Marc Meneau

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Marc Meneau
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L'Espérance de Saint-Père en Bourgogne.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 77 ans)
AuxerreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marc Robert MeneauVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
École hôtelière de Strasbourg
Activité
Famille
Pierre Meneau (son fils restaurateur)
Conjoint
Françoise Meneau (Épouse)
Autres informations
Distinctions

Marc Meneau, né le à Avallon[1] (Yonne) et mort à Auxerre (Yonne) le [2],[3], est un chef cuisinier français du restaurant L'Espérance de Saint-Père dans l'Yonne en Bourgogne jusqu’à sa fermeture en 2015.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bourguignon de souche, né en 1943, Marc Meneau est le fils d'un bourrelier et d'une épicière[4]. Marc Meneau n’a jamais vraiment quitté sa terre natale. Parti en 1961 à Strasbourg pour y suivre une école hôtelière[5], il revient pour reprendre le café-épicerie de sa mère Marguerite, à Saint-Père dans l’Yonne. Aidé de sa femme Françoise Plaisir (fille de restaurateur bourguignon), ce cuisinier autodidacte transforme le fonds de commerce en restaurant et invente des recettes, vite mises en application. Sa soif d’apprendre est insatiable. Il se tourne vers les livres des grands maîtres de la cuisine ancienne et les étudie, ce qui l'aide à devenir un grand chef cuisinier spécialiste de la cuisine ancienne. Il a pour maîtres les chefs Alex Imbert de Maxim's, André Guillot de l’Auberge du Vieux-Marly, et Jacques Besnard, du Palais de l'Élysée.

En 1972, il obtient sa première étoile au Guide Michelin. Il déménage alors son restaurant dans une demeure plus grande qu'il baptise L'Espérance. En 1975, une deuxième étoile Michelin lui est décernée[5].

En 1983, Marc Meneau est élu « Meilleur Cuisinier Français de l'Année » et obtient 3 étoiles au Guide Michelin, et 19/20 au Gault et Millau[5]. Il plante un potager bio[5] et 16 hectares de vigne destinés à faire revivre l’appellation Bourgogne-vézelay AOC.

En 1999, il perd sa troisième étoile Michelin mais conserve 19/20 au Gault et Millau[6].

En 2003, il fonde l'EntreVignes, un bistrot de vignerons en face de L'Espérance. L'idée lui est soufflée par Serge Gainsbourg, familier des lieux[7].

En 2004, Marc Meneau retrouve sa troisième étoile[8]. Il s'associe dans la foulée à l'industriel François Schneider pour créer un nouveau complexe gastronomique de loisirs : « Les domaines de l'Espérance et du Roncemay » à Aillant-sur-Tholon dans l'Yonne avec golf, hôtel de luxe et restaurant gastronomique[9].

En , Marc Meneau est confronté à de grosses difficultés financières et à la liquidation judiciaire de sa société « Sder »[9]. À la suite de cette annonce, Jean-François Mesplède, directeur du Guide Michelin, radie L'Espérance de son édition 2007. En 2008, L’Espérance figure à nouveau dans le Guide Michelin, avec ses 2 étoiles.

En 2010, Marc Meneau plante son propre jardin potager, certifié bio, au sein même du parc de l’Espérance. Le talent et savoir-faire de Marc Meneau, savant mélange d’innovation, de nouvelle cuisine, d’esthétique culinaire, le tout très inspiré de l'histoire de la cuisine française, déclinant ses créations en plusieurs étapes et variations, est, à ce jour, une des références du monde culinaire et gastronomique.

Le , à la suite d'un surendettement chronique de 7 millions €, les restaurants de Marc Meneau, âgé de 72 ans, sont mis pour la seconde fois en liquidation judiciaire. Il étudie avec son fils restaurateur, Pierre Meneau, toutes les solutions possibles de résurrection des établissements.

L'établissement L'Espérance de Saint-Père est repris en 2016 par le groupe Hôtel & Food Disrpt Partners, fondé par Alain Ducasse et Guillaume Multrier[10].

