La Légende de la Vraie Croix

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La Légende de la Vraie Croix
VeraCrocePiero.jpg

Les fresques dans la chapelle Bacci de la basilique

Artiste
Date
entre 1452 et 1466
Mouvement
Localisation

La Légende de la Vraie Croix (Leggenda della Vera Croce) est un cycle de fresques de Piero della Francesca, situé dans le chœur de la chapelle Bacci de la basilique Saint-François d'Arezzo, ville située en Toscane (Italie).

Après quinze années de recherches et d’études, les restaurations, qui ont duré dix ans, ont été terminées en 2000.
Elles ont été organisées par la surintendance d’Arezzo et financées par la Banca Etruria e del Lazio. Début 2016, une nouvelle intervention a été nécessaire (11 janvier - 4 mars 2016)[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Initialement commencée en 1447 par Bicci di Lorenzo, l'œuvre est commanditée par la famille arétine Bacci, pour la chapelle principale de l'église consacrée à saint François, son patron.

À la mort de Bicci en 1452, qui a seulement fini les fresques des quatre évangiles sur la voûte de la chapelle, la réalisation de fresques représentant des épisodes extraits de la légende de la Vraie Croix de La Légende dorée de Jacques de Voragine (chère aux Franciscains) est confiée à Piero della Francesca qui, rapidement, compose les cartons, définit la composition, les matériaux et les techniques picturales (trois seront reconnues au moment des restaurations). Il les exécute entre 1452 et 1466.

Description[modifier | modifier le code]

Répartition des scènes.

La narration n'est pas effectuée chronologiquement, mais par thèmes, pour utiliser la spatialité de la chapelle :
(les panneaux faisant 356 cm × 747 cm pour les plus grands, 329 cm × 190 cm pour les centraux.)

Analyse[modifier | modifier le code]

Arezzo/Jérusalem

Il s'agit d'un récit qui mêle les épisodes de l'Ancien et du Nouveau Testament pour relater le drame, et où le placement des tableaux est indifférent à la chronologie. Piero renonce clairement aux trompe-l'œil habituels de la perspective sans renoncer à elle pour la mise en scène des différents événements relatés (avec des plans distincts pour les paysages et les personnages)

Certains tableaux comportent le même personnage (Reine de saba dans l'épisode II, Adam dans l'épisode I) dans deux scènes respectant le principe de représentation de l'histoire (la Storia) plutôt que l'espace. Les personnages y semblent impassibles, absents, étrangers, figés, et leurs vêtements ne correspondent pas à ceux de l'époque. Les paysages sont clairement ceux de la Toscane (Arezzo figurant Jérusalem, collines, végétation...)

Certaines scènes du nouveau Testament, comme l'Annonciation, sont introduites dans ce cycle sur l'initiative de Piero.

Certaines parties des fresques semblent être de la main de Giovanni da Piamonte.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roberto Longhi a redévoilé son talent, longtemps oublié, dans Piero della Francesca, 1927
  • Lionello Venturi, Piero della Francesca, collection Le Goût de notre temps, Skira (1954), p. 52-92
  • Flaminio Gualdoni : Piero della Francesca, La Légende de la Croix de. Éditions Atlas : Éditions Atlen : Éditions transalpines, 1984
  • Marilyn Aronberg Lavin, Carlo Bertelli, Maria Teresa Donati, Anna Maria Maetzke : Piero della Francesca : la Légende de la vraie croix à San Francesco d'Arezzo, traduction de l'italien par Béatrice Arnal et William Olivier Desmond, photos Alessandro Benci Milan, Skira (ISBN 88-8491-024-2) - Paris, Seuil (2001) (ISBN 2-02-052204-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Giorgio Vasari (originaire d'Arezzo) cite cette œuvre dans le détail de ses biographies des peintres de son temps Le Vite.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Redazione, « Arezzo. Restaurato il ciclo della "Leggenda della vera croce" di Piero della Francesca », sur artemagazine.it (consulté le 3 mai 2017).
  2. Constantin le Grand, empereur romain.

Liens externes[modifier | modifier le code]