Tracy-sur-Loire
| Tracy-sur-Loire | |||||
Le château. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Nièvre | ||||
| Arrondissement | Cosne-Cours-sur-Loire | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Cœur de Loire | ||||
| Maire Mandat |
Sylvain Cointat 2020-2026 |
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| Code postal | 58150 | ||||
| Code commune | 58295 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
975 hab. (2023 |
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| Densité | 42 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 19′ 17″ nord, 2° 53′ 18″ est | ||||
| Altitude | Min. 142 m Max. 222 m |
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| Superficie | 23,07 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Cosne-Cours-sur-Loire (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Pouilly-sur-Loire | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nièvre
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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Tracy-sur-Loire est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie
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La commune se situe à moins de dix kilomètres à l'est de Sancerre, au sud de Cosne-Cours-sur-Loire et au nord de Pouilly-sur-Loire.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]| Bannay (Cher) |
Cosne-Cours-sur-Loire | Saint-Martin-sur-Nohain | ||
| Saint-Satur (Cher) Ménétréol-sous-Sancerre (Cher) |
N | Saint-Andelain | ||
| O Tracy-sur-Loire E | ||||
| S | ||||
| Thauvenay (Cher) |
Couargues (Cher) | Pouilly-sur-Loire |
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[4]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 742 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Léré à 17 km à vol d'oiseau[7], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 710,5 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,3 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Tracy-sur-Loire est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cosne-Cours-sur-Loire, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[12],[13].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (60,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (38,2 %), forêts (25 %), cultures permanentes (15,8 %), eaux continentales[Note 3] (7,7 %), zones urbanisées (5,1 %), prairies (4 %), zones agricoles hétérogènes (2,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,9 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
[modifier | modifier le code]On relève les formes suivantes du nom de la commune : Draptiacus, Dractiacus aux VIe et VIIe siècles et Ecclesia Sancti-Simphoriani de Traciaco en 1147[15].
Pour Albert Dauzat et Charles Rostaing, le nom de Tracy dériverait du nom d’homme gaulois Draccius auquel se serait ajouté le suffixe -acum[16]. Pour Ernest Nègre, peut-être du latin drapeta « esclave fugitif », devenu nom de personne roman, traité comme *Drapetius avec le suffixe -acum[17].
On peut envisager un nom de la même série que les Dracy des autres départements (Côte-d'Or, Saône-et-Loire, Rhône), attiré peut-être par le patois trace « haie » ou peut-être un dérivé du gaulois *doratia, suivi du suffixe -acum, avec le sens d'enclos ; les formes issues de *doratia sont restées très présentes dans les patois avec des sens divers (« clôtures, ridelles de char »)[18].
Remarque : l'homonymie avec les autres Tracy n'est qu'apparente, car ils reposent sur un nom de personne différent[17].
La Loire est le plus long fleuve s’écoulant entièrement en France. Elle prend sa source sur le versant sud du mont Gerbier-de-Jonc au sud-est du Massif central dans le département de l’Ardèche, et se jette dans l’océan Atlantique par un estuaire situé en Loire-Atlantique, dans la région des Pays de la Loire.
Histoire
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En 596 le règlement de saint Aunaire, 18e évêque d'Auxerre (572-605), inclut Tracy dans les trente principales paroisses du diocèse[19].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[21].
En 2023, la commune comptait 975 habitants[Note 4], en évolution de +0,52 % par rapport à 2017 (Nièvre : −2,78 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Le château de Tracy, domaine privé qui ne se visite pas, se trouve au milieu de vignes et produit un Pouilly fumé renommé. Il est inscrit monument historique depuis 1967[24].
- Le village de Boisgibault (nivernais Bogibo) est le centre administratif de la commune de Tracy Boisgibault, devenue Tracy-sur-Loire puisque la mairie y est installée. L'église se trouve près du château situé à un kilomètre et demi de Boisgibault. Près de l'église se trouvent trois stèles funéraires, vestiges de l'ancien cimetière. Une vue dégagée sur le parvis de l'église permet d'apercevoir la Loire dans le contrebas.
