Mégalodon

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Carcharocles megalodon

Megalodon
Description de cette image, également commentée ci-après
Vue d'artiste d'un C. megalodon chassant deux baleines appartenant au genre Eobalaenoptera.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Chondrichthyes
Sous-classe Elasmobranchii
Super-ordre Galeomorphii
Ordre Lamniformes
Famille  Otodontidae
Genre  Carcharocles

Nom binominal

 Carcharocles megalodon
(Agassiz, 1843)

Synonymes

  • Carcharodon megalodon Agassiz, 1843
  • Procarcharodon megalodon (Agassiz, 1843) selon Casier, 1960
  • Megaselachus megalodon (Agassiz, 1843) selon Glikman, 1964
  • Carcharocles megalodon (Agassiz, 1843)
  • Otodus (Megaselachus) megalodon (Agassiz, 1843) selon Cappetta, 2012

Le Mégalodon (Carcharocles megalodon) est une espèce éteinte de requins appartenant à l'ordre des lamniformes. Il a existé durant le Cénozoïque, de 28 à 1,6 millions d'années, soit du Miocène (Burdigalien) jusqu'à la fin du Pliocène.

Le mégalodon est considéré comme le plus grand et puissant carnivore dans l'histoire des vertébrés ; il avait un impact profond sur les communautés marines. Ses restes fossilisés (dents et ailerons) suggèrent que ce requin géant atteignait une taille maximale de 15,9 à 20,3 mètres. Ses fossiles montrent aussi qu'il avait une répartition cosmopolite. Les scientifiques suggèrent que le mégalodon ressemblait à une version trapue et géante du grand requin blanc.

La classification du mégalodon a fait l'objet de nombreux changements. Il était initialement considéré par certains comme appartenant à la famille des Lamnidés, et comme étant proche du grand requin blanc actuel (Carcharodon carcharias), quand d'autres le rattachaient à la famille éteinte des Otodontidés. C'est cette dernière opinion qui semble prévaloir de nos jours[1], bien que des divergences subsistent en ce qui concerne son genre (Carcharocles, Megaselachus, Otodus ou encore Procarcharodon). En 2012, ce dernier a été classé comme étant Otodus (Megaselachus) megalodon, le genre Carcharocles devenant un sous genre d'Otodus sous la forme Megaselachus.

Description[modifier | modifier le code]

Taille moyenne du mégalodon (en rouge) en comparaison avec un requin blanc (en vert) et un humain.
Reconstitution à l'échelle d'un mégalodon au Musée de l'évolution de Puebla au Mexique.
Une dent de mégalodon avec deux dents de Grand requin blanc.
Mâchoire reconstituée d'un mégalodon adulte.

Le mégalodon est principalement connu grâce aux multiples dents et quelques vertèbres fossilisées que l'on a retrouvées. Il s'agit, au même titre que les requins modernes, d'un poisson cartilagineux, c’est-à-dire dont le squelette est constitué de cartilage et non pas d'os, ce qui explique pourquoi peu de squelettes fossilisés ont été retrouvés. Cependant, les grandes dents du mégalodon ont traversé les âges et s'avèrent similaires en de nombreux points à celles du grand requin blanc. Elles mesuraient jusqu'à 20,3 centimètres pour les plus longues jamais trouvées et étaient plus larges qu'une paume de main. Des études[Lesquelles ?] ont suggéré que le mégalodon était un proche parent du Grand requin blanc actuel mais un nombre croissant de chercheurs[Lesquels ?] conteste cette proche parenté et voient dans les similarités dentaires le fruit d'une évolution convergente. Néanmoins, ce sont des extrapolations entre la taille des dents de mégalodons et celles de requins modernes qui ont permis d'évaluer les caractéristiques de ce prédateur. La taille de ce requin est depuis toujours un sujet de débat mais voici les extrapolations les plus récentes[Lesquelles ?].

La première reconstitution de mâchoire de mégalodon date de 1909 au Muséum américain d'histoire naturelle. Le professeur Dean Bashford avait monté une mâchoire mesurant 2,70 m de hauteur et 1,80 m de large, pour des dents de 12 cm. L'animal était censé mesurer 24 mètres mais on sait aujourd'hui que la mâchoire est incorrecte car fondée sur une mauvaise connaissance du ratio entre les dents et la longueur du corps. Dans les années 1980 et début 1990, plusieurs scientifiques ont ramené la taille du mégalodon à 13 et 12 mètres de long.

