Marie-Paule Belle

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Marie-Paule Belle
Naissance (71 ans)
Pont-Sainte-Maxence, Oise, France
Activité principale Chanteuse
Pianiste
Activités annexes Actrice
Genre musical Chanson française

Marie-Paule Belle est une chanteuse et pianiste française, née à Pont-Sainte-Maxence le . Elle est principalement connue pour la chanson La Parisienne, qu'elle a créée en 1976, et pour son interprétation de chansons de Barbara, depuis 2001.

Ses principaux paroliers sont les écrivains Michel Grisolia, ami d'enfance, Françoise Mallet-Joris, qu'elle rencontre à Nice dans sa jeunesse, ainsi qu'Isabelle Mayereau, Jean-Jacques Thibaud.

Carrière[modifier | modifier le code]

1969-1983 : naissance de La Parisienne[modifier | modifier le code]

Le père de Marie-Paule Belle était un médecin de famille originaire d'Ardèche, sa mère était une femme au foyer d'origine corse (musicienne contrariée, elle a arrêté sa carrière de concertiste pour faire des études de médecine avant de se marier). Elle a deux frères cadets.

Marie-Paule Belle a appris le piano avec sa mère dès l'âge de trois ans puis a reçu des cours particuliers de piano classique durant 11 ans. Pendant cette période, elle apprend la guitare en autodidacte.

Après une maîtrise en psychologie et le décès de sa mère, elle gagne Paris afin de poursuivre ses études, et surtout jouer dans des cabarets comme L'Echelle de Jacob ou L'Écluse[1].

Sa carrière commence en 1969, après avoir gagné un concours télévisé (l’émission Chapeau de "Radio Monte Carlo"), auquel elle s'était inscrite à la suite d'un pari avec ses amis de la faculté. Elle enregistre alors un premier 45 tours chez CBS, puis un second chez BAM.

Son premier 33 tours (Sonopresse) date de 1973. Sa première apparition télévisée a lieu le samedi 11 mars 1973, sur le plateau de Philippe Bouvard qui l'autorise à chanter deux chansons (Wolfgang et moi, et Nosferatu), au lieu d'une seule comme il était prévu, dans l'émission Samedi soir[2].

En 1973, elle reçoit le prix de l’académie Charles-Cros et le prix de l'Académie du disque. Elle se produit la même année pour la première fois à Bobino.

Elle reçoit en 1974, à Spa, le Grand Prix de la chanson française, remis par la Communauté des radios publiques de langue française.

En 1975, elle rencontre Serge Lama au cabaret l'Écluse, et fait une tournée avec lui dans toute la France.

En 1976, la chanson La Parisienne est un très grand succès, ce qui lui vaut en 1977 un disque d’or[3].

En 1978, elle se produit à l’Olympia et en 1980 au Théâtre des Variétés.

À cette époque, hormis les chansons qui ont fait son succès, elle enregistre deux 45 tours assez particuliers dont un 45 tours pour les enfants qui sort en 1978 chez Adès, et comprend deux chantefables écrites et racontées par Françoise Mallet-Joris (La bicyclette et L'arbre des villes et l'arbre des champs), dont elle chante les chansons.

En 1982, sort un 45 tours publicitaire pour la marque Philips où sa plus célèbre chanson La Parisienne devient un slogan publicitaire.

Jusqu’en 1983, sa carrière bat son plein et des dates de tournées sont nombreuses.

1983-2001 : poésie et chansons[modifier | modifier le code]

En 1983, elle chante en Belgique, et, en 1985, au Théâtre de la Ville.

En 1987, elle publie une brève autobiographie (Je ne suis pas parisienne, ça me gêne…, Carrère-Lafon) et un livre lui est consacré chez Seghers dans la collection « Poésie et chansons » (Marie-Paule Belle, no  57). De 1987 à 1997, France 2 diffuse une parodie de La Parisienne, interprétée par Marie-Paule Belle elle-même, comme générique de l'émission Matin Bonheur.

En 1988, elle reçoit le titre de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, puis est décorée de l’Ordre National du Mérite. Elle joue la même année dans une pièce de Labiche, Si jamais je te pince, au festival d’Avignon.

En 1990, avec Françoise Mallet-Joris, elle achève un opéra-bouffe, Lucrèce Borgia, qui n’a jamais été joué.

