Laurianne Rossi

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Laurianne Rossi
Illustration.
Laurianne Rossi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(3 ans, 1 mois et 17 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 11e des Hauts-de-Seine
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique LREM
Prédécesseur Julie Sommaruga
Questeure de l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
(3 ans, 1 mois et 11 jours)
Président François de Rugy
Législature XVe
Prédécesseur Jean Launay
Biographie
Date de naissance (36 ans)
Lieu de naissance Toulon (Var, France)
Nationalité Française
Parti politique PS (2007-2011)
LREM (depuis 2016)
Diplômée de IEP d'Aix-en-Provence
Profession Cadre (entreprises publiques)

Laurianne Rossi, née le à Toulon (Var), est une femme politique française.

D'abord militante du Parti socialiste, elle rejoint en 2016 En marche, devenu La République en marche (LREM), dont elle devient la référente dans les Hauts-de-Seine.

Élue députée dans la 11e circonscription des Hauts-de-Seine (Montrouge, Bagneux, Malakoff) lors des élections législatives de 2017, elle est questeure de l'Assemblée nationale et membre de la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire.

Laurianne Rossi est également responsable des relations de LREM avec les groupes parlementaires du parti à l'Assemblée nationale et au Sénat.

Depuis 2020, elle est conseillère municipale de Montrouge et conseillère de l'établissement public territorial Vallée Sud Grand Paris.

Famille et études[modifier | modifier le code]

Petite-fille d’émigrés italiens, Laurianne Rossi grandit à La Garde, près de Toulon dans le Var, auprès d'un père policier municipal et d'une mère secrétaire à l'Arsenal de Toulon.

Elle intègre sur mention, et en tant qu'élève boursière, l'Institut d'études politiques (Sciences Po Aix) en 2002.

De 2005 à 2006, elle accomplit sa troisième année en Afrique de l'Ouest, au Bénin, auprès du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et du PNUD.

Elle sort diplômée de Sciences Po Aix en 2006 et poursuit avec un troisième cycle en droit public et en sciences politiques à l'université Paris I - Sorbonne (2007).

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Laurianne Rossi commence sa carrière en 2007 au Sénat, comme collaboratrice parlementaire auprès du sénateur Yves Krattinger (Haute-Saône, PS)[1], expert des questions de transport, d'aménagement du territoire et de décentralisation (2007-2009).

Elle rejoint ensuite la direction générale de l'Office Public de l'Habitat de Paris (Paris Habitat-OPH, 2009-2012) en tant que chargée de mission. Elle est notamment chargée des relations institutionnelles et de la création du Médiateur des locataires.

En 2012, elle intègre l’Institut des Infrastructures pour la Mobilité (IDRRIM), né du Grenelle de l’environnement. Directrice déléguée[2], chargée du développement et de la communication, elle contribue à l’essor de cet organisme voué aux infrastructures de transport et au dialogue entre services de l’État, collectivités locales et entreprises.

Elle est un temps déléguée générale adjointe du Forum pour la gestion des villes[2].

En , elle rejoint la direction « Accès au réseau » de SNCF Réseau, où elle exerce jusqu'à la date de son élection le [2],[3].

Premiers engagements politiques[modifier | modifier le code]

Militante du Parti socialiste[1] de 2007 à 2011, proche du courant Socialisme et démocratie porté par Dominique Strauss-Kahn et Pierre Moscovici[4], Laurianne Rossi quitte le parti, « lassée des combats de personnes et de l'absence de débat d'idées »[5]. Elle privilégie alors d'autres engagements citoyens et associatifs.

Engagée très tôt aux côtés d’Emmanuel Macron, elle adhère à En Marche ! en , et se voit nommée en , à titre bénévole, référente départementale du mouvement pour le département des Hauts-de-Seine[4],[6]. Elle cesse cette fonction juste après son élection au mandat de députée des Hauts-de-Seine, en .

Mandat parlementaire[modifier | modifier le code]

Élection et fonctions à l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Investie par La République en marche ! pour les élections législatives de 2017 dans la 11e circonscription des Hauts-de-Seine[7] (Bagneux, Malakoff, Montrouge), elle arrive en tête au premier tour avec 38,43 % des voix, puis remporte le second tour de l'élection avec 52,33 % des suffrages exprimés face à la candidate PC-France Insoumise, Yasmine Boudjenah[8].

