Laurianne Rossi

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Laurianne Rossi
Illustration.
Laurianne Rossi en 2017.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(4 ans, 3 mois et 26 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 11e des Hauts-de-Seine
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique LREM
Prédécesseur Julie Sommaruga
Questeure de l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
(4 ans, 3 mois et 20 jours)
Président François de Rugy (2017-2018) Richard Ferrand (2018-)
Législature XVe
Conseillère municipale de Montrouge
En fonction depuis le
(1 an, 3 mois et 14 jours)
Élection 28 juin 2020
Maire Étienne Lengereau
Biographie
Date de naissance (37 ans)
Lieu de naissance Toulon (Var, France)
Nationalité Française
Parti politique PS (2007-2011)
LREM (depuis 2016)
TdP (depuis 2020)[1]
Diplômée de IEP d'Aix-en-Provence
Profession Cadre (entreprises publiques)

Laurianne Rossi, née le à Toulon (Var), est une femme politique française.

D'abord militante du Parti socialiste, elle rejoint en 2016 « En marche », devenu La République en marche (LREM), dont elle devient la référente dans les Hauts-de-Seine.

Élue députée dans la 11e circonscription des Hauts-de-Seine (Montrouge, Bagneux, Malakoff) lors des élections législatives de 2017, elle est questeure de l'Assemblée nationale, membre de la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire et de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation.

Laurianne Rossi est également responsable des relations de LREM avec les groupes parlementaires du parti à l'Assemblée nationale et au Sénat.

Depuis , elle est conseillère municipale de Montrouge et conseillère de l'établissement public territorial Vallée Sud Grand Paris.

Famille et études[modifier | modifier le code]

Petite-fille d’émigrés italiens et issue d'un milieu modeste[2], Laurianne Rossi grandit à La Garde, près de Toulon dans le Var, auprès d'un père policier municipal et d'une mère secrétaire à l'Arsenal de Toulon[réf. nécessaire].

Étudiante de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence et de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, elle sort diplômée de science politique et droit public[3],[2].

De 2005 à 2006, elle accomplit sa troisième année en Afrique de l'Ouest, au Bénin, auprès du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et du PNUD[réf. nécessaire].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Laurianne Rossi commence sa carrière en 2007 au Sénat, comme collaboratrice parlementaire auprès du sénateur Yves Krattinger (Haute-Saône, PS), expert des questions de transport et d'aménagement du territoire[4],[2].

En 2009, elle rejoint le cabinet du directeur général de Paris Habitat, au sein duquel elle est chargée des relations de l’établissement avec les collectivités franciliennes, les services de l’État et les locataires, ainsi que de la création du médiateur de Paris Habitat[2].

De 2012 à 2015, elle est directrice du développement et de la communication de l’Institut des Infrastructures pour la Mobilité (IDRRIM), né du Grenelle de l’environnement, et contribue à l’essor de ce forum dédié à la mobilité et au dialogue « transpartisan »[5],[2],[6].

Elle est un temps déléguée générale adjointe du Forum pour la gestion des villes[5].

En , elle rejoint la direction « Accès au réseau » de SNCF Réseau, où elle exerce jusqu'à la date de son élection le [5],[7].

Premiers engagements politiques[modifier | modifier le code]

Militante du Parti socialiste à Boulogne-Billancourt de 2007 à 2011, proche du courant Socialisme et démocratie porté par Dominique Strauss-Kahn et Pierre Moscovici, Laurianne Rossi quitte le parti, « lassée des combats de personnes et de l'absence de débat d'idées »[8],[9]. Elle est ensuite membre du conseil économique et social de la ville de Boulogne-Billancourt, d’Anticor et du Mouvement européen[3],[2].

Engagée très tôt aux côtés d’Emmanuel Macron, elle adhère à En Marche ! en [10], et se voit nommée en , à titre bénévole, référente départementale du mouvement pour le département des Hauts-de-Seine[8],[3]. Elle cesse cette fonction juste après son élection au mandat de députée des Hauts-de-Seine, en [11].

Mandat parlementaire[modifier | modifier le code]

Élection et fonctions à l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Investie par La République en marche ! pour les élections législatives de 2017 dans la 11e circonscription des Hauts-de-Seine[12] (Bagneux, Malakoff, Montrouge), elle arrive en tête au premier tour avec 38,43 % des voix, puis remporte le second tour de l'élection avec 52,33 % des suffrages exprimés face à la candidate PC-France Insoumise, Yasmine Boudjenah[13].

Elle intègre la Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire et la Délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation de l'Assemblée nationale[14].

