Jean Béraud

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Jean Béraud
Jean Béraud vers 1885.jpg

Portrait photographique par Nadar vers 1885.

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 86 ans)
Paris (France)
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Lieu de travail
Distinction
Œuvres principales
Le Pont des Arts par grand vent

Jean Béraud, né le à Saint-Pétersbourg et mort à Paris le , est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Béraud voit le jour à Saint-Pétersbourg avec sa jumelle Mélanie lorsque son père, sculpteur, travaille probablement au chantier de la cathédrale de Saint-Isaac. Après la mort de son père, en 1853, sa mère Geneviève Eugénie Jacquin rentre à Paris avec ses quatre enfants[1].

Il suit des études au lycée Bonaparte, puis devient l'élève de Léon Bonnat à l'École des beaux-arts de Paris et débute au Salon de 1872. En 1876, il connaît le succès avec son tableau Le Retour de l'enterrement.

Il devient un des principaux peintres de la vie parisienne de la Belle époque. À travers une multitude de scènes de genre, il peint avec acuité, et parfois avec ironie, le milieu feutré de la bourgeoisie, les petits métiers, l'ambiance des cafés, les scènes de la vie quotidienne des rues de Paris. Il est également l'auteur d'environ 200 portraits. Dans un registre très différent, il compose quelques tableaux à thèmes religieux dépeignant le Christ dans de spectaculaires mises en scène contemporaines (La Madeleine chez le Pharisien, 1891, Paris, musée d'Orsay), ou des tableaux à thèmes sociaux d'un ton plus grave (Les Fous, Salon de 1885)[2].

En 1890, il est l'un des cofondateurs de la Société nationale des beaux-arts avec, entre autres, Auguste Rodin, Joseph Meissonnier et Puvis de Chavannes. Il en devient le vice-président.

En 1887, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur, puis est promu officier du même ordre en 1894.

Jean Béraud est l'un des témoins de Marcel Proust lors de son duel, à Meudon, avec Jean Lorrain, en février 1897 au sujet d'un article jugé injurieux sur Les Plaisirs et les Jours[3].

Sa sépulture se trouve à Paris au cimetière de Montmartre (division 1).

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis
En France
Au Royaume-Uni

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Exposition universelle de 1889.
  • Galerie Jean-François Heim, Paris[Quand ?].
  • Musée Carnavalet, Paris, 1936.
  • Hommage au Salon de la Société nationale des beaux-arts, Paris, 1936.
  • Musée du château de Vitré, « La Vie Parisienne vers 1900 », du 15 avril au 15 mai 1978.
  • « Jean Béraud et le Paris de la Belle Époque », du 29 septembre 1999 au 2 janvier 2000 au musée Carnavalet.

Salons et récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1878 : Scène de Bal.
  • 1882 : 3e médaille au Salon des artistes français.
  • 1883 : 2e médaille au Salon des artistes français.
  • 1889 : médaille d'or au Salon des artistes français.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dont Adrienne et Estelle, les deux filles aînées.
  2. Salon de 1885, Les Fous, sur archive.org.
  3. Patrick Offenstadt, op. cit.
  4. collections-musees.bordeaux.fr

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit.
  • Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 112
  • Patrick Offenstadt, Jean Béraud. La Belle Époque, une époque rêvée. Catalogue raisonné, Taschen, Wildenstein Institute, Paris, 1999.
  • Gustave Schlumberger, Mes Souvenirs, mémoires édité par Adrien Blanchet, Paris, édition Plon, 1934.
  • Gérald Schurr, Les petits maîtres de la peinture, Les éditions de l'Amateur, 1989.
  • Jean Béraud : 1849-1935, collections du Musée Carnavalet, Paris, Musée Carnavalet, 1978, 31 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]