Ménétréol-sous-Sancerre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ménétréol-sous-Sancerre
Mairie de Ménétréol-sous-Sancerre
Mairie de Ménétréol-sous-Sancerre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Bourges
Canton Sancerre
Intercommunalité Communauté de communes Pays Fort Sancerrois Val de Loire
Maire
Mandat
Roger Laurent
2014-2020
Code postal 18300
Code commune 18146
Démographie
Population
municipale
323 hab. (2014)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 19′ 07″ nord, 2° 51′ 24″ est
Altitude Min. 142 m – Max. 252 m
Superficie 5,67 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ménétréol-sous-Sancerre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ménétréol-sous-Sancerre

Ménétréol-sous-Sancerre est une commune française située dans le canton de Sancerre, le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Ménétréol-sous-Sancerre est située au nord-est du Cher et à l'est du canton de Sancerre, entre les communes de Tracy-sur-Loire et Sancerre au nord et Thauvenay au sud. À l'est, la Loire forme une limite entre la région Centre et la Bourgogne.

D’une superficie de 567 ha, cette commune offre des paysages de bois, de coteaux où est cultivée la vigne, et une plaine alluviale favorable à l'élevage de bovins et de caprins ainsi qu'à la production céréalière. Le canal latéral à la Loire, les cours des rivières de la Vauvise et du Moule traversent la commune parallèlement à la route départementale D 920.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Satur Rose des vents
Sancerre N Tracy-sur-Loire
O    Ménétréol-sous-Sancerre    E
S
Thauvenay

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture :


  • Services : boulangerie, La Poste, cafés, hôtel et restaurants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
18.. 18.. Louis Gaudry    
194. 194. Victor Bouillot    
mars 2001 en cours
(au 27 septembre 2014)
Roger Laurent[1] DVD[2] Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 323 habitants, en diminution de -17,39 % par rapport à 2009 (Cher : -0,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
718 726 734 843 894 886 993 1 067 1 122
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 099 1 124 1 123 1 094 1 057 1 000 1 013 1 358 897
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
773 757 715 612 573 538 573 462 461
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
406 390 436 389 353 354 360 391 323
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

Pano Menetreol sous Sancerre.jpg

  • Le village vigneron : ses maisons, solides bâtisses du XVIe siècle et du XVIIe siècle, avec leur cave semi-enterrée et leur escalier extérieur typique.
  • L'église Saint-Hilaire. Au Moyen Âge, le clocher de l'actuelle église paroissiale faisait partie du prieuré de Ménétréol qui était l'un des principaux prieurés de l'abbaye Saint-Satur. À voir dans cette église, au plan crucial : son chevet pentagonal, sa tour-clocher romane orientée vers l'ouest, sa corniche à modillons, sa vaste nef rectangulaire non voûtée, son chœur encadré par deux chapelles du XVIIe siècle.
  • Les îles de la Gargaude[7]. Ce site boisé, également lieu de découverte, de promenade et de détente, doit son nom à son passé où il était détaché de la berge et du lit majeur de la Loire. Ce site préservé constitue une mosaïque de milieux naturels formée de pelouses sèches, d'eau libre et de forêts alluviales accueillant une faune riche dont le brochet, le castor européen, le Pic Noir, le Pic mar, la mésange boréale et le héron bihoreau.
  • Le petit port de plaisance sur le canal latéral à la Loire. Cette halte nautique, entre les écluses de Bannay et de Thauvenay, est ouverte de Pâques à novembre. Elle propose huit places pour bateaux et des services (points d'eau, d'électricité, sanitaires et poubelles) aux plaisanciers.
  • Le château des Aubelles (XIIe siècle). Il a été construit sur une ancienne île de la Loire, pour le comte de Sancerre, sur un modèle peu courant au Moyen Âge[8]. La forteresse dotée d'une tour-porte ne pouvait opposer qu'une faible résistance aux assaillants. L'ancienne résidence de campagne des comtes de Sancerre a été rapidement délaissée lors de la guerre de Cent Ans. Elle fut alors transformée en simple exploitation agricole. Les murs étaient initialement entourés de douves remplies d'eau, alimentées par les eaux de la Vauvise[9].
  • Les deux anciens viaducs ferroviaires. Construits au XIXe siècle, ces ponts de pierre et d'acier étaient réservés aux trains de la ligne stratégique reliant les ateliers d'armement de Bourges à Cosne-sur-Loire (Nièvre). Du haut de ces ponts, il est possible d'observer le village, le vignoble, le château et le donjon de l'ancienne forteresse de Sancerre ainsi que le Val de Loire.

Sports et culture[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une aire de loisirs, au bord de la rivière Vauvise, où les sportifs peuvent pratiquer le football, le basket-ball et la pétanque. La course à pied et le VTT peuvent aisément être pratiqués sur les routes et les chemins communaux. Une course automobile, de niveau régional, est organisée chaque printemps au départ de la commune.