Très mobilisée sur les questions de transports, de logement et de santé environnementale, elle intègre la Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire.

Elle est également élue questeure de l'Assemblée nationale, siégeant au sein du bureau de l'Assemblée nationale[9]. À ce titre, elle est chargée de préparer, d’exécuter et de contrôler le budget de l’Assemblée nationale, qui s’élève à 550 millions d’euros, avec les deux autres questeurs, Florian Bachelier (LREM) et Éric Ciotti (LR)[10]. Elle est réélue à ce poste en , à l'occasion de la remise en jeu des postes au sein de la majorité[10]. Selon La Lettre A, à mi-mandat, elle « s'appuie sur de solides réseaux dans la Commission développement durable et n'hésite pas à remobiliser ses amitiés socialistes au sein de plusieurs think-tanks », mais affronte « des turbulences internes à la questure »[11].

Activité législative[modifier | modifier le code]

Particulièrement impliquée sur les sujets de mobilité, de politique de la ville et de logement, elle est vice-présidente du Groupe d'études « Villes et Banlieues » et « Enjeux de rénovation de l’habitat dégradé », membre du Haut Comité pour la qualité de service dans les transports et présidente du Conseil national du bruit.

En 2018, elle est cheffe de file du groupe LREM pour la loi ferroviaire[11].

Elle est nommée rapporteure pour avis sur la première partie des budgets 2017 et 2018 au nom de la Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire.

Dans le cadre de la loi Egalim (article 28), elle fait voter, par un amendement, l’interdiction de l’usage des contenants en plastique dans les cantines scolaires en raison des perturbateurs endocriniens qu'ils contiennent, pour une entrée en vigueur en 2025 ; l'amendement est maintenu malgré le rejet puis le recours devant le Conseil constitutionnel d'une partie des sénateurs[12]. Le Monde indique qu'elle a été convaincue de l'intérêt d'une telle mesure « par sa rencontre avec un collectif de parents d’élèves de Montrouge », « quelques mois après son entrée au Palais-Bourbon »[12]. En , elle est nommée co-rapporteure de la mission d'information parlementaire sur les perturbateurs endocriniens présents dans les contenants en plastique[réf. nécessaire].

En 2018, dans le cadre des débats sur la loi SRU, son amendement visant à instaurer un taux maximal de logement social est rejeté par l'Assemblée[13]. Avec d'autres députés, elle défend également la réduction du délai de réexamen des dossiers à deux ans au nom du « besoin d'une plus grande mobilité au sein du parc social »[14].

Dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances pour 2019, un amendement de sa plume qui vise à supprimer une niche fiscale bénéficiant à l'huile de palme, est adopté par la commission des Finances, puis rejeté par l'Assemblée nationale, la majorité suivant l’avis du ministre des Comptes publics Gérald Darmanin. Elle justifie son amendement par le fait que « l'extension des plantations de palmiers à huile constitue une cause majeure de déforestation, et de dégradation des écosystèmes, dans les pays du Sud »[15],[16].

En 2019, dans le cadre de l'examen du projet de loi d'orientation des mobilités, elle dépose huit amendements afin de mieux réguler l'utilisation des « engins de déplacements personnels » (EDP), dont font partie les trottinettes électriques[17].

En , elle est nommée membre de la commission spéciale chargée de l’examen du projet de révision des lois de bioéthique.

Positionnement et fonctions au sein de la majorité[modifier | modifier le code]

En , après la nomination de François de Rugy au gouvernement, elle soutient la candidature de Barbara Pompili à la présidence de l'Assemblée nationale[18].

En , elle est nommée par Stanislas Guerini, délégué général de La République En Marche, responsable des relations du mouvement avec les groupes parlementaires LaREM de l'Assemblée nationale et du Sénat[réf. nécessaire].

Sur le sujet de la laïcité, elle apparaît comme une membre du « courant républicain » au sein de la majorité[19].

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Laurianne Rossi est également présidente du Conseil national du bruit, vice-présidente de l’Observatoire de l'éthique publique[10].

En juin 2020, elle est élue conseillère municipale de Montrouge sur la liste du maire sortant Étienne Langereau (UDI), et conseillère de l'établissement public territorial Vallée Sud Grand Paris[20],[21]. Sa liste avait le soutien de LREM, alors que Laurianne Rossi s'opposait au choix de Juliette Méadel (Parti socialiste) comme tête de liste[22].

