Séderon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Séderon
Église Saint-Baudile.
Église Saint-Baudile.
Blason de Séderon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Nyons et Baronnies

Séderon (chef-lieu avant mars 2015)

Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Jean Moullet
2014-2020
Code postal 26560
Code commune 26340
Démographie
Population
municipale
277 hab. (2014 en diminution de 5,46 % par rapport à 2009)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 12′ 18″ nord, 5° 32′ 16″ est
Altitude Min. 751 m
Max. 1 484 m
Superficie 20,30 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte administrative de la Drôme
City locator 14.svg
Séderon

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte topographique de la Drôme
City locator 14.svg
Séderon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Séderon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Séderon

Séderon est une commune française située au sud-est du département de la Drôme et dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune ne fait pas partie du Parc naturel régional des Baronnies provençales créé en 2014 bien que située à l'intérieur de son périmètre.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Méouge à Séderon

Chef-lieu de canton que la Méouge[1] divise en deux parties, Séderon est située à l'entrée d'un anticlinal perché entouré par une ceinture de rochers élevés[2], dont toutes les eaux s'écoulent par la cluse à l'entrée de laquelle est bâti le bourg. la commune est ainsi arrosée par un de ses affluents, Le Ravin de Lèbrières[3]. Son altitude de 812 mètres lui vaut de posséder un climat excellent pour les asthmatiques et les personnes aux bronches délicates. Le col de Macuègne (1068 m) relie la commune à celle de Barret-de-Lioure. La commune est desservie par la ligne de bus no 43 (Laragne - Mévouillon)[4].

Séderon est située en Drôme provençale.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1239, Séderon est mentionné dans l’inventaire des Dauphins sous le vocable « Castrum de Sedarono »[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

La tradition veut que Séderon ait existé, jusqu’au Xe siècle, sur la colline de Gueysset ou Gueyssier. Possédée par les Mévouillon (écrits anciens : Mevolhon), la seigneurie fut ensuite propriété de Raymond III[précision nécessaire]. Ce sont ensuite les comtes de Provence qui achètent le fief en 1308[6]. Elle dépend ensuite des Baux. Du XIIe siècle au XIIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait l’église castrale et l’église Sainte-Baudile, et percevait leurs revenus[7]. Les seigneurs prélevaient un péage sur la route allant de Carpentras à Sisteron[8].

Séderon est touché par l’épidémie de peste de 1628-1630[9].

Lors de l’épidémie de peste de 1720-1722, Séderon est située au nord de la ligne du Jabron, élément du cordon sanitaire allant de Bollène à Embrun et isolant la Provence du Dauphiné (et dont fait partie le mur de la peste)[10]. L’interdiction de franchir le Jabron, sous peine de mort, est décidée par le gouverneur d’Argenson début août, et le cordon est mis en place le 26 septembre[11] pour n’être levé par ordonnance royale que le 19 novembre 1722[11].

À Séderon, la ligne sur le Jabron est surveillée par une compagnie (une cinquantaine d’hommes[12]) du régiment de Poitou revenant d’Espagne[13] à partir du 21 octobre 1720[14]. Les soldats sont renforcés par 10 hommes levés dans la population de Séderon (en plus de ceux envoyés à la compagnie de milice placée sur la Durance)[15]. La communauté est requise pour construire des corps de garde pour loger les soldats le long de la ligne : deux sont prévus entre le col de la Pigière et la Gourre[16], mais finalement, six corps de garde sont construits, ainsi que 17 guérites placées dans les intervalles, à une moyenne de 250 m[12].

La loi de juillet 1790, en fit une commune de la Drôme qui remplaça Montbrun comme chef-lieu de canton, lors de la réorganisation administrative de l’an VIII. Pour le centenaire de la révolution française, un peuplier fut planté, place de la Fontaine. Celui-ci est toujours présent, sur cette place, de nos jours.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la région a abrité plusieurs maquis, et fut le lieu de combats. Un massacre a lieu le 20 février 1944. En juin, la Résistance prend le contrôle du secteur, et surveille ou coupe les voies de communication (les cols du Négron et de l'Homme Mort sont sabotés[17]). Divers éléments de la Résistance sont stationnés à Séderon et aux environs, dont des unités du 1er régiment FTP[18]. Le 14 juillet, un détachement FFI peut rendre les honneurs au monument aux morts[17]. Le , la Luftwaffe bombarda le village, tuant sept personnes et en blessant gravement cinq[18]. "En bombardant le village, ils pouvaient estimer qu'ils allaient frapper les maquisards, mais ils savaient très bien qu'ils allaient surtout frapper la population civile. Ils ont vraiment voulu détruire un village où ils sentaient l'installation d'une résistance"[19].

Article détaillé : Maquis Ventoux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Séderon
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Christian Beaume   Médecin
mars 2008 en cours Jean Moullet[20] DVD Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22].

En 2014, la commune comptait 277 habitants[Note 1], en diminution de 5,46 % par rapport à 2009 (Drôme : +3,35 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
675 614 697 763 763 751 751 720 737
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
691 710 690 635 667 670 689 629 602
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
594 591 616 589 584 523 503 436 397
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
394 363 321 296 245 286 288 288 277
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

école communale de Séderon

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La commune de Séderon, comme celle de Mévouillon, dispose de plusieurs lieux de pratique de parapente[25], piscine municipale.

Services publics[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : coteaux-des-baronnies.

Marché hebdomadaire[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Nougaterie Boyer
Au Chaudron Danseur

Industrie et artisanat[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Tour médiévale.
  • Église Saint-Baudile[27].
  • Ruines de la Chapelle Notre-Dame-de-la-Brune

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Lucien Bertrand (1847-1929) ancien député de la Drôme, ancien maire de Séderon.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .
  1. Fiche de la Méouge sur le site du SANDRE
  2. géologie de Séderon
  3. Fiche du Ravin de Lèbrières sur le site du SANDRE
  4. ligne de bus no 43
  5. Toponymie
  6. Édouard Baratier, La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècles, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIe siècle, Paris : SEVPEN/EHESS, 1961. Collection « Démographie et société », 5. p. 20.
  7. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 230.
  8. Lucien Stouff, « Ports, routes et foires du XIIIe au XVe siècle », carte 86 et commentaire in Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017)
  9. Jean-Pierre Joly, « La ligne du Jabron pendant la peste de 1720 », Chroniques de Haute-Provence, no 360, été 2008, p. 8.
  10. Joly, op. cit., p. 9.
  11. a et b Joly, op. cit., p. 11.
  12. a et b Joly, op. cit., p. 27-29.
  13. Joly, op. cit., p. 14.
  14. Joly, op. cit., p. 16.
  15. Joly, op. cit., p. 37.
  16. Joly, op. cit., p. 19.
  17. a et b Guy Bernard, « Cinquantenaire du bombardement de Séderon du 10 août 1944 », L’Essaillon, 25 octobre 2013, consulté le 5 novembre 2013
  18. a et b Jean-François Chabrol, « Souvenir des opérations et représailles de l’armée allemande contre la résistance et la population civile de Séderon (10 août 1944) », L’Essaillon, 16 septembre 2013, consulté le 5 novembre 2013
  19. Témoignage d'André Daspres issu du documentaire "Eclats de vie" réalisé par Thierry MICHEL en 2004.
  20. Séderon sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 20 novembre 2014).
  21. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  25. Parapente à Séderon
  26. trésorerie principale
  27. Église Saint-Baudille de Séderon

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]