Anne-Charles Hérisson

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Anne-Charles Hérisson
Herisson, Anne Charles.jpg
Fonctions
maire d'arrondissement
député à l'Assemblée nationale française
maire
Informations générales
Naissance
Décès
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Nationalité
Activité
Palmarès
Distinction

Charles Hérisson, né le à Surgy (Nièvre) et mort dans cette commune le , est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jean-Baptiste Hérisson, propriétaire et maire de Surgy, et de Adrienne Héreau, Anne-Charles Hérisson était docteur en droit, avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation.

Ennemi déclaré de l'Empire, républicain convaincu, il avait pris place au Palais dans le groupe des opposants, avec Charles Floquet, Émile Durier, Ferdinand Hérold, Jules Ferry, Jean-Jules Clamageran, Amaury Dréo, Clément Laurier, Léon Gambetta. Il est impliqué dans le fameux procès des Treize en Jules Ferry ; Avec Garnier-Pagès, Lazare Carnot, Treize républicains[note 1] qui s’étaient réunis chez Garnier-Pagès peu avant des élections à Paris sont arrêtés pour réunion non autorisée et condamnés à 500 Francs d’amende[1].

Maire du 6e arrondissement de Paris en 1871, il siège au Conseil municipal de Paris du au et assume par deux fois la fonction de président de cette assemblée, du au et du au . Il est en outre député de la Haute-Saône du au puis de la Seine du au .

Il participe à différents gouvernements : en tant que ministre des travaux publics du au dans les gouvernements Charles Duclerc et Armand Fallières, puis comme ministre du commerce du au dans le second gouvernement Ferry.

Il était officier de la Légion d'honneur[2].

Son frère, Sylvestre Hérisson est député de la Nièvre de 1881 à 1889 et sénateur de 1896 à 1900.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Garnier-Pagès, Hippolyte Carnot, Ferdinand Hérold , Amaury Dréo, Charles Floquet, Jules Ferry, Anne-Charles Hérisson, Corbon (sculpteur), Paul Jozon, Jean-Jules Clamageran, Julien Melsheim, Jacques-Thomas Bory et Émile Durier ont été accusé du délit d'avoir fait partie d'une association non autorisée de plus de vingt personnes et implicitement d'avoir collaboré au manuel électoral qui venait d'être publié.
    Les défenseurs sont : Jules Favre, Marie, Jules Grévy, Ernest Picard, Henry Didier, Pierre-Antoine Berryer, Dufaure, Antoine Sénard, Ernest Desmarest, Emmanuel Arago, Michel Hébert, Théodore Bac

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]