Masculin féminin

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Masculin féminin
Réalisation Jean-Luc Godard
Scénario d'après deux nouvelles de
Guy de Maupassant
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Durée 110 minutes
Sortie 1966

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Masculin féminin est un film français réalisé par Jean-Luc Godard, sorti en 1966.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Paul, tout juste démobilisé, est à la recherche d'un travail et milite contre la guerre du Viêt Nam. Il est amoureux de Madeleine, une jeune chanteuse qui se préoccupe plus de sa réussite dans le métier que des manifestations sentimentales de son ami. Paul finit par trouver un emploi dans un institut de sondage où il est chargé de faire une enquête sur les principales préoccupations des Français. Il habite provisoirement chez deux de ses amies.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Le chef opérateur Willy Kurant raconte que, lorsqu'il a été contacté pour faire le film Le Départ de Jerzy Skolimowski (film qui reprend aussi pour acteurs principaux Jean-Pierre Léaud et Catherine-Isabelle Duport), Skolimowski lui a déclaré avoir beaucoup aimé l'image de Masculin féminin, mais avoir eu un problème avec les cadrages. Kurant a alors répondu que les instructions de Jean-Luc Godard était de couper les personnages sur les bords du cadre, ce qui avait été difficile pour lui, venant du cinéma d'actualités[2].

Commentaires[modifier | modifier le code]

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  • « La jeunesse et le sexe de la France d'aujourd'hui » : une étude de mœurs sur les jeunes des années 1960, sur fond de campagne électorale (élection présidentielle française de 1965).
  • Le film traite notamment la vie de couple dans le monde moderne et la sexualité (pudeur, plaisir, prostitution, contraception, avortement), ce qui lui vaudra d'être interdit aux mineurs de moins de 18 ans à sa sortie. D'autres thèmes le parcourent, tels que la violence, la guerre, le meurtre, le suicide, l'engagement politique et les certitudes, la société de consommation ou encore le racisme. Il évoque aussi le décalage qui sépare la réalité de la société contemporaine de l'image que la sociologie peut en faire, proposant avec ce film d'établir un portrait fidèle des jeunes gens de 1965, de leurs incertitudes vis-à-vis de l'avenir et de leurs contradictions.
  • Le film contient de nombreux cartons insérés entre les séquences à la manière du cinéma muet. Certains aphorismes sont restés fameux, comme « Les enfants de Marx et de Coca-Cola, comprenne qui voudra ». La phrase « Le philosophe et le cinéaste ont en commun une certaine manière d'être, une certaine vue du monde qui est celle d'une génération », insérée dans le film, est de Maurice Merleau-Ponty.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Michel Debord joue le rôle de Robert Poiccard, le meilleur ami de Paul, incarné quant-à lui par Jean-Pierre Léaud.
  • On notera que le nom de famille de Robert est identique à celui du personnage interprété par Jean-Paul Belmondo dans À bout de souffle, premier long-métrage de Jean-Luc Godard.
  • Durant le film, Paul se fait passer pour « le général Doinel » afin d'obtenir une voiture. C'est un clin d'œil au Quatre Cents Coups, où Jean-Pierre Léaud se prénommait Antoine Doinel.
  • Toujours au moment de la scène de la voiture, Catherine reproche à Paul de « voler » une voiture, comme Ferdinand dans Pierrot le fou, film de Godard sorti l'année précédente.
  • Dans une scène de repas, Jean-Pierre Léaud dit « moi j'ai pas de vieille mère ? », c'est une référence à une réplique du braconnier Marceau joué par Carrette dans La Règle du jeu de Jean Renoir.
  • A la demande du producteur Anatole Dauman, Daniel Filipacchi organisa une rencontre dans un bar entre Jean-Luc Godard et Chantal Goya. Cette dernière raconte leur rencontre en ces termes : « Il y avait un type bizarre avec un imperméable qui n'arrêtait pas de me regarder. Je n'arrêtais pas de me retourner pour rester dos à lui mais il changeait de place. Au bout d'une demi-heure, il s'est assis à ma table et m'a dit : "Je suis Jean-Luc Godard, je veux que vous jouiez dans mon film. Demain, mon assistant Claude Miller viendra vous chercher avec sa 2CV pour vous emmener sur le plateau »[3].

Lieu de tournage[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masculin féminin - Box office, Brigitte Bardot 1966, périodique Box office Story, consulté le 2017-01-13
  2. Interview de Willy Kurant en bonus de l'édition collector du DVD du film Le Départ, (éditions Malavida 2012)
  3. Thomas Baurez, « Flash-Back - Masculin Féminin », Studio Ciné Live n°80,‎ , p. 122 à 125
  4. Fabrice Levasseur, « L2TC.com - Lieux de tournage », sur www.l2tc.com (consulté le 13 janvier 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Conférences[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]