Louis Charbonnier

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Louis Charbonnier
Naissance
Clamecy
Décès (à 78 ans)
Clamecy
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 17711815
Distinctions Officier de la Légion d'honneur
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 4e colonne.

Louis Charbonnier (orthographe sujette à caution), né le à Clamecy, mort le à Clamecy, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille dont le père est cordonnier, il s'engage enfant au 49e régiment d'infanterie de ligne. Le 2 février 1771, il entre sous le nom de « Fleur d'orange » dans le Régiment de Vintimille, et il renouvelle son engagement le 20 février 1789, mais dès la prise de la Bastille il déserte. Il passe en Suisse puis rentre à Clamecy où il est nommé capitaine de la Garde nationale, puis capitaine d’une compagnie au 1er bataillon de volontaires de la Nièvre. Chef de bataillon début 1792 et lieutenant-colonel en septembre de la même année, il prend part aux bataille de Jemappes et de Neerwinden.

Le général Jean-Baptiste Jourdan.

Il délivre Lille de l’encerclement des Autrichiens, est blessé à Menin et, en mai ou juin 1793, il est promu au grade de général de brigade sous les ordres de Jourdan. Général de division le 18 janvier 1794, il prend le commandement de l'armée des Ardennes le 27 janvier suivant. Il remporte plusieurs succès, mais est tenu en échec sur la Sambre. Quatre fois, il la franchit de vive force mais est finalement contraint de la repasser. Il fait incendier l'abbaye de Lobbes ainsi que l'abbaye d'Aulne et sa riche bibliothèque[1]. Un nouvel échec devant Charleroi le fait appeler à Paris pour se justifier le 8 juin 1794[2]. Réformé et mis à la retraite, il rentre à Clamecy, où il fait figure de notable.

C’est ainsi qu’il est en bonne place dans le cortège qui se rend à la Montagne, en haut du Crôt Pinçon pour honorer l’Être suprême en 1794. Après la chute de Robespierre, il reconstitue la « société populaire » dissoute par Fouché, en s’entourant de vingt-et-un citoyens sérieux et compétents.

En 1796, dans des conditions mal définies, il réintègre le cadre avec le grade de commandant, il est affecté à Boulogne, puis à Givet et à Charleroi. En 1800, il recouvre son grade de général de brigade et commande à Liège, puis à Maastricht, où il était encore en 1814. Après les Cent-Jours, il est définitivement mis à la retraite. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 11 décembre 1803, et Officier de l'ordre le 14 juin 1804.

Ses prestations postérieures à 1800 lui valent l'honneur de figurer sur la liste des valeureux officiers de l'Empire, sur le pilier nord de l'Arc de triomphe (avenue de la Grande-Armée - avenue de Wagram).

Rentré dans la vie civile après Waterloo, il meurt à Clamecy le , où il est enterré [3],[4].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il fait partie des 660 personnalités à avoir leur nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Demoulin 1980, p. 169 à 174
  2. On sait que si la Convention récompensait très mal déjà ses généraux victorieux, elle était impitoyable envers les vaincus ; aux derniers feux de la Terreur, la destitution était bien la peine la plus légère que l'on était en droit d'espérer, Charbonnier s'en tirait à bon compte (Demoulin 1980, p. 175)
  3. Prévost et Roman d'Amat 1959
  4. Demoulin 1980, p. 169 à 176

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Prévost et J.C. Roman d'Amat, Dictionnaire de biographie française, vol. 2, t. 8, Paris, Letouzey et Ané, (ISBN 978-2-7063-0158-2)
  • Claude Demoulin, Aulne et son domaine, Landelies, Claude Demoulin, , 430 p.
  • Docteur Robinet, Jean-François Eugène et J. Le Chapelain, Dictionnaire historique et biographique de la révolution et de l'empire, 1789-1815, volume 1, Librairie Historique de la révolution et de l’empire, 900 p. (lire en ligne), p. 378.
  • « Notice no LH/487/69 », base Léonore, ministère français de la Culture