Établissements[modifier | modifier le code]

  • 1966 : reprise du Café-Épicerie de sa mère, transformé en restaurant (activité de café de campagne, crêpes, gaufres)
  • 1972 : « L'Espérance » à Saint-Père dans l'Yonne
  • 1986 : Société BaLeMe, la cuisine de l'extrême (alimentation pour spationaute)
  • 1990 : Mon cher Ton Ton, restaurant crée à New York (États-Unis), 56e rue[réf. nécessaire], avec pour chef Alain Desmots de à
  • 1999-2007 : le domaine de loisirs du Roncemay, à Aillant-sur-Tholon (Yonne)
  • 1999 : création d'un restaurant à Beyrouth (Liban) – Kiev[réf. nécessaire]
  • 2003 : « L'EntreVignes » : bistrot de vignerons en face du restaurant gastronomique
  • 2015 : fermeture des deux restaurants de Saint-Père, en liquidation judiciaire

Distinctions[modifier | modifier le code]

Quelques classiques du chef[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Clients célèbres[modifier | modifier le code]

Mstislav Rostropovitch et Serge Gainsbourg sont des habitués des lieux[14]. En été 1990 et hiver 1990-1991, Serge Gainsbourg se sachant condamné, passe une partie de ses derniers jours au restaurant de Marc Meneau[15]. Très proche du chef et des brigades de cuisiniers et de serveurs, ces derniers sont présents à ses obsèques du 7 mars 1991 au cimetière du Montparnasse à Paris.

Disciples reconnus[modifier | modifier le code]

  • Alain Desmots, Le Manoir du Plessis, Le Rheu
  • Bertrand Chapel, meilleur maître d'hôtel de France 2015
  • Fabrice Vitu, étoilé Michelin
  • Serge Viera, étoilé Michelin au Château de Couffour et Bocuse d'Or
  • Gilles Stassart, avant-gardiste culinaire[16]
  • Gilles Goujon, étoilé Michelin et Meilleur ouvrier de France[17]
  • Jacques et Laurent Pourcel, étoilés Michelin[18]
  • Kilien Stengel, universitaire et auteur gastronomique primé[19]
  • Roland Chanliaud, étoilé Michelin
  • Laurent Folmer, étoilé Michelin en Belgique
  • Ludovic Puzenat, « Relais & Châteaux », étoilé Michelin
  • Guillaume Crotet, Bib gourmand
  • Rondelli Alain, célèbre chef aux USA
  • Pascale et Philippe Loose, la Fleur de sel, deux toques au Gault et Millau
  • Vincent David, Le Pressoir à Saint-Avé, étoilé Michelin
  • Serge Ripert, « Le Potin gourmand » à Cluny
  • Jean-Christophe Lebascle, « La Manufacture » à Issy-les-Moulineaux
  • Ian Cowley, SAIT Polytechnic, Canada
  • Jean Imbert[20]
  • Denis Le Cadre, étoilé Michelin

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  2. « Yonne : le célèbre chef triplement étoilé Marc Meneau est mort », sur France 3 Bourgogne-Franche-Comté, .
  3. Franck Morales, « Gastronomie - Marc Meneau, le chef triplement étoilé par le guide Michelin de 1983 à 1998 est décédé », sur L'Yonne républicaine, .
  4. Benoit Hopquin, « Un chevalier du faire bon », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  5. a b c et d « Marc Meneau », sur Elle.
  6. « L'Espérance au purgatoire », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  7. « Des hauts et débats », sur Madame Figaro, .
  8. « Les nouvelles étoiles du « Guide Michelin 2004 » », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  9. a et b Jean-Claude Ribaut, « Marc Meneau en difficulté », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  10. « A. Ducasse et ses partenaires reprennent L’Espérance à Vezelay, établissement historique de Marc Meneau », sur foodandsens.com, (consulté le 18 septembre 2018).
  11. « Le chef triplement étoilé Marc Meneau est mort », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne).
  12. « Yonne : les hommages se succèdent pour le chef triplement étoilé Marc Meneau, mort à l'âge de 77 ans », sur France 3 Bourgogne-Franche-Comté.
  13. « Echos de chefs - Marc Meneau reçoit le Talent d'Or 2012 Décerné par le Centre du Luxe et de la Création », sur Terroirs de chefs.
  14. « MasterChef : le chef Marc Meneau invité surprise », sur Femme Actuelle.
  15. « Yonne : le célèbre chef triplement étoilé, Marc Meneau, est mort à l'âge de 77 ans », sur France Bleu, .
  16. « Gilles Stassart, le carnassier », sur Libération.fr, .
  17. « L'Auberge du Vieux Puits, nouveau 3 étoiles du Michelin », sur LExpansion.com, .
  18. « Jacques et Laurent POURCEL », sur midilibre.fr.
  19. « Interview de Kilien Stengel - Auteur gastronomique et culinaire ! », sur www.passionculinaire.fr.
  20. « Jean de Top Chef: "Ma cuisine compte plus que ma coupe de cheveux" », sur www.lexpress.fr, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]