Le prothésiste dentaire et paléontologue Daniel Pouit effectue en 1991 la 1re reconstitution européenne de mégalodon pour le Bioparc de Doué-la-Fontaine, commune déléguée de Doué-en-Anjou (Maine-et-Loire, France) à partir de dents des faluns (sables coquilliers) d'Anjou-Touraine du Miocène moyen et supérieur. La plus grande dent des faluns d'Anjou mesure 16 cm dans sa hauteur (dent antérieure de la mâchoire supérieure) et la mâchoire reconstituée d'1,80 m d'ouverture buccale avec 150 dents pour 3 rangs de dents fonctionnelles.

En 1996, le paléontologue Mike Gottfried et son équipe[réf. nécessaire] ont procédé à une nouvelle étude, basée sur une dent antérieure de la mâchoire supérieure de 16,5 cm. En calculant le ratio exact avec les dents du grand requin blanc, ils sont parvenus à une longueur de 15,90 mètres pour le propriétaire de cette dent. Par ailleurs, l'aspect massif des dents du mégalodon et la forme de toute la denture disponible, des dents de la mâchoire supérieure aux plus petites latérales, ainsi que l'étude des rares vertèbres retrouvées leur ont permis de donner un aspect plus précis de l'animal. Selon ces considérations, le mégalodon était beaucoup plus massif en proportion que le grand requin blanc, pesant près de 50 tonnes pour un animal de 15 mètres. Son corps était plus musclé, ses mâchoires étaient plus larges à cause de l'absence des deux dents latérales légèrement atrophiées que le requin blanc possède. Son museau plus trapu, ses nageoires pectorales plus développées. Son nombre de vertèbres aurait aussi été plus élevé. Le mégalodon possédait l'allure d'un gigantesque Carcharodon carcharias « bodybuildé »[2]. Mike Gottfried a par ailleurs hypothétiquement estimé, en se basant sur les plus grands individus de requins blancs actuels, que les plus grands mégalodons atteignaient 20,2 mètres.

Le collectionneur renommé Vito Bertucci, ayant étudié les dents de requins fossiles pendant plus de 20 années, avait retrouvé en 2002 une dent latérale de plus de 18 cm, les plus grandes dents étant celles sur la mâchoire supérieure. Bertucci était d'ailleurs à l'origine de la plus grande reconstruction de mâchoire au monde ; mesurant 3 m de hauteur et 3,30 m de large, elle contient 182 dents, dont les plus grandes dépassaient 18 cm. Le spécimen qui aurait porté cette mâchoire était estimé avoir mesuré plus de 22 mètres pour Bertucci[3],[4].

Le spécialiste des requins Cliff Jeremiah[réf. nécessaire] a quant à lui établi une méthode d'estimation basée sur la largeur totale des dents antérieures de la mâchoire supérieure. Il estime que pour chaque centimètre en largeur de dent, il y a approximativement 1,37 mètre de longueur de corps. Une dent de mégalodon large de 12 centimètres proviendrait donc d'un individu mesurant environ 16,4 mètres. À noter qu'un certain nombre de dents dépassent ces dimensions.

Mais d'après les techniques de mesure scientifiques les plus étudiées, celle de Mike Gottfried en se basant sur la longueur de la dent et celle de Cliff Jeremiah en utilisant la largeur de la racine, il apparaît que si la taille du mégalodon a longtemps été débattue et erronée, à la suite d'une mauvaise connaissance de la physiologie des requins lamnoïdes à l'époque, les experts actuels accordent généralement au mégalodon une taille à l'âge adulte de 15,9-20,3 mètres, et un poids compris entre 40 et 60 tonnes. C'est largement supérieur aux dimensions des plus grands cachalots et reptiles marins connus du mésozoïque. Le mégalodon est de ce fait couramment considéré comme le plus grand macroprédateur marin fossile connu.

Le mégalodon semble avoir possédé une mâchoire puissante. Une équipe de paléontologues australiens dirigée par le docteur Stephen Wroe, a mené une série d'études sur ordinateur pour connaitre la puissance exercée par le grand requin blanc et son cousin fossile le mégalodon. Il apparaît que là où Carcharodon carcharias possède une morsure estimée à 2 tonnes/cm2 de pression, la morsure du mégalodon aurait été 6 à 10 fois supérieure, soit entre 12 et 20 tonnes/cm2 de pression, suffisant pour arracher une nageoire ou broyer la cage thoracique d'une baleine de taille moyenne. Le mégalodon posséderait ainsi la plus puissante morsure du règne animal[5]. De nos jours, la plus puissante morsure du règne animal appartient à l'alligator du Mississippi, suivi par les crocodiles, l'orque et enfin le grand requin blanc.

