Institut économique de Montréal

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Institut économique de Montréal
Devise : « Des idées pour une société plus prospère »

Création 1987
Siège Montréal
Langue Français et anglais
Président Michel Kelly-Gagnon
Personnes clés Nathalie Elgrably-Lévy, Hélène Desmarais, Éric Duhaime
Site web www.iedm.org

L'Institut économique de Montréal (IEDM) est un organisme de charité[1] et un laboratoire d'idées aux positions libérales établi à Montréal, Canada. Financé par des dons privés[2], les recherches que ses chroniqueurs publient portent sur différents sujets comme l'efficacité des services publics, la santé, l'éducation, la fiscalité et l'environnement.

L'institut possède une grande visibilité dans les médias québécois; notamment le Journal de Montréal[3] et de Québec, le journal La Presse (Montréal), les réseaux de télévision TVA et Argent, Radio-Canada [4], le FM93, le 98,5 FM ainsi que des médias canadiens comme National Post et Sun News.

Historique[modifier | modifier le code]

L'IEDM a été créé par Pierre Lemieux en 1987. Michel Kelly-Gagnon en a pris la direction en 1999. Ce dernier a démissionné en avril 2006 pour prendre la tête du Conseil du patronat du Québec. L'économiste Paul Daniel Muller a occupé le poste de président de septembre 2006 à juillet 2008. M. Kelly-Gagnon a ensuite été choisi pour reprendre les rênes de l'IEDM à partir de février 2009[5].

Maxime Bernier y a brièvement occupé le poste de vice-président avant de devenir ministre fédéral de l'Industrie. Tasha Kheiriddin a également occupé ce poste pendant quelques mois en 2006. Marcel Boyer, professeur émérite à l'Université de Montréal, fut vice-président de 2007 à 2009. L'actuel vice-président est Jasmin Guénette, ancien directeur des affaires publiques de l'IEDM qui est revenu après avoir travaillé deux ans à l'Institute for Humane Studies (en) en Virginie.

De 2000 à 2008, l'IEDM a préparé un classement des écoles secondaires du Québec publié chaque automne dans le magazine L'actualité.

Description[modifier | modifier le code]

L'IEDM possède un statut d'organisme de bienfaisance enregistré et est financé par des dons secrets provenant de fondations, d'entreprises privées et d'individus. Il refuse les contributions du secteur public afin de conserver son indépendance face au gouvernement mais émet des reçus fiscaux. Son budget annuel est d'environ 1,5 million de dollars et son personnel compte une dizaine de personnes[6]. Plusieurs des membres de son conseil d'administration jouent un rôle significatif dans l'économie québécoise. Le président de l'IEDM considérait que le succès de l'IEDM s'explique par «l’appétit croissant des Québécois et Québécoises pour de nouvelles idées en matière de politiques publiques»[7].

De 2000 à 2008, l'IEDM a préparé un classement des écoles secondaires du Québec publié chaque automne dans le magazine L'actualité.

Administrateurs[modifier | modifier le code]

Le conseil d'administration, présidé par Hélène Desmarais, comprend plusieurs personnalités du monde des affaires de Montréal, dont Daniel Audet, du Conseil du patronat du Québec, Léon Courville, anciennement de la Banque nationale du Canada, Stéphan D. Crétier de Garda World, François Hudon, de la Banque de Montréal et Guy Tremblay de Heenan Blaikie[8].

Fellows et chercheurs associés[modifier | modifier le code]

Anciennement : Éric Duhaime

Idéologie, prises de positions et critiques[modifier | modifier le code]

Prises de positions[modifier | modifier le code]

L'IEDM est favorable, entre autres, à la privatisation partielle de plusieurs sociétés d'État québécoises telles qu'Hydro-Québec[9], la Société des alcools du Québec[10] ainsi que des société d'État canadiennes comme Postes Canada[11].

L'IEDM prône également la privatisation dans le système de santé québécois, l'abolition de certaines dispositions du Code du travail du Québec, comme celles interdisant les briseurs de grève, et la réduction des dépenses de l'État québécois. La majorité de ses privations partielles a pour objectif ultime d'ouvrir le marché aux entreprises privées pouvant faire concurrence aux sociétés d'État. Selon l'IEDM, tout monopole, qu'il soit public ou privé, est inefficace et coûteux, puisqu'il n'aura pas de concurrence pour leur motiver à être plus productif.

Critiques[modifier | modifier le code]

L'IEDM, bien qu'il se revendique indépendant, refuse de dévoiler la liste de ses donateurs et serait financé par des grandes compagnies et fondations qui ont tout à gagner de la privatisation et de la déréglementation des marchés [12]. L'IEDM fut critiqué par Le Devoir et par des universités à propos de la neutralité idéologique de ses recherches[13].

Son argumentation fut également remise en question à quelques reprises par l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques basé à Montréal[14],[15],[16].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]