Laurianne Rossi

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Laurianne Rossi
Illustration.
Laurianne Rossi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(2 ans, 2 mois et 22 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 11e des Hauts-de-Seine
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique LREM
Prédécesseur Julie Sommaruga
Questeure de l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
(2 ans, 2 mois et 16 jours)
Président François de Rugy
Législature XVe
Prédécesseur Marie-Françoise Clergeau
Biographie
Date de naissance (35 ans)
Lieu de naissance Toulon (Var, France)
Nationalité Française
Parti politique PS (2007-2011)
LREM (depuis 2016)
Diplômée de IEP d'Aix-en-Provence
Profession Cadre (entreprises publiques)

Laurianne Rossi, née le à Toulon (Var), est une femme politique française.

D'abord militante du Parti socialiste, elle rejoint en 2016 En marche !, devenu La République en marche, dont elle devient la référente dans les Hauts-de-Seine en septembre 2016.

Élue députée dans la 11e circonscription des Hauts-de-Seine (Montrouge, Bagneux, Malakoff) lors des élections législatives de 2017, elle est questeure de l'Assemblée nationale et membre de la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire.

Laurianne Rossi est également responsable des relations du mouvement La République En Marche avec les groupes parlementaires LaREM de l'Assemblée nationale et du Sénat.

Famille et études[modifier | modifier le code]

Petite-fille d’émigrés italiens, Laurianne Rossi grandit à La Garde, près de Toulon dans le Var, auprès d'un père policier municipal et d'une mère secrétaire à l'Arsenal de Toulon. Elle accomplit toute la première partie de son cursus scolaire à La Garde : à l'école élémentaire Michel Zunino, au collège Jacques-Yves Cousteau puis au lycée du Coudon.

Elle intègre sur mention très bien, en tant qu'élève boursière, l'Institut d'études politiques (Sciences Po Aix) en 2002.

De 2005 à 2006, elle accomplit sa troisième année en Afrique de l'Ouest, au Bénin, auprès du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et du PNUD.

Elle sort diplômée de Sciences Po Aix en 2006 et poursuit avec un troisième cycle en droit public et en sciences politiques à l'université Paris I - Sorbonne (2007).

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Laurianne Rossi commence sa carrière en 2007 au Sénat, comme collaboratrice parlementaire auprès du sénateur Yves Krattinger (Haute-Saône, PS)[1], expert des questions de transport, d'aménagement du territoire et de décentralisation (2007-2009).

Elle rejoint ensuite la direction générale de l'Office Public de l'Habitat de Paris (Paris Habitat-OPH, 2009-2012) en tant que chargée de mission. Elle est notamment chargée des relations institutionnelles et de la création du Médiateur des locataires.

En 2012, elle intègre l’Institut des Infrastructures pour la Mobilité (IDRRIM), né du Grenelle de l’environnement. Directrice déléguée[2], chargée du développement et de la communication, elle contribue à l’essor de cet organisme voué aux infrastructures de transport et au dialogue entre services de l’État, collectivités locales et entreprises.

Elle est un temps déléguée générale adjointe du Forum pour la gestion des villes[2].

En novembre 2016, elle rejoint la direction « Accès au réseau » de SNCF Réseau, où elle exerce jusqu'à la date de son élection le 18 juin 2017[2],[3].

Engagements politiques[modifier | modifier le code]

Militante du Parti socialiste[1] de 2007 à 2011, proche du courant Socialisme et démocratie porté par Dominique Strauss-Kahn et Pierre Moscovici[4], Laurianne Rossi quitte le parti, « lassée des combats de personnes et de l'absence de débat d'idées »[5].

Elle privilégie alors d'autres engagements citoyens et associatifs. Elle intègre notamment le Conseil économique, social et environnemental de Boulogne-Billancourt, dont elle devient rapporteure de 2009 à 2016.

Engagée très tôt aux côtés d’Emmanuel Macron, elle adhère à En Marche ! en avril 2016, et se voit nommée en septembre 2016, à titre bénévole, référente départementale du mouvement pour le département des Hauts-de-Seine[4],[6]. Elle cesse cette fonction juste après son élection au mandat de députée.

En février 2019, elle est nommée par Stanislas Guerini, délégué général de La République En Marche, responsable des relations du mouvement avec les groupes parlementaires LaREM de l'Assemblée nationale et du Sénat[réf. nécessaire].

Elle est par ailleurs vice-présidente de l’Observatoire de l'éthique publique[7].

Laurianne Rossi est également membre du Club XXIe siècle, qui agit en faveur de l’égalité des chances et de la méritocratie républicaine[réf. nécessaire].

Elle est, ou a été membre du Mouvement européen-France.[réf. nécessaire]

Mandat parlementaire[modifier | modifier le code]

Élection et responsabilités[modifier | modifier le code]

Investie par La République en marche ! pour les élections législatives de 2017 dans la 11e circonscription des Hauts-de-Seine[8] (Bagneux, Malakoff, Montrouge), elle arrive en tête dans les trois villes au premier tour avec 38,43% des voix puis remporte le second tour de l'élection avec 52,33 % des suffrages exprimés face à la candidate PC-France Insoumise, Yasmine Boudjenah[9].

Elle intègre la Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire.