Taxinomie[modifier | modifier le code]

La taxinomie du mégalodon a été débattue pendant près d'un siècle et est toujours discutée. Les deux interprétations majeures sont Carcharodon megalodon (famille des Lamnidés) ou Carcharocles megalodon (famille des Otodontidés). En conséquence, le nom scientifique de cette espèce est communément abrégé en « C. megalodon » dans la littérature.

La vision ancienne (qui a la préférence des biologistes marins) est que le mégalodon devrait être classé dans le genre Carcharodon, avec le grand requin blanc, ce qui a été à l'origine d'un débat sur le fait que le mégalodon soit un ancêtre direct du Grand requin blanc ou alors que les deux espèces partagent un ancêtre commun.

Vers 1995, un nouveau genre, Carcharocles, a été proposé pour classer le mégalodon. Cette approche, qui a la préférence de nombreux paléontologues, considère que le mégalodon a pour ancêtres le requin-taupe géant (Otodus obliquus), ayant existé à l'Éocène, ainsi que l'ancêtre du grand requin blanc, n'est pas le mégalodon, mais le requin mako à grandes dents (Isurus hastalis).

Le taxon acceptait deux synonymes :

  • Procarcharodon megalodon Casier, 1960 ;
  • Megaselachus megalodon Glikman, 1964.

En 2012, Le Mégalodon a été reclassé en tant que Otodus (Megaselachus) megalodon (Cappeta, 2012), Megaselachus devenant alors le sous genre d'Otodus.

Extinction[modifier | modifier le code]

Mâchoire d'une reconstitution de mégalodon au Musée de l'évolution de Puebla au Mexique.

On ignore les causes de son extinction, mais son temps d'existence, Miocène et Pliocène, correspond en grande partie à celui du pélagornis, oiseau marin de 7 mètres d'envergure, et on peut supposer que leur disparition est peut-être liée et due à la raréfaction de leurs proies, des poissons de grande taille, elle-même liée au refroidissement du climat durant le Pliocène[6]. En effet, n'importe quelle perturbation prolongée de la chaîne alimentaire est à même d'éradiquer un prédateur ayant de tels besoins métaboliques.

Si l'on suppose qu'il se nourrissait principalement de dugongs et cétacés, on peut penser que le Carcharocles megalodon s'est éteint lorsque les mers polaires, en se refroidissant, devinrent trop froides pour les requins mais purent constituer un refuge pour les cétacés à sang chaud. L'émergence de grands cétacés prédateurs chassant en groupe tels que l'orque n'a pas contribué à l'extinction du mégalodon mais ces espèces ont pu profiter de la raréfaction du grand requin. Contrairement à lui, les orques ont la capacité de vivre en eau glaciale.

Il n'y a pas d'indices d'une concurrence entre les orques et le mégalodon. Durant le règne du requin, aucun mammifère marin carnivore ne l'a supplanté, mais des espèces de cétacés carnivores comme les orques sont apparues, et d'autres ont disparu avant l'extinction du mégalodon. Il est possible que ce soient d'autres requins plus petits et mieux adaptés à la chasse aux proies plus modestes mais plus nombreuses (pinnipèdes, poissons pélagiques) qui ont concurrencé le mégalodon, trop grand et trop spécialisé dans la chasse aux grands cétacés qui purent se réfugier aux pôles.

Autre supposition : le début des glaciations, en provoquant l'abaissement du niveau marin, aurait fait émerger, donc disparaître en tant que milieux marins, les larges plates-formes épicontinentales peu profondes où le mégalodon se reproduisait et grandissait, dans les herbiers à l'abri des prédateurs du large (dont les adultes de sa propre espèce)[7].


Le mégalodon et l'homme[modifier | modifier le code]

Cryptozoologie[modifier | modifier le code]

Dent fossilisée de Megalodon, provenant du désert d'Atacama au Chili.

Quelques cryptozoologistes ont suggéré que le requin aurait bien pu disparaître plus récemment, voire être encore vivant, alors qu'on n'en trouve pas de trace plus récente que 1,6 million d'années. Passant outre le fait qu'une dent est l'élément squelettique le plus solide, le mieux conservable, et le plus long à se minéraliser (fossiliser), ils avancent les arguments suivants :

