Ludwig von 88

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Ludwig von 88
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Punk rock, crossover thrash, reggae, rock alternatif
Années actives 1983 - 1999
2016 -
Labels Bondage Records
Composition du groupe
Membres Olaf
Laurent ex Laurent
Fabrice
Karim
Nobru
Charlu
François
Jean-Mi

Ludwig von 88 est un groupe de punk rock et de rock français actif de 1983 à 1999. Affiliés à la scène du rock alternatif français, ils étaient très populaires dans les années 1980 et 1990[1],[2].

Histoire du groupe[modifier | modifier le code]

Le groupe est formé en 1983 par Laurent Manet et Olivier "Olaf" Felingstone [3], respectivement bassiste et guitariste. Bientôt, ils sont rejoints par Fabrice Barthelon au chant et Laurent Porthes, en seconde guitare. Le groupe se produit principalement dans les squats de Paris, comme "Pali-Kao" ou "l'usine" de Montreuil. En 1984, arrivent Karim Berrouka au chant et Bruno Garcia (futur Sergent Garcia) qui remplace Laurent Porthes à la guitare. Le groupe se produit avec deux chanteurs, deux guitaristes et un bassiste mais sans batteur. Comme de nombreux groupes de l'époque (Métal Urbain, Bérurier Noir…), Ludwig von 88 utilise une boîte à rythmes. Olaf décide de quitter le groupe et la formation se stabilise désormais autour de Karim et Fabrice au chant, Bruno à la guitare et Laurent à la basse. Jean-Michel "Jean-Mi" Rossignol qui officie aussi dans Bérurier Noir, s'occupe des machines (boîtes à rythmes). Ludwig von 88 se caractérise par ses chansons mêlant à la fois un humour potache, des textes corrosifs et cyniques sur la société et un esprit enfantin[4]. Contrairement à Bérurier Noir, Ludwig von 88 joue la carte de l'humour et de la dérision[5]. Leurs prestations scéniques sont résolument festives et théâtralisées, avec déguisements et reprises de chansons loufoques[6].

En 1986, Ludwig von 88 sort son premier album : Houlala suivi en 1987 par Houlala 2 : La Mission. D'après Karim Berrouka, les deux disques ont été enregistrés dans une totale liberté, dans un esprit de délire, de provocation et d'exploration[7]. Le groupe aborde avec humour et ironie, des sujets comme la guerre (Libanais Raides), la drogue (Le Manège Enchanté, Kaliman…) et se moque de certaines personnalités (Louison Bobet For Ever), des hippies (Nous Sommes Des Babas) ou même des punks (Les Iroquois A Cheveux Verts). Ils poussent l'humour jusqu'à enregistrer un titre appelé Le Chant Des Carpes… où l'on entend 2 minutes 21 de silence[8].

En 1988, Fabrice et Laurent quittent le groupe. François Gondry ("Gondrax") reprend la place de bassiste jusqu'en 1990, et participent aux Maxi 45-tours, Sprint, LSD For Ethiopia et New Orleans. Charlu Ombre des Nuclear Device, reprend la basse en 1990, lorsque François Gondry rejoint Raymonde et les Blanc-becs. François Gondry créera plus tard Le Goéland, une entreprise de vente de t-shirts à slogan[9].

De 1990 à 1999, le groupe suit un rythme de production quasiment annuel.

En 1999, le groupe joue leur dernier concert et s'il n'annonce pas officiellement sa séparation, se met en pause prolongée. En 2001, Ludwig von 88 sort néanmoins un album : La révolution n'est pas un dîner de gala. Selon Karim Berrouka, le fait que Bruno Garcia, le guitariste, officie désormais dans Sergent Garcia[10], que Charlu Ombre ait déménagé à Avignon et le manque de motivation font que le groupe a arrêté depuis 1999[11].

Depuis, Jean-Mi alias Junior Cony s'est lancé dans le dub. On le retrouve également derrière les machines de Bérurier noir. Karim Berrouka écrit du fantastique et de la fantasy. Charlu quitte la basse et lance le projet Kiladikilé[12],[13].

Le groupe s'est reformé en 2016, avec une première date le 18 juin au Hellfest [14].

Signification du nom[modifier | modifier le code]

Le 88 a plusieurs interprétations.

Ludwig von 88 aurait introduit « 88 » dans le nom de son groupe ironiquement pour faire grincer les dents des néonazis (la lettre H étant la huitième de l'alphabet, le nombre 88 est souvent utilisé par des mouvements néonazis pour symboliser le Heil Hitler, HH, 88 ou SS car S est la 8e lettre en partant de la fin de l'alphabet.) Dans l'album hommage "Mort aux Ludwig Von 88", Tristan-Edern Vaquette fait référence à cette explication, en introduction du morceau "Nous" [15]. Selon une interview de Karim, ce serait un pastiche du 77, nombre fétiche du mouvement punk, désignant l'année 1977 à partir de laquelle le punk a commencé à se répandre[16]. Selon une autre interview, de Nobru cette fois, il ferait référence au nombre de constellations recensées dans le ciel terrestre, entre autres[17].

Le « Ludwig Von » est une référence (fréquente dans le mouvement punk) au film culte Orange mécanique, et à la passion d'Alex pour Ludwig van Beethoven[18].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Singles, 45 tours, maxis[modifier | modifier le code]

  • Live ? (mars 1985)
  • Flower punks, flower skins (split EP avec Les P.P.I., 1986)
  • Les trois petits keupons (février 1987)
  • Louison Bobet for ever (septembre 1987)
  • Guerrier Balubas (juin 1988)
  • Sprint (septembre 1988) (alias SEOUL 88, Maxi 45T de huit titres)
  • Sardellen Filet (split EP avec Die Mimmi's, printemps 1989)
  • L.S.D. for Éthiopie (We Are The World) (mai 1990)
  • New Orleans (mai 1991)
  • In the Ghettos (juillet 1993)
  • TAMERANTONG (automne 1993)
  • Hiroshima (50 ans d'inconscience) (août 1995)
  • Le Crépuscule des fourbes (1996)
  • La sacrée grole (1997)
  • Ludwig von 88 "live" (1997)
  • René Binamé + Ludwig von 88 (1998, split-CD avec René Binamé, 3 titres de Ludwig von 88)
  • St-Valentin (1998)
  • Zorro El Zapato (2001)

Compilations[modifier | modifier le code]

Hommage[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]