Elle est également élue questeure de l'Assemblée nationale, siégeant au sein du Bureau de l'Assemblée nationale. A ce titre, elle est chargée de préparer, d’exécuter et de contrôler le budget de l’Assemblée nationale, qui s’élève à 550 millions d’euros, avec les deux autres questeurs, Florian Bachelier (LREM) et Éric Ciotti (LR)[7]. Elle est réélue à ce poste en juillet 2019, à l'occasion de la remise en jeu des postes au sein de la majorité[7].

Activité législative[modifier | modifier le code]

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Dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances pour 2019, un amendement de sa plume qui vise à supprimer une niche fiscale bénéficiant à l'huile de palme, est adopté par la commission des Finances, puis rejeté par l'Assemblée nationale, la majorité suivant l’avis du ministre des Comptes publics Gérald Darmanin. Elle justifie son amendement par le fait que « l'extension des plantations de palmiers à huile constitue une cause majeure de déforestation, et de dégradation des écosystèmes, dans les pays du Sud »[10],[11].

Particulièrement impliquée sur les sujets de mobilité, de politique de la ville et de logement, elle est vice-présidente du Groupe d'études « Villes et Banlieues » et « Enjeux de rénovation de l’habitat dégradé », membre du Haut Comité pour la qualité de service dans les transports et membre du Conseil national du bruit.

En première ligne sur la réforme ferroviaire annoncée par le gouvernement en février 2018, elle est nommée responsable du texte au sein du groupe parlementaire LREM.

Elle est nommée Rapporteure pour avis sur la première partie des budgets 2017 et 2018 au nom de la Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire.

Également mobilisée sur les perturbateurs endocriniens, elle défend l'interdiction de l'utilisation des contenants alimentaires en plastique (de cuisson, de réchauffe et de service) dans la restauration scolaire et parvient à faire adopter son amendement à l'article 28 de la loi Egalim, malgré le rejet puis le recours devant le Conseil constitutionnel d'une partie des sénateurs.

En mars 2019, elle est nommée co-rapporteure de la mission d'information parlementaire sur les perturbateurs endocriniens présents dans les contenants en plastique.

En juillet 2019, elle est nommée membre de la commission spéciale chargée de l’examen du projet de révision des lois de bioéthique.

Positionnement au sein de la majorité[modifier | modifier le code]

En septembre 2018, après la nomination de François de Rugy au gouvernement, elle soutient la candidature de Barbara Pompili à la présidence de l'Assemblée nationale[12].

Sur le sujet de la laïcité, elle apparaît comme une membre du « courant républicain » au sein de la majorité[13].

Divers[modifier | modifier le code]

Le 30 juillet 2017, alors qu'elle distribuait des tracts et échangeait avec des habitants sur le marché de Bagneux, elle est frappée par un homme qui prend la fuite[14]. Ancien délégué CGT et ancien militant PCF, il est condamné le lendemain à six mois de prison dont un ferme et cinq avec sursis[15].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Michel Rose, « Macron builds party machine and momentum before French election », sur metro.us, (consulté le 19 juin 2017).
  2. a b et c Yann Guégan et Diane de Fortanier, « La galaxie LRM à l’Assemblée nationale », sur contexte.com, (consulté le 19 octobre 2018).
  3. « Fiche nominative «  Haute Autorité pour la transparence de la vie publique », sur www.hatvp.fr (consulté le 8 avril 2018)
  4. a et b Anne-Sophie Damecour, « « On sentait bien qu’il se passait quelque chose » Laurianne Rossi, 32 ans, En Marche ! 92 », sur leparisien.fr, (consulté le 19 juin 2017).
  5. Carl Meeus, « Éminence grise - Laurianne Rossi », Le Figaro Magazine, semaine du 16 mars 2018, page 22.
  6. « Qui est Laurianne Rossi, votre députée (LREM) à Bagneux - Malakoff - Montrouge », leparisien.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 20 juin 2017)
  7. a b et c « Laurianne Rossi, réélue questeure de l’Assemblée : « Nous allons renforcer les règles » », sur nouvelobs.com, (consulté le 31 juillet 2019).
  8. Anne-Sophie Damecour, « Législatives : la République En Marche ! dévoile une partie de ses candidats dans le 92 », sur leparisien.fr, (consulté le 19 juin 2017).
  9. « Hauts-de-Seine (92) - 11ème circonscription. », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 19 juin 2017).
  10. Laurent Radisson, « Les députés suppriment une niche fiscale favorable à l'huile de palme », sur actu-environnement.com, (consulté le 26 août 2019).
  11. Laure Equy, « A l'Assemblée, l'huile de palme fait de la résistance », sur liberation.fr, (consulté le 26 août 2019).
  12. Julie Cloris, « Duel Ferrand-Pompili pour présider l’Assemblée : qui soutient qui ? », sur leparisien.fr, (consulté le 10 septembre 2018).
  13. Louis Nadau, « Schiappa contre Taché : ce serre-tête qui coupe LREM en deux camps opposés sur la laïcité et le voile », (consulté le 11 mars 2019).
  14. « "J'ai fait une énorme bêtise" : à la barre, l'homme qui a agressé une députée LREM tente de justifier son geste », Franceinfo,‎ (lire en ligne, consulté le 1er août 2017)
  15. « L'agresseur d'une députée En Marche condamné à un mois d'emprisonnement ferme », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 31 août 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]