  • à la fin du XIXe siècle, le navire océanographique Challenger aurait remonté des fonds du Pacifique des dents longues de 12,5 cm (ce qui est nettement supérieur aux 7,5 cm en moyenne chez les requins blancs que nous connaissons), vieilles seulement de 10 000 ans et non-fossilisées ;
  • des dents vieilles de seulement 5 000 ans auraient été retrouvées non-fossilisées au large de la côte australienne (état de Victoria) ;
  • Pierre Clostermann rapporte dans son livre Des poissons si grands (1969) un incident survenu 15 ans auparavant au large de Timor (Indonésie), et attribué à un gigantesque requin blanc : « [...] en mars 1954, le cotre australien Rachel Cohen passait en cale sèche à Adélaïde pour un carénage. 17 dents de Carcharodon carcharias ayant en moyenne 8 cm à la base et 10 cm du collet à la pointe, furent extraites de la quille en bois, juste à l'aplomb de l'arbre d'hélice tordu. Le demi-cercle décrit par l'implantation des dents et des traces avait pratiquement un mètre de rayon ! » « Le capitaine du Rachel Cohen se souvenait d'un choc nocturne violent lors d'une tempête au large de Timor et avait conclu à une collision avec un des nombreux troncs d'arbre flottant dans cette mer. » « Les ichtyologues australiens ont attribué environ 24 m de long au possesseur d'une telle denture, attiré probablement, comme cela est très fréquent, par les reflets de l'hélice. »[8]. L'estimation faite sur la taille du spécimen reste relative aux connaissances de l'époque ;
  • le biologiste marin David George Stead (en) a mentionné plusieurs observations de requins blancs de grande taille dans les eaux australiennes : « En mai 1939, au cours de discussions dans la presse de Sydney au sujet de la taille des requins, le capitaine J. S. Elkington du Queensland m'écrivit pour me parler d'une observation qu'il fit en 1894 d'un grand requin au large de Townsville Breakwater. (Je puis mentionner que le capitaine Elkington a passé une partie considérable de sa vie au service de la mer, et a toujours été un observateur avisé de la nature.) Il disait que pendant que la chaloupe de 35 pieds [10,5 m] dans laquelle il était se trouvait à l'arrêt durant une demi-heure, ce requin resta à dix pieds [3 m] de la chaloupe, lui donnant l'ample occasion de l'observer. "Ce n'était pas un requin pèlerin, écrivait-il, mais un vrai de type blanc ou jaunâtre, qui se projetait de quelques pieds au moins au-delà de chaque côté de la chaloupe. Cet observateur connaissait le requin pèlerin et il était sûr que celui qu'il avait vu était le grand requin blanc. »[9],
  • la chaîne de télévision Discovery Channel a diffusé en août 2013 un documentaire intitulé "Megalodon: The Monster Shark Lives", soit « Mégalodon, le requin monstrueux est vivant ». Ce documentaire était censé apporter des preuves de l'existence contemporaine du mégalodon, en particulier la photo d'un sous-marin U-Boat avec en arrière-plan l'aileron d'un requin espacé de 64 pieds (près de 20 m) de sa nageoire caudale[10]. Outre le fait que la taille du spécimen serait alors largement supérieure à toutes les estimations de mensurations maximales, il a été démontré que la photo était truquée car construite à partir d'un film où l'aileron ne figure pas[11].

A propos des dents récoltées par le HMS Challenger en 1875 en Polynésie française, deux d'entre elles ont été datées par Tschernezky Wladimir en 1959[12]. Il a mesuré les croûtes de dioxyde de manganèse présentes sur les dents et en déduisit qu'une des dents a 11 333 ans et l'autre 24 206 ans. Cependant, plusieurs critiques peuvent être apportées à cet article. Tout d'abord, le texte comporte une erreur de calcul : la dent N2 est datée de 24 206 ans alors qu'une fois le calcul revérifié, elle aurait plutôt 24 267 ans. Ajoutons que l'auteur n'utilise que la valeur minimale de précipitation donnée par Pettersson (1955)[13] qui est de 0,15mm de dioxyde de manganèse en 1 000 ans. Le chiffre maximal (de 1,4mm pour 1 000 ans) donne donc les âges suivants : 1 214 ans pour la dent N1 et 2 600 ans pour la dent N2. Enfin, Tschernezky s'est trompé dans sa conclusion. Par une telle procédure, il n'a pas daté l'âge des dents, mais le temps de formation des croûtes de dioxyde de manganèse et, par conséquent, le temps d'exposition des dents sur le fond océanique. Notons également que les chiffres donnés par Pettersson sont des chiffres établis dans des conditions physico-chimiques et biologiques bien précises, et que donc les temps de formation sont à prendre avec beaucoup de précautions. La seule méthode de datation viable serait une étude approfondie des roches sédimentaires des fonds marins, plaçant ainsi les dents de mégalodon dans un contexte géologique rigoureux.