Loisirs[modifier | modifier le code]

- parcours « Loire et Vignoble » : Ménétréol-sous-Sancerre (bourg-départ), Les Aubelles (cf. section « Monuments et sites »), Les Chamsons, Le Guénetin, Thauvenay, Le Carroux, Ménétréol-sous-Sancerre (bourg-arrivée),
longueur : 7 km,
durée moyenne : 1 h 30 ;
- parcours « L'Orme au Loup » :
longueur : 11 km,
durée moyenne : 3 h,
balisage : jalons « Le Cher pas à pas »,
altitudes : 145 m - 245 m.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ménétréol tire son nom du latin monasterellum, monasteriolum qui signifie « petit monastère » ou « petite église ». Le village s'est construit, depuis le XIe siècle et jusqu'au XIXe siècle, autour de sa principale richesse : la culture de la vigne.

Dès le XIe siècle, l’Abbaye de Saint-Satur entreprend le déboisement de ce territoire et installe des convers afin de défricher les terres et cultiver la vigne. Au cœur de ce domaine viticole, elle établit un prieuré. Cette fondation est à l’origine de la paroisse de Ménétréol (dont le nom provient du nom latin monasterium).

En 1145, lors d’un conflit entre la papauté et les seigneurs laïcs locaux, le village est incendié. Cependant peu de temps après, l’octroi par le comte de Sancerre, Étienne Ier, d’une charte de franchise (suppression d’un certain nombre de droits banaux, liberté accrue...) favorise le développement du village[12].

Principale détentrice de biens fonciers, l’abbaye n’en est pas moins vassale du comte de Sancerre qui octroie aux habitants de Ménétréol, au 3e quart du XIIe siècle, une charte de franchise. C’est à cette époque que l’on peut dater la construction du château des Aubelles, lieu d’agrément des comtes de Sancerre : les garennes de Thauvenay offraient un territoire de chasse et les grasses prairies du Val apportaient en abondance la nourriture des chevaux. Au XIIIe siècle, Ménétréol-sous-Sancerre appartenait au chevalier Guilaume de Ménétréol et au comte Louis Ier de Sancerre. Le prieuré, placé sous le patronage de Saint-Hilaire, était la propriété des moines de l'abbaye Saint-Satur.

Cette paroisse subit, comme l’ensemble du comté, les exactions des troupes armées au cours du XIVe siècle et du début du XVe siècle (prise de Ménétréol en 1361 par Robert Knowles) ; après la guerre de Cent Ans, la vitalité du village vigneron de Ménétréol et la proximité de la ville de Sancerre attirent une population de notables, d’hommes de loi, d’officiers, auxquelles s’ajoutent à la fin XVIe siècle des familles catholiques fuyant la place forte protestante. La paroisse de Ménétréol est à cette époque une des plus peuplées du comté.

Le 4 août 1728, Louise Élisabeth de Bourbon, princesse de Conti ... « fit son entrée et prit possession de la ville et conté de Sancerre visita leglise des dames relligieuses leglise de paroisse estant tombé en ruines depuis deux ans et plus visita et fit collation au pied de la tour et ensuit descendit a pied avec toutte sa suite. Monsieur le conte d'Aurroy seigneur du chasteau de la Grange, Mr le Barron de Pesseliere, plusieurs autres seigneurs et la justice en robe accompagnant son Altesse entra dans les moulins de cette paroisse pour les voir par curiosité monta dans son carosse avec tout son cortege et passa dans le grand guay pour aller ensuitte au chatteau de la Grange Chaumont d'ou elle ettoit sorty le matin, elle y a fait sa demeure pendant huit jours pleins en est party le » 9 août ... « Elle a esté complimentée le 6 août par moy prieur curé de ce lieu accompagné de bon nombre dhabitans dans la chambre qui est acosté de la grande salle dudit chatteau de la Grange Chaumont. Il fut fait a la Varenne deux feux de joye lun le dimanche 1er jour d'Aoust jour de larrivée de la Princesse et l'autre le dimanche suivant veille de son départ. Tous les habitans sous ses armes Les sieurs Nourrissat de ... capitaine, le sieur Billacois notaire de celieu lieutenant et le sieur François Poignant enseigne Maistre Desreaux chirurgien sergent Ant. Roger tambour ».

« Les dits habitans ont aussy présenté a son Altesse deux paniers de beaux brochets peches dans la riviere apartenants aud habitans le premier present fut fait le vendredy 6 Aoust et lautre offert le dimanche 8 »[13].

En 1832, la création du canal latéral à la Loire modifie considérablement le paysage communal. Cette nouvelle voie navigable, plus fiable que la Loire au débit capricieux, contribue à l’assainissement des zones marécageuses autour de la rivière de la Vauvise, alors déviée et canalisée. Elle facilite également le transport des marchandises (ciment, pierre, chaux, vin), en particulier vers Paris par le canal de Briare. L’économie locale s’en trouve bonifiée. Jusqu’à la crise du phylloxéra, la population augmente pour atteindre plus de 1 350 habitants en 1891 (dont 200 vignerons)[14].

Le tabac a été cultivé à Ménétréol à partir 1945[15]. Il y eut jusqu'à 27 planteurs. La culture du tabac prit son plein essor, vers 1950, bénéficiant d'une main-d'œuvre familiale nombreuse. Le tabac assurerait alors un complément de revenu aux vignerons et agriculteurs qui le cultivaient sur de petites surfaces. Sa culture cessa définitivement en 1984.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]