Marghita

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Marghita
ROU BH Marghita CoA.jpg
Református templom Margittán.JPG
Noms locaux
(ro) Marghita, (hu) MargittaVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays
Județ
Chef-lieu
Marghita (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Superficie
83,73 km2Voir et modifier les données sur Wikidata
Altitude
135 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Marghita jud Bihor.png
Démographie
Population
15 770 hab. ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Densité
188,3 hab./km2 ()
Fonctionnement
Statut
Municipalité de Roumanie (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Chef de l'exécutif
Zoltan-Ladislau Pocsaly (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Contient les localités
Marghita (d), Cheț (d), Ghenetea (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages
Identifiants
Site web

Marghita (Margitta en hongrois, Margarethen am Brettenbach en allemand) est une municipalité roumaine du județ de Bihor, en Transylvanie, dans la région historique de Crișana et dans la région de développement Nord-Ouest.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville de Marghita est située dans le nord du județ, à la limite avec le județ de Satu Mare, sur la rive droite de la rivière Barcău au point de contact entre les collines Viișoarei et la plaine de la Bărcau, à 30 km de la frontière avec la Hongrie et à 57 km au nord-est d'Oradea, le chef-lieu du județ.

La municipalité est composée de la ville de Marghita et des deux villages suivants (population en 2002)[1] :

  • Marghita (15 346), siège de la municipalité ;
  • Cheț (1 105) ;
  • Ghenetea (800).

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention écrite de la ville de Marghita date de 1216. Elle est connue sous les différents noms de Marghiurita, Margitfalva et Margitta.

La commune, qui appartenait au royaume de Hongrie, en a suivi l'histoire. Pendant le Moyen Âge, Marghita est un centre artisanal important. En 1380, le roi Louis Ier de Hongrie lui donne le droit d'organiser des foires.

Au XVIIe siècle, elle est occupée par les troupes ottomanes. Le XVIIIe siècle marque le début du développement moderne de la ville.

En 1823, un grand incendie détruit une grande partie de Marghita.

Après le compromis de 1867 entre Autrichiens et Hongrois de l'Empire d'Autriche, la principauté de Transylvanie disparaît et, en 1876, le royaume de Hongrie est partagé en comitats. Marghita intègre le comitat de Bihar (Bihar vármegye) et devient le chef-lieu d'un district rural.

À la fin de la Première Guerre mondiale, l'Empire austro-hongrois disparaît et la commune rejoint la Grande Roumanie au Traité de Trianon. Margita est alors une plașa (chef-lieu d'arrondissement) du județ de Bihor.

En 1940, à la suite du Deuxième arbitrage de Vienne, elle est annexée par la Hongrie jusqu'en 1944, période durant laquelle son importante communauté juive est pratiquement exterminée par les nazis. Elle réintègre la Roumanie après la Seconde Guerre mondiale au traité de Paris en 1947.

La commune de Marghita obtient le statut de ville en 1967 et celui de municipalité en 2003.

Politique[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  2012 Dorel Marcel Talpoș PDL  
2012 En cours Zoltán Pocsaly UDMR  
Élections municipales de 2016[2]
Parti Sièges
Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR) 7
Parti national libéral (PNL) 6
Parti social-démocrate (PSD) 4

Religions[modifier | modifier le code]

En 2002, la composition religieuse de la commune était la suivante[3] :

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population
AnnéePop.±%
1880 4 685—    
1890 5 793+23.6%
1900 6 658+14.9%
1910 7 324+10.0%
1920 7 578+3.5%
1930 7 787+2.8%
1941 8 640+11.0%
1956 8 722+0.9%
1966 11 179+28.2%
1977 14 589+30.5%
1992 19 071+30.7%
2002 17 291−9.3%
2011 15 134−12.5%

En 1910, à l'époque austro-hongroise, la commune comptait 6 017 Hongrois (82,15 %), 1 221 Roumains (16,67 %), 34 Slovaques (0,46 %) et 32 Allemands (0,44 %)[4],[1].

En 1930, on dénombrait 3 959 Hongrois (50,84 %), 1 969 Roumains (25,29 %), 1 611 Juifs (20,69 %), 158 Roms (2,03 %), 39 Slovaques (0,50 %) et 38 Allemands (0,49 %)[1].

En 1956, après la Seconde Guerre mondiale, 5 414 Hongrois (62,07 %) côtoyaient 2 939 Roumains (33,70 %) 268 Juifs (3,07 %), 67 Roms (0,77 %) et 16 Slovaques (0,18 %)[1].

En 2002, la commune comptait 9 167 Roumains (53,01 %), 7 468 Hongrois (43,19 %), 485 Roms (2,80 %), 82 Slovaques (0,47 %) et 33 Allemands (0,19 %)[3]. On comptait à cette date 6 158 logements[5].

En 2011, la commune comptait 51,7 % de Roumains, 44,1 % de Hongrois, 3,5 % Roms et 0,5 % de Slovaques[6].

Économie[modifier | modifier le code]

Marghita est une ville qui a longtemps vécu de l'exploitation du pétrole et de son industrie. Avec le déclin de cette activité, elle a su diversifié ses activités commerciales et industrielles. La construction, les textiles, la fabrication de chaussures sont des activités florissantes[7].

L'agriculture est également une activité importante de Marghita et la commune dispose de 3 572 ha de terres arables, de 136 ha de vergers, 45 ha de vignes et de 2 242 ha de forêts[8].

Communications[modifier | modifier le code]

Routes[modifier | modifier le code]

Marghita est située sur la route nationale DN19B qui se dirige vers Șimleu Silvaniei et le județ de Sălaj à l'est et vers Săcueni et la DN19 à l'ouest.

Autres routes :

La future autoroute A3 Bucarest-Budapest passera à quelques kilomètres au sud de la ville.

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

Marghita est desservie par la ligne des Chemins de fer roumains Săcueni-Sărmășag qui permet de rejoindre les villes de Satu Mare, Zalău et Oradea.

Lieux et Monuments[modifier | modifier le code]

  • Marghita, église catholique romaine Ste Marie datant de 1772[9] ;
  • Marghita, église réformée des XVIe et XVIIIe siècles[9] ;
  • Marghita, église orthodoxe St Jean Baptiste de 1936[9] ;
  • Marghita, château Csáky du XVIIIe siècle ;
  • Cheț, église orthodoxe datant de 1809[9] ;
  • Ghenedea, église orthodoxe datant de 1895[9].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a b c et d (hu) Recensements de 1850 à 2002
  2. (ro) « Rezultate finale 5 iunie 2016 », sur www.2016bec.ro (consulté le 12 juin 2016).
  3. a et b (ro) Statistiques officielles du recensement de 2002
  4. Jusqu'à la fin de la Première guerre mondiale, il n'existait pas de nationalité juive ou rom, c'est pourquoi de nombreux habitants juifs, de culture allemande et le plus souvent germanophones, se déclaraient allemands ou hongrois, à ne pas confondre avec les communautés allemandes (principalement d'origine souabe) installées en Transylvanie, les statistiques de l'Entre-deux guerres permettent de faire la distinction
  5. (ro) Informations diverses sur la commune
  6. (ro) « Tab8. Populația stabilă după etnie – județe, municipii, orașe, comune », sur recensamantromania.ro.
  7. (ro) Site municipal, industrie
  8. (ro) Site municipal, agriculture
  9. a b c d et e Lieux de culte en Roumanie
  10. a et b (ro) Site municipal, villes jumelles