Concernant les tailles extraordinaires, il faut signaler que, pendant des décennies, des captures de requins blancs de plus de 10 m voire 11 m ont été signalées : les vérifications scientifiques ont toutefois établi que ces dimensions étaient exagérées, et qu'aucun requin atteignant 7 m n'a jamais été capturé[14]. Toutefois, le record de taille et de poids d'un grand requin blanc, a été établi lors d'une prise en Méditerranée, au large de la Tunisie, soit : 7,10 m de longueur, pour une masse de 1 500 kg. Il s'agissait très probablement d'une femelle. Précisons aussi que le grand requin blanc est un requin d'eau froide et tempérée. Grand nageur (nageoire caudale homocerque), il est plutôt donné pour un requin côtier.

En fait, aucune preuve ne soutient ces allégations considérées comme fantaisistes d'un point de vue scientifique[15], mais dignes de la fascination que les grands requins exercent dans la culture populaire.

Le mégalodon dans la culture[modifier | modifier le code]

Le mégalodon est bien connu du public, car étant plus grand que le grand requin blanc, il est perçu comme plus dangereux et redoutable.

Le mégalodon est très apprécié des scénaristes de film et de téléfilm, notamment pour les films d'horreur comme Shark Attack 3: Megalodon ou bien Mega Shark vs Giant Octopus, mais leur taille y est, le plus souvent, toujours exagérée. Le mégalodon est au centre de l'histoire de l'album de bande dessinée Carthago (actuellement 8 volumes), qui reprend l'hypothèse de la survie de l'espèce jusqu'à nos jours, et fait référence à diverses découvertes de fossiles récents de mégalodon. Il est aussi présent en tant que « easter eggs » dans le jeu vidéo Battlefield 4. Dans un épisode de Sous les mers la famille nektone découvre deux mégalodons, un mâle et une femelle, encore vivants. Après une très longue absence dans le cinéma depuis 2002 (les autres apparitions étant des Direct-to-video), il y marque son retour en apparaissant en 2018 dans le film En eaux troubles dans lequel il est l'antagoniste principal. Sa taille sera pour une fois proche de celle de la réalité.

On peut voir le mégalodon dans le docu-fiction produit par la BBC Les Monstres du Fond des Mers où il est incorrectement désigné comme l'ancêtre du grand requin blanc.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fossilworks: Carcharocles megalodon », sur fossilworks.org (consulté le 20 décembre 2017)
  2. (en) Reconstruction d'un mégalodon.
  3. (en) dent de mégalodon.
  4. Photo de mâchoire de mégalodon..
  5. La morsure du grand blanc.
  6. Jean Trichet, Jérome Gaillardet, Monica Rotaru, Michel Steinberg, Les climats passés de la Terre, Vuibert 2006, (ISBN 978-2-7117-5394-9), 216p.
  7. Michael Reilly, « Prehistoric Shark Nursery Spawned Giants » [archive du ], USA, Discovery News, (consulté le 23 novembre 2013).
  8. Des poissons si grands Pierre Clostermann (1969), Flammarion : 247-249.
  9. Sharks and rays of Australian seas, David G Stead (1963) Sydney, Angus and Robertson : 45-46.
  10. Is Megalodon Still Alive? (en) : "Is a 60-foot prehistoric shark named Megalodon still out there? Sightings of massive sharks around the world suggest to some that it's possible." « Est-ce que le requin préhistorique de 18 mètres nommé mégalodon existe encore ? Des requins gigantesques aperçus un peu partout dans le monde suggèrent que le fait est possible. ».
  11. (en)Did Discovery Channel fake the image in its giant shark documentary?.
  12. TSCHERNEZKY W., 1959. Age of Carcharodon megalodon? Nature, n°4695, p. 1331-1332.
  13. PETTERSSON H., 1955. Manganese nodules and oceanic radium. In : Marine Biology and Oceanography, suppl. to vol. 3 of Deep-Sea Research, p. 335-345.
  14. Détaillé dans Grand requin blanc#Mensurations.
  15. http://www.iflscience.com/plants-and-animals/could-megalodon-still-live-deep-ocean.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) R. W. Boessenecker. 2016. First record of the megatoothed shark Carcharocles megalodon from the Mio-Pliocene Purisima Formation of Northern California. PaleoBios 33 http://escholarship.org/uc/item/0bs400v3#page-1
  • (en) Bretton W. Kent (1994). Fossil Sharks of the Chesapeake Bay Region. Egan Rees & Boyer, Inc. 146
  • (en) H. Cappetta (2012) Chondrichtyes, Mesozoic and Cenozoic Elasmobranchii: Teeth (Handbook of Paleoichthyology, Volume 3E)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Référence taxinomique[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (en) Un article Ben S. Roesch sur la question de l'existence du Carcharodon megalodon aujourd'hui.