Elle est également élue questeure de l'Assemblée nationale en 2017, siégeant au sein du bureau de l'Assemblée nationale[15]. À ce titre, elle est chargée de préparer, d’exécuter et de contrôler le budget de l’Assemblée nationale, qui s’élève à 550 millions d’euros, avec les deux autres questeurs, Florian Bachelier (LREM) et Éric Ciotti (LR)[16]. Elle est réélue à ce poste en , à l'occasion de la remise en jeu des postes au sein de la majorité[16]. Selon La Lettre A, à mi-mandat, elle « s'appuie sur de solides réseaux dans la commission du Développement durable et n'hésite pas à remobiliser ses amitiés socialistes au sein de plusieurs think-tanks », mais affronte « des turbulences internes à la questure »[17].

Activité législative[modifier | modifier le code]

Elle est cheffe de file du groupe LREM en 2018 pour la réforme ferroviaire[17].

En 2017 et 2018, elle est rapporteure pour avis de la première partie des budgets au nom de la Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire.

A ce titre, dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances pour 2019, elle défend notamment un amendement qui vise à supprimer une niche fiscale bénéficiant à l'huile de palme : celui-ci est adopté par la commission des Finances, puis rejeté par l'Assemblée nationale, la majorité suivant l’avis du ministre des Comptes publics Gérald Darmanin. Elle justifie son amendement par le fait que « l'extension des plantations de palmiers à huile constitue une cause majeure de déforestation, et de dégradation des écosystèmes, dans les pays du Sud »[18],[19].

En 2018, dans le cadre des débats sur la loi ÉLAN[20], son amendement visant à instaurer un taux maximal de logement social est rejeté par l'Assemblée[21],[22]. Avec d'autres députés, elle défend également la réduction du délai de réexamen des dossiers à deux ans au nom du « besoin d'une plus grande mobilité au sein du parc social »[23].

En 2018, en collaboration étroite avec Cantine sans plastique, association nationale créée à Montrouge, elle dépose un amendement à la loi Egalim interdisant les contenants alimentaires de service et de cuisson en plastique dans toute la restauration scolaire d'ici 2025 en raison de la nocivité des perturbateurs endocriniens qu'ils contiennent, amendement auquel l'exécutif est d'abord hostile et qui est rejeté en première lecture à l'Assemblée avant d'être voté en seconde lecture[24],[25].

Parallèlement, elle est nommée, avec Claire Pitollat, co-rapporteure de la mission d'information parlementaire sur les perturbateurs endocriniens présents dans les contenants alimentaires, cosmétiques et pharmaceutiques en plastique[26]. Dans leur rapport rendu en décembre 2019[27], toutes deux proposent notamment d'interdire les contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe et de service en matière plastique destinés aux nourrissons et enfants en bas âge, et de « tendre » vers « l'exclusion de tout matériau » de contact alimentaire ou cosmétique « en matière plastique contenant des perturbateurs endocriniens présumés ou avérés »[28],[29]. Elle prolonge ces travaux dans le cadre de la commission d'enquête parlementaire sur l'évaluation des politiques de santé environnementale[30] qui rend son rapport en décembre 2020[31].

En 2019, dans le cadre de l'examen du projet de loi d'orientation des mobilités, elle dépose plusieurs amendements afin de mieux réguler l'utilisation des « engins de déplacements personnels » (EDP), dont font partie les trottinettes électriques[32]. Elle défend également, sans succès, l’abaissement de la TVA à 5,5 % sur les billets de train, mesure ensuite proposée par la Convention citoyenne pour le climat[33]. En 2020, elle se dit défavorable à la réduction de la limite de vitesse sur autoroute à 110 km/h, proposition retenue par la Convention citoyenne[33].

En octobre 2020, dans le cadre du plan de relance, elle est co-rapporteure d'une mission d'information sur la conditionnalité des aides publiques aux entreprises[34],[35],[36].

Positionnement et fonctions au sein de la majorité[modifier | modifier le code]

En , après la nomination de François de Rugy au gouvernement, elle soutient la candidature de Barbara Pompili à la présidence de l'Assemblée nationale[37].

Sur le sujet de la laïcité, elle apparaît comme une membre du « courant républicain » au sein de la majorité[38].

En , elle est nommée par Stanislas Guerini, délégué général de La République en marche, responsable des relations du mouvement avec les groupes parlementaires LaREM de l'Assemblée nationale et du Sénat[réf. nécessaire].

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Laurianne Rossi est également présidente du Conseil national du bruit[39],[40] et vice-présidente de l’Observatoire de l'éthique publique[16],[41] depuis 2018.

Elle est administratrice de l'association Avenir-Transports depuis octobre 2020[42].

En juin 2020, elle est élue conseillère municipale de Montrouge sur la liste conduite par le maire sortant Étienne Lengereau (UDI), et conseillère de l'établissement public territorial Vallée Sud Grand Paris[43],[44]. Sa liste avait le soutien de LREM, alors que Laurianne Rossi s'opposait au choix de Juliette Méadel (Parti socialiste) comme tête de liste[45].

