Raf Simons

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Raf Simons est un grand couturier belge au style minimaliste. Au premier semestre 2012, il devient le 6e à prendre la responsabilité de la haute couture chez Dior, remplaçant John Galliano. Il a été nommée aux Globes de Cristal en 2015 dans la catégorie Meilleur créateur de mode.

Biographie[modifier | modifier le code]

Raf Simons est né à Neerpelt en 1968. De formation architecte, il devient diplômé en 1991 de l'école de Genk en design industriel[1]. À la suite de la révélation d'un défilé de Martin Margiela auquel il assiste, il trouve sa « vocation à cet instant précis »[2] et devient styliste en 1995, avec un style défini comme « minimaliste », « architectural », ou « épuré »[3].

Modèle défilant pour Raf Simons lors de la collection printemps-été 2008

Plutôt que de se focaliser uniquement sur les vêtements et la mode, Raf Simons s'est toujours inspiré de la musique et des arts en général, afin de rendre plutôt une humeur, un sentiment, une attitude spécifique. Sa collaboration avec Richie Hawtin pour la réalisation de bijoux à l'effigie du label Minus en est un exemple[4].

Très inspirées par la jeunesse et la mode de rue, et bien que comportant des références à des mouvements passés, ses collections masculines, présentées depuis l'hiver 1995[5] date du lancement de sa marque[2] à l'âge de vingt-sept ans, sont modernes, et ne se veulent absolument pas rétro, notion que le créateur abhorre.

Il travaille également dans le monde de la photographie, ses expositions étant également axées sur une certaine vision de l'adolescence masculine (il n'utilise pas, à l'instar de Hedi Slimane, de mannequins professionnels, mais des garçons « castés » dans les rues des villages belges).

Après une année sabbatique[2] en 2000, il enseigne la mode pendant cinq ans en Autriche[6], puis devient, juste après avoir lancé sa marque Raf by Raf Simons pour laquelle il rencontre des difficultés[7], directeur artistique de la marque allemande Jil Sander AG appartenant au groupe italien Prada, de 2005 à février 2012, responsable du prêt-à-porter masculin et féminin. Durant ces années, il perpétue la mode minimaliste de la créatrice allemande, s'inspirant entre autres des années 1940 à 1960, mais se dit « être un peu enfermé dans un minimalisme très nord-européen dont je commençais à percevoir les limites. »[8].

En 2011 il préside le jury du concours mode du Festival international de mode et de photographie d'Hyères et soutient la candidature de Léa Peckre, la lauréate[9].

Le 9 avril 2012, après quinze mois de recherche d'un grand couturier par la maison Dior, il succède à John Galliano, évincé en mars 2011[10],[11] comme responsable de la « haute couture, du prêt-à-porter et des accessoires féminins »[5], maintenant également l'activité de sa propre griffe[6]. Il précise : « j'ai toujours été impressionné par le travail de Christian Dior. Le New Look, bien sur, mais il n'est pas réductible à cette seule silhouette. Personne d'autre que lui n'a été capable, en un si bref laps de temps, dix ans seulement, de créer une telle révolution. »[2] Il ne s'arrête pas à cette révolution, même si il réinterprète régulièrement l'iconique « veste Bar », soulignant que Christian Dior « à créé de nombreux vêtements de jour »[8].

Il est cité comme l'un des créateurs « de mode masculine le plus important des dix dernières années[7] ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Katell Pouliquen, « Paris, capitale radicale ! », L'Express Styles, no 3172,‎ , p. 58 à 59 (ISSN 0014-5270)
  2. a, b, c et d Elisabeth Lazaroo (photogr. Patrick Demarchelier), « Raf Simons, le magicien de Dior », Paris Match, no 3294,‎ , p. 76 à 83 (ISSN 0397-1635)
  3. Aurore Vaucelle, « Belgian style chez Dior », sur lalibre.be, La Libre Belgique,‎ (consulté le 3 juin 2012)
  4. Sonia Desprez, « Plastikman, innovateur et archiviste », À Nous Paris, no 504,‎ , p. 34 (ISSN 1294-4572, lire en ligne)
  5. a et b « L'élu de Dior, c'est un homme du Nord », Challenges, no 296,‎ , p. 24 (ISSN 0751-4417)
  6. a et b Virginie Mouzat, « Raf Simons, l'autodidacte de la mode », Portrait, sur madame.lefigaro.fr, Le Figaro,‎ (consulté le 11 juin 2012)
  7. a et b Paquita Paquin, Cédric Saint-Andre Perrin, « Raf Simons sauvé par le Gwand », Next, sur liberation.fr, Libération,‎ (consulté le 5 novembre 2012)
  8. a et b Interview de Raf Simons in : Lydia Bacrie, « Raf Simons, le glamour et la rue », L'Express Styles,‎ , p. 46 à 47
  9. « Raf Simons: "Dans la mode, il faut surprendre" », sur L'Express.fr,‎
  10. Nawal Rmili, « Raf Simons à la tête de Dior », Nawal Rmili, no 178,‎ , p. 01 (lire en ligne)
  11. « Dior: Raf Simons succède à John Galliano » sur Lefigaro.fr, 9 avril 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Article de presse[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]