Jean Béraud

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Jean Béraud
Image dans Infobox.
Jean Béraud, Autoportrait (vers 1909),
localisation inconnue.
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Voir et modifier les données sur Wikidata (à 86 ans)
Paris 8e
Sépulture
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Œuvres principales
Le Pont des Arts par grand vent
Sépulture de Jean Béraud dans la 1ère division du cimetière de Montmartre

Jean Béraud né le à Saint-Pétersbourg et mort le à Paris[2] est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Béraud voit le jour à Saint-Pétersbourg avec sa jumelle Mélanie lorsque son père, sculpteur, travaille probablement au chantier de la cathédrale Saint-Isaac. Après la mort de son père, en 1853, sa mère Geneviève Eugénie Jacquin rentre à Paris avec ses quatre enfants[3].

Il suit des études au lycée Bonaparte, puis devient l'élève de Léon Bonnat à l'École des beaux-arts de Paris et débute au Salon de 1872. En 1876, il connaît le succès avec son tableau Le Retour de l'enterrement. En 1883, il réalise un dessin, intitulé Le Viveur, pour illustrer la pièce, Le Rêve d'un Viveur, de Jean-Louis Dubut de Laforest, il est publié dans le recueil de la pièce[4].

Il devient un des principaux peintres de la vie parisienne de la Belle Époque. À travers une multitude de scènes de genre, il peint avec acuité, et parfois avec ironie, le milieu feutré de la bourgeoisie, les petits métiers, l'ambiance des cafés, les réunions publiques[5], les scènes de la vie quotidienne des rues de Paris. Il est également l'auteur d'environ 200 portraits. Dans un registre très différent, il compose quelques tableaux à thèmes religieux dépeignant le Christ dans de spectaculaires mises en scène contemporaines (La Madeleine chez le Pharisien, 1891, Paris, musée d'Orsay), ou des tableaux à thèmes sociaux d'un ton plus grave (Les Fous, Salon de 1885, localisation inconnue)[6].

En 1890, il est l'un des cofondateurs de la Société nationale des beaux-arts avec, entre autres, Auguste Rodin, Ernest Meissonier et Pierre Puvis de Chavannes. Il en devient le vice-président.

En 1887, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur, puis est promu officier du même ordre en 1894[7].

Il donne des illustrations pour les couvertures du Figaro illustré entre 1890 et 1896[8].

Jean Béraud est l'un des témoins de Marcel Proust lors de son duel, à Meudon, avec Jean Lorrain, en au sujet d'un article jugé injurieux sur Les Plaisirs et les Jours[9].

Il meurt le à Paris et est inhumé dans la même ville au cimetière de Montmartre (1re division).

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Parisienne sur la place de la Concorde (vers 1885), Paris, musée Carnavalet.
États-Unis
France
Royaume-Uni

Expositions[modifier | modifier le code]

Salons et récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1878 : Scène de Bal.
  • 1882 : 3e médaille au Salon des artistes français.
  • 1883 : 2e médaille au Salon des artistes français.
  • 1889 : médaille d'or au Salon des artistes français.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « ark:/36937/s005b07bd7449699 », sous le nom BERAUD Jean (consulté le )
  2. Acte de décès no 1026 dans les registres de décès du 8e arrondissement de Paris pour l'année 1935.
  3. Dont Adrienne et Estelle, les deux filles aînées.
  4. Jean-Louis Dubut de Laforest (ill. Jean Béraud, Henri Boutet, Chevalier, Henri Patrice Dillon, Augustin Feyen-Perrin, Gustave Fraipont, Antoine Guillemet, Lebourgeois, Gustave Maincent, Henri Pille, Henri Rivière, Paul Robert, Rodolphe Salis, Henri de Sta, Théophile Alexandre Steinlen, Georges Tiret-Bognet, Félix de Vuillefroy-Cassini, Adolphe Léon Willette), Le Rêve d'un Viveur, Paris, Éd. Rouveyre et G. Blond imprimeurs-éditeurs, , 88 p. (lire en ligne), p. 27 et 87-88.
  5. Anatole France, dans Le Jardin d'Épicure évoque le tableau de Béraud intitulé À la salle Graffard : « une réunion publique où l'on voit fumer les cerveaux avec les pipes et les lampes ».
  6. Salon de 1885, Les Fous, sur archive.org.
  7. « Dossier de la Légion d'honneur sur la base Leonore », sur www2.culture.gouv.fr (consulté le ).
  8. Arlequine fin de siècle, En course pour les étrennes, La commère de 1892, Chaud les marrons !, La Baigneuse moderne, Pleut-il ?, La Danseuse, La Réclame de l'Avenir, Après la Répétition (cf. « Illustrations couleurs (lithographies, typogravures ou estampes) des couvertures du Figaro Illustré par l'artiste : Jean Béraud  » sur figaro-illustre.e-monsite.com.
  9. Patrick Offenstadt, op. cit.
  10. collections-musees.bordeaux.fr.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit.
  • Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art et Édition, 1930, p. 112.
  • Patrick Offenstadt, Jean Béraud. La Belle Époque, une époque rêvée. Catalogue raisonné, Paris, Taschen, Wildenstein Institute, 1999.
  • Gustave Schlumberger, Mes Souvenirs, mémoires édité par Adrien Blanchet, Paris, Éditions Plon, 1934.
  • Gérald Schurr, Les petits maîtres de la peinture, Les éditions de l'Amateur, 1989.
  • Jean Béraud : 1849-1935, collections du Musée Carnavalet, Paris, Musée Carnavalet, 1978, 31 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]