Jeanne Paquin

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Jeanne Paquin
Paquin.jpg

Mannequin portant une création de Jeanne Paquin.

Biographie
Naissance
Décès
(67 ans)
Paris, France
Nom de naissance
Jeanne Beckers
Nationalité
Activité
Conjoint
Autres informations
Distinction

Jeanne Paquin, née Jeanne Beckers en 1869 et décédée en 1936 est une grande couturière française. Elle est l'une des premières à avoir acquis une renommée internationale, à la fin du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une couturière moderne[modifier | modifier le code]

Née à Saint-Denis, Jeanne Beckers commence sa formation de modeliste pour faire son apprentissage.

En 1891, après son mariage avec Isidore Jacob, dit Paquin, elle ouvre sa propre maison de couture à Paris, 3, rue de la Paix. Ses robes du soir aux motifs « XVIIIe siècle », ses modèles ornés de fourrure ou de dentelle, lui assurent une grande notoriété. Femme d’affaires avisée, elle est l’une des premières à pressentir l’intérêt des techniques de promotion, n’hésitant pas à apparaître entourée de ses mannequins lors de soirées à l’Opéra Garnier ou encore lors des jours de grand prix equestres, et à organiser de véritables défilés de mode pour promouvoir ses nouveaux modèles.

Le développement international de la « maison Paquin »[modifier | modifier le code]

Caricature de Sem (1910).

Associée à des partenaires britanniques, Jeanne Paquin transfère, en 1896, son siège à Londres, au 39 Dover Street, tout en gardant sa succursale de Paris. En 1912, elle ouvre à New York, au 398 de la Cinquième Avenue, une boutique consacrée à la fourrure, qu’elle confie à son demi-frère, Henri Joire. La même année elle fait réaliser une villa au 33 rue du Mont-Valérien à Saint-Cloud dans les Hauts-de-Seine par l'architecte décorateur Louis Süe[1]. Peu de temps après, deux nouvelles succursales voient le jour à Madrid et à Buenos Aires. Elle est la première grande couturière à recevoir, en 1913, la croix de la Légion d'honneur.

Si l’inspiration de Jeanne Paquin puise largement dans le passé, elle sait également s’adapter aux évolutions de l’époque, proposant un modèle de tailleur adapté à la « civilisation du métro » ou, à la veille de la Première Guerre mondiale, une robe intermédiaire entre le tailleur et le costume. Son esprit résolument moderne s’exprime encore dans sa collaboration avec Léon Bakst pour la création de costumes de théâtre.

La « maison Paquin » après le départ de Jeanne Paquin[modifier | modifier le code]

Jean Béraud, Sortie des ouvrières de la maison Paquin, rue de la Paix.
Isaac Israëls, Couturière de la maison Paquin

Présidente de la Chambre syndicale de la couture de 1917 à 1919, Jeanne Paquin se retire en 1920, laissant l’administration de la maison à Henri Joire, et la direction artistique à Madeleine Wallis. Ana de Pombo la remplace en 1936, année de la mort de Jeanne Paquin, puis cède la place en 1942 à Antonio Canovas del Castillo.

La direction de la maison revient ensuite à Colette Massignac, puis à Lou Claverie, qui sauront adapter le style des collections au New Look mis à la mode par Christian Dior. En 1956, la maison Paquin, essuyant de graves difficultés financières, cessera son activité.

Postérité[modifier | modifier le code]

La « maison Paquin » est immortalisée par la chanson de Léo Lelièvre, La Biaiseuse en 1912 (reprise notamment par Annie Cordy et Marie-Paule Belle) : « Je suis biaiseuse chez Paquin... ».

Galerie de créations de Jeanne Paquin[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mathilde Dion, Louis Sue, dans Notices biographiques d'architectes français, Paris, 1991: Ifa/Archives d'architecture du XXe siècle, 2 vol.

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Liens externes[modifier | modifier le code]