Léré (Cher)

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Léré
Léré (Cher)
Vue latérale de la collégiale Saint-Martin de Léré.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Bourges
Canton Sancerre
Intercommunalité Communauté de communes Pays Fort Sancerrois Val de Loire
Maire
Mandat
Marie-Christine Bergeron
2014-2020
Code postal 18240
Code commune 18125
Démographie
Population
municipale
1 114 hab. (2016 en diminution de 4,95 % par rapport à 2011)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 28′ 15″ nord, 2° 52′ 26″ est
Altitude Min. 132 m
Max. 198 m
Superficie 15,98 km2
Localisation

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Léré

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Léré
Liens
Site web http://www.lere.fr/

Léré est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire implantée sur la berge gauche de la Loire. Ancien port sur la Loire, elle est à proximité immédiate de la centrale nucléaire de Belleville et c'est la zone résidentielle d'une partie des personnels de cette centrale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans le lit de la Loire à proximité de la berge calcaire, son sous-sol est alluvionnaire et formé par les variations du cours du fleuve au long des siècles. C'est d'ailleurs toujours un port, mais uniquement de plaisance, le long du canal, qui voit passer l'été des bateaux touristiques[1].

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sury-près-Léré Rose des vents
Savigny-en-Sancerre N La Celle-sur-Loire
O    Léré    E
S
Boulleret

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire, dont nous devons la connaissance à Jean Mellot (1916-1991) et son père (Arsène), historiens locaux, commence dans l'Antiquité[2]. Dès la conquête romaine, la ville de Léré tire son existence de son port sur la Loire et l'on retrouve des traces d'un camp retranché normand sur le « plateau de Bel Air » mais elle a surtout servi de refuge pour les chanoines de Tours, lors de leurs fuites répétées devant la remontée du fleuve par ces envahisseurs normands, car les moines sont venus, semble-t-il, y abriter leurs précieuses reliques dans le sanctuaire de Léré. Au décours de ces épisodes, certains d'entre eux sont restés sur place, constituant le « chapitre de Léré » formé de douze prêtres au service de la collégiale Saint-Martin de Léré, dont l'importance est liée en grande partie à l'établissement d'enseignement couvrant le primaire et le secondaire, mais aussi la théologie et avec une ébauche d'enseignement technique. La ville, protégée par les fortifications qui datent de Philippe Auguste, est devenue autonome par décision de Philippe VI de France, mais a souffert des guerres de religion et aussi de la Révolution, qui a vu la création d'une unité de la Garde nationale, puis plus tard transformée en unité des sapeurs pompiers. Les fortifications ont actuellement complètement disparu mais donnent encore à la ville sa structure particulière. Léré a aussi bénéficié du passage à proximité immédiate du canal latéral à la Loire, ouvert en 1838 et équipé de 38 écluses reliant le bassin de la Seine à partir de Briare (Loiret) à celui du Rhône à Digoin (Saône-et-Loire) et qui servait au transport du charbon et des matériaux de construction, et transformé plus récemment en circuit touristique. La ville a subi un bombardement en juin 1940.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes du Cher.
Blason de Léré

Les armes de Léré se blasonnent ainsi :

D'azur aux trois glands d'or avec leur cupule de sable, posés en barre et feuillés de deux pièces aussi d'or en bande[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Commune de Léré[4].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 1995 Raymond Goudou DVD Pharmacien
mars 1995 mars 2014 Patrice de Lammerville DVD  
mars 2014   Marie-Christine Bergeron DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2016, la commune comptait 1 114 habitants[Note 1], en diminution de 4,95 % par rapport à 2011 (Cher : -1,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7001 1251 0931 2601 3731 4731 4511 4701 607
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6671 6411 6901 6811 6711 6661 6641 6011 580
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5601 4951 3461 1811 1411 0761 0451 002922
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
9219238809251 1611 2961 2341 2261 217
2013 2016 - - - - - - -
1 1391 114-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Villattes[modifier | modifier le code]

Construit entre le XVe et le XIXe siècle, le château de Villattes situé entre Léré et Savigny-en-Sancerre garde de la construction originelle ces deux corps de bâtiment entouré de douves. Appartenant au XVIe siècle à la famille Louzeau il est dans la même famille depuis 1609. Successivement propriété des Reugnys puis des Michel La Barre, le château garde des traces de toutes les périodes. Du XVe siècle on peut voir le corps du logis entouré par 2 tours et desservit par un escalier polygonal en son centre. Il est à noté que cette construction ressemble fort au logis de fond de cœur du château de Buranlure à Boulleret. On peut encore voir de cette époque et des siècles suivants les riches décorations et moulures aux baies à meneaux, aux lucarnes et à la porte d’entrée (animaux, choux frisés, armoiries non identifiables). Modifié au XVIIe ou au XVIIIe siècle les propriétaires ont ajouté d’importants bâtiments de ferme comme la teste une inscription de 1789. De nouveaux travaux au XIXe siècle ont ajouté notamment aux bâtiments d’origines, une terrasse dont les motifs de la balustrade reprennent ceux du logis du XVe siècle.

La Collégiale[modifier | modifier le code]

Construite à partir du XIe siècle, en pierre calcaire, elle dépend du chapitre de Saint Martin de Tours.

De cette époque, il ne reste plus que la crypte que l’on peut visiter.

Le reste de la collégiale date du XIIe siècle mais elle a été transformée pour arriver dans l’état actuel.

Lors des invasions normandes (XIe siècle) des villes en aval de Léré et notamment de Tours, les reliques de St Martin y furent abritées.

Bien que la collégiale fût à son tour saccagée, les reliques furent sauvegardées

De cette époque, il reste une porte latérale en style roman.

Les autres éléments comme la nef romane sans transept avec tour-Porche et la porte gothique sont plus tardifs.

En 1569 lors des guerres de religions les protestants brulent la collégiale qui restera en l’état pendant deux siècles.

De cette période, un tympan, malheureusement abimé mais original subsiste. Il représente saint Martin coupant son manteau pour donner à un pauvre. Il ne s’agit donc pas d’un jugement dernier comme sur bon nombre d’églises romanes.

Le monument aux morts[modifier | modifier le code]

Ce monument, situé au centre du village devant la mairie, est un pilastre quadrangulaire surmonté d’une sculpture en bronze d’un soldat poilu enveloppé d’un drapeau et orné de feuille Lauriers.

C’est l’œuvre du sculpteur Charles Henri Pourquet, et du fondeur Val d’Osne.

Il a été inauguré le 13 novembre 1921 pour rendre hommages aux soldats morts pour la France lors de la première guerre mondiale (1914-1918).

A l’origine, on y trouvait seulement le nom de 72 hommes.

En 1946 la municipalité décide de rajouter les morts du deuxième conflit mondial. Ainsi, on peut y trouver le nom de 7 militaires, 8 civils morts lors du bombardement du 16 juin 1940 et d’un mort suite à la déportation.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léré est la patrie du poète et chansonnier Jacques Martel (1877-1941).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]