Maxime Bernier

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Maxime Bernier
Maxime Bernier en 2007.
Maxime Bernier en 2007.
Fonctions
Ministre d'État canadien aux Petites entreprises, Tourisme et Agriculture

(4 ans, 5 mois et 17 jours)
Gouvernement Gouvernement Stephen Harper
Prédécesseur Rob Moore
Successeur Bardish Chagger (Ministre de la Petite Entreprise et du Tourisme)
Ministre des Affaires étrangères

(9 mois et 13 jours)
Prédécesseur Peter MacKay
Successeur David Emerson
Ministre de l'Industrie

(1 an, 6 mois et 7 jours)
Prédécesseur David Emerson
Successeur Jim Prentice
Député à la Chambre des communes
pour Beauce
En fonction depuis le
(11 ans, 5 mois et 28 jours)
Élection 23 janvier 2006
Prédécesseur Claude Drouin
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Saint-Georges (Québec, Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti conservateur
Diplômé de Université du Québec à Montréal
Université d'Ottawa
Profession Homme d'affaires
Consultant
Avocat

Maxime Bernier, né le à Saint-Georges au Québec, est un avocat, homme d'affaires et homme politique canadien, membre du Parti conservateur du Canada. Il est le député de Beauce depuis le 23 janvier 2006 et a occupé différents postes de ministre dans le cabinet de Stephen Harper de février 2006 à mai 2008, puis de mai 2011 à novembre 2015[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Gilles Bernier, lui-même député progressiste-conservateur de la Beauce à la Chambre des communes de 1984 à 1993, puis député indépendant de 1993 à 1997. Son père, grâce à ses relations, aida d'ailleurs son fils dans sa carrière pour lui permettre de devenir député puis ministre.

Maxime Bernier est diplômé en droit de l'Université d'Ottawa et en commerce de l'Université du Québec à Montréal. Il était le vice-président de l'Institut économique de Montréal et le conseiller politique de Bernard Landry.

À la fin des années 90, il est responsable des réformes réglementaires du secteur financier au sein du ministère des Finances alors dirigé par le péquiste et futur Premier ministre du Québec Bernard Landry. Selon ce dernier, Maxime Bernier affirmait alors être indépendantiste et il croit qu'il l'est toujours. M. Bernier confirme qu'il a flirté avec le Parti québécois à cause du rejet de l'Accord du Lac Meech et des politiques centralisatrices des gouvernements libéraux, mais dément avoir voté «Oui» lors du référendum de 1995[2].

De 2003 à 2005, il est vice-président aux communications chez Standard Life du Canada et gestionnaire des relations internationales à la commission des valeurs mobilières du Québec.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Bernier se présente sous la bannière du Parti conservateur aux élections de 2006 et est élu dans sa circonscription avec la plus grande majorité de tout le Québec. Le , il est assermenté au cabinet du Premier ministre Stephen Harper comme ministre de l'Industrie.

Son élection dans le gouvernement de Harper a reçu l'appui des milieux d'affaires de la Beauce, méfiants par rapport au Bloc québécois et déçus du fait que l'ancien député libéral ait été exclu de l'Équipe Martin en raison de ses liens avec Jean Chrétien.

Il a défendu l'achat d'Alcan par Alcoa en invoquant la compétitivité et la mondialisation de l'industrie.

Il fait partie de l'aile libertarienne du Parti conservateur. Au cours d'une tournée pan-canadienne, il proposera notamment d'abolir l'impôt sur les entreprises[3] et se prononce en faveur du "flat tax" (Impôt à taux unique) pour les citoyens[4].

Il participe également à une initiative libertarienne au Québec : le Réseau Liberté Québec.

En avril 2016, il soumet sa candidature pour la chefferie du Parti conservateur du Canada[5].

Affaire Bernier-Couillard[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire Bernier-Couillard.

Au mois de mai 2008, Bernier a essuyé les critiques des partis d'opposition et mis sa propre formation politique dans l'embarras, lorsqu'il fut révélé que la personne avec qui il avait entretenu une liaison amoureuse, l'ex-mannequin Julie Couillard, avait été auparavant la conjointe de Gilles Giguère, proche du clan mafieux des Nomads des Hells Angels du Québec, puis l'épouse de Stéphane Sirois, aussi proche des Nomads.

Autres controverses[modifier | modifier le code]

Maxime Bernier est également connu pour avoir distribué des gâteaux Jos Louis (fabriqués dans sa région beauceronne) pendant une tournée auprès de militaires canadiens en Afghanistan, ce geste ayant été critiqué comme insultant pour les militaires[6]. Il a également remis en cause la thèse du réchauffement climatique d'origine humaine, ce qui lui a valu de nombreux reproches au parlement et dans la presse[7],[8].

Il est l'un des 17 députés conservateurs pointés par Élection Canada, lors d'un litige concernant le remboursement de dépenses publicitaires de 2006 (5 000 $)[9]. La cause a été portée devant la Cour suprême en octobre 2011[10]. En date de novembre 2015, le jugement n'avait pas été rendu[11].

Le , Maxime Bernier a annoncé sa démission en lien avec une affaire de documents classés secrets (à propos d'un déplacement du Premier ministre du Canada à l'OTAN), qu'il avait oubliés une quinzaine de jours chez Julie Couillard (une femme qui avait eu des liens avec des membres du crime organisé, et qui avait fondé une compagnie, Itek Solutions Globales, centrée sur les questions de sécurité aéroportuaires[12]).

Son père avait été accusé de fraude et d'abus de confiance autour de l'embauche du fils d'un autre député conservateur, Richard Grisé, en échange de l'embauche de son fils, Maxime Bernier, par M. Grisé. Cette accusation à fait que la cheffe du parti, Mme Kim Campbell, a refusé d'endosser la candidature de Gilles Bernier sous la bannière conservatrice en 1993; il s'est alors fait élire comme député indépendant. M. Bernier a été acquitté de cette accusation en 1994.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]