Divers[modifier | modifier le code]

Le , alors qu'elle distribuait des tracts et échangeait avec des habitants sur le marché de Bagneux, elle est frappée par un homme qui prend la fuite[23]. Ancien délégué CGT et ancien militant PCF, il est condamné le lendemain à six mois de prison dont un ferme et cinq avec sursis[24].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Michel Rose, « Macron builds party machine and momentum before French election », sur metro.us, (consulté le 19 juin 2017).
  2. a b et c Yann Guégan et Diane de Fortanier, « La galaxie LRM à l’Assemblée nationale », sur contexte.com, (consulté le 19 octobre 2018).
  3. « Fiche nominative «  Haute Autorité pour la transparence de la vie publique », sur www.hatvp.fr (consulté le 8 avril 2018)
  4. a et b Anne-Sophie Damecour, « « On sentait bien qu’il se passait quelque chose » Laurianne Rossi, 32 ans, En Marche ! 92 », sur leparisien.fr, (consulté le 19 juin 2017).
  5. Carl Meeus, « Éminence grise - Laurianne Rossi », Le Figaro Magazine, semaine du 16 mars 2018, page 22.
  6. « Qui est Laurianne Rossi, votre députée (LREM) à Bagneux - Malakoff - Montrouge », leparisien.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 20 juin 2017)
  7. Anne-Sophie Damecour, « Législatives : la République En Marche ! dévoile une partie de ses candidats dans le 92 », sur leparisien.fr, (consulté le 19 juin 2017).
  8. « Hauts-de-Seine (92) - 11ème circonscription. », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 19 juin 2017).
  9. Fanny Roux et Hugo Thérond, « Transports : les députés à surveiller », sur Contexte.com, (consulté le 14 juin 2020).
  10. a b et c « Laurianne Rossi, réélue questeure de l’Assemblée : « Nous allons renforcer les règles » », sur nouvelobs.com, (consulté le 31 juillet 2019).
  11. a et b « Les appuis de Laurianne Rossi pour s'imposer à la questure de l'Assemblée », sur lalettrea.fr, (consulté le 29 novembre 2019).
  12. a et b Manon Rescan, « La difficile bataille d’une députée LRM contre les perturbateurs endocriniens », sur lemonde.fr, (consulté le 15 décembre 2019).
  13. Fabrice Randoux, « Logement: le totem de la loi SRU, objet d'attaques à l'Assemblée », sur Public Sénat.fr, (consulté le 14 juin 2020).
  14. Le Figaro.fr avec AFP, « Logement social: réexamen des locataires tous les 3 ans en zones tendues », sur lefigaro.fr, (consulté le 14 juin 2020).
  15. Laurent Radisson, « Les députés suppriment une niche fiscale favorable à l'huile de palme », sur actu-environnement.com, (consulté le 26 août 2019).
  16. Laure Equy, « A l'Assemblée, l'huile de palme fait de la résistance », sur liberation.fr, (consulté le 26 août 2019).
  17. Damien Licata Caruso, « Trottinettes électriques : cette députée veut «rendre le casque et les gants obligatoires» », sur leparisien.fr, (consulté le 14 juin 2020).
  18. Julie Cloris, « Duel Ferrand-Pompili pour présider l’Assemblée : qui soutient qui ? », sur leparisien.fr, (consulté le 10 septembre 2018).
  19. Louis Nadau, « Schiappa contre Taché : ce serre-tête qui coupe LREM en deux camps opposés sur la laïcité et le voile », sur marianne.net, (consulté le 11 mars 2019).
  20. https://elections.interieur.gouv.fr/municipales-2020/092/092049.html
  21. « Les Conseillers municipaux de la majorité », sur montrouge.fr (consulté le 2 août 2020).
  22. Anne-Sophie Damecour, « Municipales : LREM soutient le maire de Montrouge », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 2 août 2020).
  23. « "J'ai fait une énorme bêtise" : à la barre, l'homme qui a agressé une députée LREM tente de justifier son geste », Franceinfo,‎ (lire en ligne, consulté le 1er août 2017)
  24. « L'agresseur d'une députée En Marche condamné à un mois d'emprisonnement ferme », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 31 août 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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