Divers[modifier | modifier le code]

Le , alors qu'elle distribuait des tracts et échangeait avec des habitants sur le marché de Bagneux, elle est frappée par un homme qui prend la fuite[46]. Ancien délégué CGT et ancien militant PCF, il est condamné le lendemain à six mois de prison dont un ferme et cinq avec sursis[47].

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://94.citoyens.com/2020/territoire-de-progres-se-structure-en-ile-de-france,28-09-2020.html
  2. a b c d e et f « Qui sont les candidats d’En Marche ? (3) », sur magazine-decideurs.com, (consulté le ).
  3. a b et c « Qui est Laurianne Rossi, votre députée (LREM) à Bagneux - Malakoff - Montrouge », leparisien.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. (en) Michel Rose, « Macron builds party machine and momentum before French election », sur metro.us, (consulté le ).
  5. a b et c Yann Guégan et Diane de Fortanier, « La galaxie LRM à l’Assemblée nationale », sur contexte.com, (consulté le ). Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « Galaxie » est défini plusieurs fois avec des contenus différents.
  6. « Déclaration d'intérêts et d'activités », sur hatvp.fr, (consulté le ).
  7. « Fiche nominative «  Haute Autorité pour la transparence de la vie publique », sur www.hatvp.fr (consulté le )
  8. a et b Anne-Sophie Damecour, « « On sentait bien qu’il se passait quelque chose » Laurianne Rossi, 32 ans, En Marche ! 92 », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  9. Carl Meeus, « Éminence grise - Laurianne Rossi », Le Figaro Magazine, semaine du 16 mars 2018, page 22.
  10. Prisma Média, « Qui est Laurianne Rossi la députée LREM agressée sur un marché ? - Gala », sur Gala.fr (consulté le )
  11. Par Le 10 juillet 2017 à 15h48, « La députée Laurianne Rossi passe la main à un nouveau référent En Marche ! pour le 92 », sur leparisien.fr, (consulté le )
  12. Anne-Sophie Damecour, « Législatives : la République En Marche ! dévoile une partie de ses candidats dans le 92 », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  13. « Hauts-de-Seine (92) - 11ème circonscription. », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Mme Laurianne Rossi - Hauts-de-Seine (11e circonscription) - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le )
  15. Fanny Roux et Hugo Thérond, « Transports : les députés à surveiller », sur Contexte.com, (consulté le ).
  16. a b et c « Laurianne Rossi, réélue questeure de l’Assemblée : « Nous allons renforcer les règles » », sur nouvelobs.com, (consulté le ).
  17. a et b « Les appuis de Laurianne Rossi pour s'imposer à la questure de l'Assemblée », sur lalettrea.fr, (consulté le ). Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « LettreA » est défini plusieurs fois avec des contenus différents.
  18. Laurent Radisson, « Les députés suppriment une niche fiscale favorable à l'huile de palme », sur actu-environnement.com, (consulté le ).
  19. Laure Equy, « A l'Assemblée, l'huile de palme fait de la résistance », sur liberation.fr, (consulté le ).
  20. « Loi Elan : quels ont été les députés les plus influents ? », sur Les Echos, (consulté le )
  21. Fabrice Randoux, « Logement: le totem de la loi SRU, objet d'attaques à l'Assemblée », sur Public Sénat.fr, (consulté le ).
  22. Florent Maillet, « Projet de loi Elan : l'Assemblée enchaîne le vote des articles dans un climat tendu [mise à jour] », sur lemoniteur.fr, (consulté le )
  23. Le Figaro.fr avec AFP, « Logement social: réexamen des locataires tous les 3 ans en zones tendues », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  24. Manon Rescan, « La difficile bataille d’une députée LRM contre les perturbateurs endocriniens », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  25. « Bataille de la loi alimentation : le chemin de croix d'un amendement anti-plastique », sur L'Obs (consulté le )
  26. « Les perturbateurs endocriniens présents dans les contenants en plastique - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le )
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  28. Maxence Kagni, « Perturbateurs endocriniens : un rapport parlementaire met en garde contre les contenants en plastique », sur lcp.fr, (consulté le ).
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  41. Barthélémy Philippe, « Frais de mandat, avantages en nature : “les collectivités doivent renforcer la transparence”, plaide la députée LREM Laurianne Rossi », sur Capital.fr, (consulté le )
  42. « Pascale Gruny va co-présider Avenir-Transports avec Benoît Simian », sur Ville, Rail et Transports, (consulté le )
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  45. Anne-Sophie Damecour, « Municipales : LREM soutient le maire de Montrouge », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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  47. « L'agresseur d'une députée En Marche condamné à un mois d'emprisonnement ferme », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )

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