilure du Bloch MB.152.

Les chasseurs et bombardiers de l'armée de l'Air en sont équipés avant 1940.

HS.404 dans la configuration double TCM-20, exposée au musée d'aviation israélien

Utilisations internationales[3][modifier | modifier le code]

Le canon Hispano 404 fait l'objet d'un intérêt britannique et américain dès 1938[4]. En Grande-Bretagne, il doit être produit par une filiale d'Hispano constituée à cet effet-dont les dirigeants français seront évincés après l'armistice, en [5]. Toutefois, seul le bimoteur Westland Whirlwind devait utiliser en opérations la première version, alimentée par chargeur. Les versions ultérieures devaient être alimentées par bande, la version Mk V, allégée et raccourcie, à cadence accélérée, équipant la plupart des chasseurs anglais à partir de 1943.

Les dérivés américains, M1, M2, M3, M24 et Colt Mk-12[6] devaient connaître moins de succès. L'US Air Corps leur préférait les mitrailleuses Browning M2, plus fiables. Dans la Navy, ils devaient équiper certains Chance-Vought Corsair et les Curtiss Helldiver. Les versions américaines utilisaient le dispositif d'alimentation par bande développé en France par la MAC de Châtellerault, "léger, de construction très compacte et capable d’entrainer de grande bandes de munitions"[7]. Finalement, sur 134 000 exemplaires sortis d’usine entre 1941 et , 13 000 seulement avaient été réceptionnés par l’Air Corps et 21 000 par l’US Navy, 44 500 livrés aux alliés -essentiellement l’URSS- et 55 000 stockés, sans perspective d’utilisation ultérieure[7].

Des versions de canon antiaérien sont également mises en œuvre.

Modèles d'avions équipés[modifier | modifier le code]

Argentine[modifier | modifier le code]

Australie[modifier | modifier le code]

États-Unis d'Amérique[modifier | modifier le code]

Plans du brevet déposé aux USA par M. Birkigt, 1938

France[modifier | modifier le code]

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Hispano-Suiza-HS.404-Mk.II, Malta Aviation Museum

Yougoslavie[modifier | modifier le code]

Suède[modifier | modifier le code]

Autres véhicules[modifier | modifier le code]

  • Suisse : 625 chars M113: 519 char de grenadier 63/73 et 105 chars de commandement 63, sont armés d'un canon de 20 mm 1948/73 Hispano-Suiza HS-404 (Genève) intégré dans une tourelle rotative fermée en service de 1975 à 2007.

Liens internes[modifier | modifier le code]

À voir[modifier | modifier le code]

  • Franck DEVILLERS, CANON HISPANO SUIZA TYPE 404 (L'Arsenal VG33) - [6]
  • Canon HS-404, Aéronavale & Porte-avions [7]
  • Anthony G. Williams, CANNON OR MACHINE GUN? The Second World War Aircraft Gun Controversy - [8]
  • Jean Moulin, Overblog, Les avions de la Guerre d'Algérie, 37 - Armements des aéronefs -2- : les canons de 20 mm, - [9]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Société d'exploitation des matériels Hispano Suiza, Bois-Colombes (Seine), Notice technique du canon Hispano Suiza type 404, notice n°113, 1939, 114 p.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Franck DEVILLERS, CANON HISPANO SUIZA TYPE 404 (L'Arsenal VG33) - [1] ; Canon HS-404, Aéronavale & Porte-avions [2]
  2. « le moteur canon hispano suiza »
  3. Anthony G. Williams, CANNON OR MACHINE GUN? The Second World War Aircraft Gun Controversy - [3]
  4. Pierre-Yves Hénin, « Forces et faiblesses des armements aériens, mitrailleuses légères et canons de 20 mmm », sur SAM40.fr, (consulté le 31 décembre 2019)
  5. Lage, Hispano-Suiza in Aeronautics, p. 248-249
  6. George M. Chinn, edited by Anthony G Williams, Amended 3 April 2009, The Hispano-Suiza HS.404 20 mm Aircraft Gun in US Service - [4] ; Canon HS-404, Aéronavale & Porte-avions [5]
  7. a et b Georges M.Chinn, The Machine Gun, Washington, US Government Printing Office, , 688 p., p. 583

Sources[modifier | modifier le code]