Cinéma suédois

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L'actrice Greta Garbo et le réalisateur Mauritz Stiller en route pour les États-Unis (1925)
File:Negern och Hunden, dessin animé de Victor Bergdahl.

Le cinéma suédois est l'ensemble de la création cinématographique réalisée en Suède, depuis l'invention du cinéma.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Au XXIe siècle, le cinéma suédois se caractérise par des créations de qualité, à l'humour marqué. Il entretient des relations particulières avec les cinémas des autres pays de la Scandinavie et notamment avec le cinéma danois, particulièrement dynamique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ingmar Bergman et Victor Sjöström pendant le tournage des Fraises sauvages (1957)

Le temps du muet[modifier | modifier le code]

Le cinéma suédois fit ses premiers pas timidement en 1897, avec une comédie d'Ernest Florman. L'apparition de metteurs en scène actifs et novateurs, parmi lesquels figurent Victor Sjöström et Mauritz Stiller, lui donna rapidement une place importante dans le cinéma scandinave, et même dans le cinéma européen. Un des producteurs importants de l'époque est Charles Magnusson, directeur de Svenska Biografteatern[1].

Le cinéma parlant[modifier | modifier le code]

Malgré le départ à Hollywood de grands artistes suédois, à la fin du muet (Greta Garbo, Victor Sjöström, et d'autres), le cinéma suédois se maintient à haut niveau, avec des réalisateurs restés au pays, (comme Gustaf Molander), et l'arrivée de nouvelles stars, comme Ingrid Bergman.

Pendant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le cinéma suédois s’est développé artistiquement pendant la Seconde Guerre mondiale, principalement grâce aux réalisateurs Gustaf Molander, Alf Sjöberg, Hasse Ekman, Anders Henrikson et Hampe Faustman. Le cinéma jouait alors le rôle de défense psychologique pendant la guerre.

Après la guerre[modifier | modifier le code]

Parmi les illustres réalisateurs de l'après guerre, il faut citer Ingmar Bergman, Arne Mattsson, Mai Zetterling et Bo Widerberg.

Le cinéma suédois contemporain[modifier | modifier le code]

Lasse Hallström, Lukas Moodysson ou Roy Andersson sont parmi les figures marquantes du cinéma actuel. La comédie Jalla! Jalla!, réalisée par Josef Fares en 2002 et le drame Fucking Åmål (1998) de Lukas Moodysson sont des exemples marquants de succès populaires récents en Suède.

L'industrie du film en Suède[modifier | modifier le code]

L'Institut suédois du film est fondé en 1963 pour soutenir et développer l'industrie du film en Suède. Il soutient les réalisations et octroie des fonds pour la production, la distribution et la diffusion des films suédois en Suède. Il promeut également le cinéma suédois à l'international. En outre, l'Institut organise chaque année le Guldbagge Awards.

Avec l'Accord du film suédois entre l'état suédois et l'industrie du film, le gouvernement du Suède, les propriétaires des salles de cinéma et les compagnies de télévision qui font partie de l'accord subventionnent l'Institut suédois du film, et indirectement les réalisations suédoises.

À un rythme d'environ 20 films par an, l'industrie suédoise du film est comparable aux autres pays d'Europe du Nord.

Dans la commune de Trollhättan, on trouve un établissement de production cinématographique que l'on surnomme Trollywood. Les films qui y ont été tournés incluent par exemple Fucking Åmål, Dancer in the Dark ou encore Dogville. Les studios Film i Väst y concentrent près de la moitié de la production de longs-métrages suédois.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Listes et catégories[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Daniel Ekeroth (trad. Magnus Henriksson), Swedish sensationsfilms : a clandestine history of sex, thrillers, and kicker cinema, New York, Bazillion Points, , 320 p. (ISBN 978-0-9796163-6-5), p. 320.
  • (en) Mariah Larsson et Anders Marklund (dir), Swedish film : an introduction and reader, Lund, Nordic Academic Press, , 367 p. (ISBN 978-91-85509-36-2, lire en ligne), p. 267.
  • (en) Jack Stevenson, Scandinavian Blue : The Erotic Cinema of Sweden and Denmark in the 1960s and 1970s, Jefferson, N.C/Londres, McFarland & Co, , 304 p. (ISBN 978-0-7864-4488-5, lire en ligne), p. 294.
  • André Labarrère, Atlas du cinéma, Paris, Librairie générale française/, coll. « Encyclopédies d'aujourd'hui », (ISBN 978-2-253-13015-4), « Le cinéma suédois », p. 73-79.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • La grande aventure du cinéma suédois, film documentaire réalisé par Bernard Louargant, Imagie Productions, 2010 (cop. 2004), 53 min (DVD)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'âge d'or du cinéma suédois - Kinostoria », sur kinostoria.nu (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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