- Le château de Tracy ne doit pas être confondu avec le château de Boisgibault qui se trouve à Ardon, Loiret.
- Un chemin de randonnée balisé permet de se rendre de Tracy à Boisgibault en longeant la voie de chemin de fer. En prenant ce chemin, on peut, avec un peu de chance, voir détaler des chevreuils. C'est un point d'entrée de la réserve naturelle du Val de Loire qui s'étend jusqu'à La Charité-sur-Loire. Elle a été créée par le décret 95-1240 en 1995[25].
- En sortant de Boisgibault par la D 243 en direction de Pouilly-sur-Loire, le lieu-dit les Girarmes offre un superbe panorama sur la boucle de la Loire ainsi que sur Sancerre. Sur la même route se trouve à quelques kilomètres les Loges , village vigneron où sont réunis de nombreux producteurs de vin. Toujours sur cette même route mais sur la commune de Pouilly-sur-Loire, on découvre le Pavillon du Milieu de Loire , à mi-chemin entre la source et l'embouchure du dernier fleuve sauvage d'Europe.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Jean III de Sancerre rachète les terres de Boisgibault en 1383.
- Jehan de Boisgibault (vers 1400).
- François d'Estut, seigneur de Tracy, acquéreur en 1626 de certaines rentes sur la terre de Veaugues.
- Antoine Destutt de Tracy (1754-1846).
- Victor Destutt de Tracy (1781-1864).
- Georges Simenon (1903-1989) qui fut secrétaire du marquis de Tracy en 1923-1924 eut l'occasion de séjourner au château de Tracy (certains de ses romans ont pour cadre cette région entre Pouilly et Sancerre).
- Jeanne de Tramcourt (1875-1952), compagne du prince Guillaume de Suède.
- Olympe Amaury (1901-2015), doyenne des Français à partir du , y est née.
- Le , le chanteur Sacha Distel et l'actrice Chantal Nobel sont victimes d'un accident sur la route nationale 7, dans la traversée du hameau de Maltaverne dont la vitesse limite est de 50 km/h. Chantal Nobel était alors héroïne du feuilleton télévisé à succès Châteauvallon. La voiture (une Porsche), propriété de l'actrice, conduite par le chanteur, se dirigeant de nuit vers le Sud, quitta la route juste après le virage à gauche à la sortie du hameau et heurta à pleine vitesse un poteau électrique en ciment sur le côté gauche de la route. Le choc effroyable eut lieu sur le flanc droit de la voiture. Chantal Nobel, grièvement blessée, en ressort handicapée à vie ; le conducteur, légèrement blessé, sera condamné à un an de prison avec sursis pour blessures involontaires.
- Denis Gaudry, maire de 1995 à 2016.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Tracy-sur-Loire et Léré », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Léré », sur la commune de Léré - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Léré », sur la commune de Léré - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Tracy-sur-Loire ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Cosne-Cours-sur-Loire », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Dictionnaire topographique du département de la Nièvre, Georges de Soultrait, 1865.
- ↑ , Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, 1989.
- 1 2 Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Droz, , p. 592.
- ↑ Gérard Taverdet, Les Noms de lieux de la Nièvre, Centre régional de documentation pédagogique de l'Académie de Dijon, , p. 71.
- ↑ Jean Lebeuf (abbé), Mémoires concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre..., vol. 1, Auxerre, Perriquet, , 886 p. (lire en ligne), p. 117.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Notice no PA00113034, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Décret n+95-1240 », sur Légifrance, .
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Liste des communes de la Nièvre
- Histoire du Sancerrois
- Gare des Girarmes (ancienne halte au passage à niveau du hameau des Girarmes)
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Tracy-sur-Loire sur le site de l'Institut géographique national
- « Inventaire du patrimoine historique de Tracy-sur-Loire », Base de données du patrimoine géographique français.
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