Elle se produit régulièrement à Paris.[réf. nécessaire]

En 1995, elle passe au Théâtre de Dix-Heures puis aux Francofolies de La Rochelle et de Montréal. En 1997, elle se produit à nouveau au Théâtre de Dix-Heures.[réf. nécessaire]

Années 2000 : la Belle et Barbara[modifier | modifier le code]

En 2001, elle crée un spectacle en hommage à Barbara puis, en 2004, un autre spectacle piano-voix. En 2005 disparaît Michel Grisolia. En 2006, elle joue dans Les Monologues du vagin au Théâtre de Paris.

En 2007, elle joue dans une comédie de Bruno Druart, Parfum et suspicions. La même année, elle joue le rôle d’Ingrid dans un épisode de la série télévisée PJ sur France 2. En 2008 les éditions de "L'Archipel" publient sa nouvelle autobiographie, rédigée avec la collaboration d’Alain Wodrascka, intitulée Ma vie.com. La même année, l'émission Numéro 1, diffusée à la télévision en 1977, sort en DVD, et elle chante un soir à l’Olympia.

En 2010, elle crée un nouveau spectacle, De Belle à Barbara, composé pour moitié de son propre répertoire, et pour moitié de chansons de Barbara. Elle le joue en particulier à l'Alhambra, en province, au Luxembourg, en Belgique et en Suisse.

Son album suivant, Marie-Paule (re)Belle, sort le 14 novembre 2011 et a été produit par 796 internautes sous le label Akamusic. Pour l'occasion, Marie-Paule repart sur les routes de France, après son spectacle à l'Alhambra.

Elle est en outre membre du jury du premier Prix Barbara, remis par le ministre Frédéric Mitterrand en juin 2010[4].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marie-Paule Belle a été, de 1970 à 1981, la compagne de la romancière Françoise Mallet-Joris, qui était également sa parolière. Sans afficher leur relation homosexuelle de manière tapageuse, les deux femmes ne l'ont jamais non plus cachée à une époque où cela se montrait encore peu.

Elle déclare en 2015 à ce sujet : « Pendant des années, je n'éprouvais pas le besoin d'aborder ce sujet, puisque je le vivais naturellement avec Françoise. Nous avions, sans le chercher, un parfum de scandale, mais de liberté. On nous invitait aussi pour ça »[5].

Notes discographiques[modifier | modifier le code]

Au début de l’année 2009, son œuvre discographique originale comprend onze 45 tours (dont des bandes originales de films ou de feuilletons télévisés, un disque pour enfants, un disque publicitaire), douze 33 tours (dont un double), quatre CD (dont un dont il existe deux versions) et un enregistrement public virtuel (téléchargeable uniquement).

Il faut y ajouter une compilation de trois CD (Sélection du Reader’s Digest), comprenant aussi quelques interprétations inédites. Ces nombreux enregistrements sont disséminés dans plusieurs catalogues (CBS, BAM, Sonopresse, Polydor, Adès, Carrère, AB Productions, Polygram, BMG, Olivi, Philips, Beny Music, Reader’s Digest), dont Universal a repris une partie seulement.

Parmi tous ces disques, on relève trois récitals en public :

  • à l’Olympia, en 1978 (inédit jusqu’en 2008, date à laquelle il a été proposé en téléchargement uniquement)
  • à Bruxelles et Tournai, en 1983 (double 33 tours)
  • à Paris, en 1995 (un CD).

Comédienne[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Martin Pénet, « Marie-Paule Belle », émission À voix nue sur France Culture, 30 avril 2012
  2. « Marie-Paule Belle - Wolfgang et moi - Nosferatu - télévision 1973 », sur Youtube
  3. Une transposition de cette chanson, intitulée Die Berlinerin a été créée en allemand en 2008 par Didier Caesar (alias Dieter Kaiser).
  4. http://www.culture.gouv.fr/mcc/Espace-Presse/Discours/Discours-de-Frederic-Mitterrand-ministre-de-la-Culture-et-de-la-Communication-prononce-a-l-occasion-de-la-remise-du-1er-Prix-Barbara
  5. Marie-Paule Belle et rebelle, Le Point, 15 février 2015

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Je ne suis pas parisienne, ça me gêne, Marie-Paule Belle, Carrère-Lafon, 1987
  • Marie-Paule Belle, Françoise Mallet-Joris et Marie-Paule Belle, Seghers, coll. Poésie et Chansons, 1987
  • Ma vie.com, Marie-Paule Belle et Alain Wodraska, L'Archipel, 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]