Boogaloo

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Le boogaloo est un courant musical nord-américain qui puise sa source d'inspiration dans le latin jazz, la rythmique afro-cubaine, le rhythm and blues et l'énergie soul noire du début des années 1960.

Historique[modifier | modifier le code]

Éléments clés de l'histoire du boogaloo[modifier | modifier le code]

L'apparition soudaine de ce style musical est due à l'explosion d'une nouvelle danse, le boogaloo, sur la fin de l'année 1966[1] dans le Spanish Harlem de New York[2]. Le boogaloo, mélange d'ingrédients épicés de la musique soul et d'exaltations du latin jazz dont le plus grand ambassadeur du genre a été le Joe Cuba Sextet emmené par son leader charismatique.

On peut également citer comme vedettes emblématiques comme Johnny Colón, Willie Colón, Pete Rodríguez, Ray Terrace et surtout Pete Terrace dont les titres seront publiés en France par le label Disques Vogue international.

Au début des années 1970, le club new-yorkais Chez José était un lieu emblématique du boogaloo, Pete Terrace y enregistrera son célèbre album live King of the Boogaloo.

Les hispanophones écrivent « bugalu » ; on parle aussi de « latin soul » et de « shing-a-ling ». L'arrivée de la salsa mettra fin à cette mode quelques années plus tard.

Quelques albums célèbres[modifier | modifier le code]

  • 1967 : Pete Terrace - King of the Boogaloo (Live at Chez José in New York)[2]Somerset Records (en) (Somerset 646 & Alshire Records / Alshire ASR 101 & SF-31400).

Quelques tubes[modifier | modifier le code]

Le boogaloo après son déclin musical[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1990-début des années 2000, des groupes de salsa colombiens ont remis le boogaloo au goût du jour : La Sonora Carruseles (Soy el rey, Federico Boogaloo, Micaela, El Pito...) Fruko, Grupo Galé.

Allusions au boogaloo[modifier | modifier le code]

Ray Charles (1963), puis The Blues Brothers (le titre est repris pour la BO du film Les Blues Brothers, en 1980), rendent hommage au boogaloo dans la chanson Shake a Tail Feather[3].

Dans la chanson Nobody but Me, enregistrée en 1967 par le groupe The Human Beinz, on retrouve le shing-a-ling et le boogaloo : « Nobody can do shing-a-ling like I do [...] Nobody can do boogaloo like I do ».

Le Québécois Robert Charlebois les évoque dans sa chanson Ordinaire, sur des paroles de Mouffe, sortie en 1970 : « Y en aura d'autres, plus jeunes, plus fous. Pour faire danser les boogaloos ».

Dans la chanson All the Young Dudes écrite par David Bowie (1972) pour Mott the Hoople, on le retrouve dans le refrain : « All the young dudes, Carry the news, Boogaloo dudes, Carry the news ».

On doit à Ringo Starr la chanson Back Off Boogaloo, sortie en 1972.

La chanson I'm the Greatest écrite par John Lennon et interprétée par Ringo Starr sur son album Ringo publié en 1973 mentionne le boogaloo :

« I was in the greatest show on Earth,
For what it was worth.
Now I'm only thirty-two;
And all I wanna do, is boogaloo »

Le chanteur populaire français Carlos y fait allusion dans son album Le Bougalou du loup-garou et la chanson éponyme Le Bougalou du loup-garou (1976).

Le groupe allemand Modern Talking mentionne a « Little boo-ga-loo » dans la chanson Hey You incluse dans l'album "Ready for Romance" (1986).

Sur l'album Rock'n'roll part 9, Les Wampas ont écrit une chanson sur le boogaloo (Le boogaloo porte ses fruits...), en 2006.

Le groupe Phil JL Robert & 3kindred Spirit fait allusion au Boogaloo dans le titre de l'album BoOgAloO ZoO (2015) et dans la chanson We Love the Boogaloo[4].

L'indicateur de police dans le dessin-animé Funky Cops s'appelle Boogaloo.

Le chanteur The Weeknd y fait allusion dans "Phantom Regret".

Electric boogaloo[modifier | modifier le code]

Un style de popping (une des formes de danse hip-hop) est appelé « Electric boogaloo (en) », il doit son nom au groupe de danse californien The Electric Boogaloos.

Un film traitant de l'electric boogaloo, Breakin' 2: Electric Boogaloo (en), suite du film de breakdance Breakin', est devenu célèbre pour son titre qui sera tourné en ridicule. Il est à l'origine d'un gag récurrent qui consiste à appeler « Electric Boogaloo » toute suite de film censée être mauvaise ; en découleront de nombreux mèmes tels Frankenstein 2: Electric Boogaloo, ou La Bible II: Electric Boogaloo[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. On peut voir James Brown danser le Boogaloo dès 1964 dans un show télévisé : (en) « James Brown boogaloo dance 1964 » [vidéo], YouTube (consulté le ).
  2. a et b (en) « Pete Terrace – King Of The Boogaloo », Discogs (consulté le ).
  3. « Ray Charles - Shake a Tail Feather », Paroles2chansons (consulté le ).
  4. (en) « We Love the Boogaloo », Deezer (consulté le ).
  5. (en) Matt Patches, « How ‘Breakin’ 2: Electric Boogaloo’ Became a Movie and Then a Meme », Grantland, (consulté le ).

Article connexe[modifier | modifier le code]