Jacques J. P. Martin

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Jacques J. P. Martin
Fonctions
Maire de Nogent-sur-Marne
En fonction depuis le
Élection
Réélection
31 mars 2014
Prédécesseur Estelle Debaecker
Conseiller général du canton de Nogent-sur-Marne
Prédécesseur Roland Nungesser
Successeur Déborah Münzer & Paul Bazin
Président de la CA Vallée de la Marne
Prédécesseur Gilles Carrez
Président de l'EPT Paris-Est-Marne et Bois
Biographie
Nom de naissance Jacques Jean Paul Martin
Date de naissance (74 ans)
Lieu de naissance Alger
Parti politique Les Républicains
Profession Ingénieur


Jacques Jean Paul Martin, né le à Alger, couramment appelé Jacques J. P. Martin, est un homme politique français, maire de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne).

Ingénieur diplômé, il commence sa carrière à EDF « Études et Recherches » pour travailler sur les réseaux de distribution du sud de Paris, puis cadre chez Kodak-Pathé en 1967. Il succède en 1988 à Roland Nungesser au Conseil général du Val de Marne. En 1989, il entre au Conseil municipal en tant qu'adjoint au maire. Il est mandaté dès 2001 par les citoyens de Nogent-sur-Marne afin d'assurer les services publics de cette ville de 31 000 habitants. Au cours de ses différents mandats, il renforce les finances de la ville dont le budget passe de 45 millions à 77,5 millions d'euros entre 2000 et 2015 en recourant à un endettement et à une pression fiscale modérés.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ingénieur séguiniste[modifier | modifier le code]

Jacques JP Martin est le fils d'un couple franco-libanais. Sa mère chrétienne maronite est mariée à un résistant gaulliste, officier dans l'Armée de l'Air[1]. La famille suit les affectations du père. Il passe la majeure partie de son enfance à l’étranger : en RFA, à Madagascar ainsi qu'au Liban. Il est impressionné par le général Charles de Gaulle lors d'une rencontre en 1955 à Madagascar. Il milite pour le candidat gaulliste à Nogent-sur-Marne Roland Nungesser lors des élections municipales de 1958[2].

Il obtient son bac au lycée Édouard-Branly de Nogent-sur-Marne en 1962. Après deux années préparatoires Math sup/Math spé, il intègre la faculté des sciences de Paris, l'école des Arts et Métiers Rue St-Martin à Paris et l'École d'Électricité Industriel de Paris, dont il sort diplômé ingénieur électro-technicien en 1966. Il effectue une dernière année de spécialisation à l'École Supérieure d'Électricité (Supélec). En 1963, il s'encarte chez les gaullistes de gauche, dans l'Union démocratique du travail (UDT). Membre de l'action étudiante gaulliste, il participe en 1965 à la fondation de l'Union des jeunes pour le progrès (UJP), un rassemblement gaulliste, avec Robert Grossmann, Paul Aurelli, Yves Deniaud, Michel Barnier, Patrick Ollier, Alain Carignon, Jacques Godfrain. Il anime aux côtés de Robert-André Vivien l'UJP du Val-de-Marne[2].

Son expérience chez EDF lui vaut d'être recruté comme cadre chez Kodak-Pathé[1] d'abord au bureau d'études, puis à la production à la distribution et au marketing. Il est nommé directeur de l'usine de Sevran et des laboratoires Kodak pour la France. Sensible aux idées progressistes de la « Nouvelle Société » proposée par le Premier ministre Jacques Chaban-Delmas en 1969 et ses conseillers Simon Nora et Jacques Delors, élu en 1971 conseiller municipal de Saint-Maur-des-Fossés, il s'impose comme une des figures du mouvement gaulliste dans le Val-de-Marne[1]. Il défend au sein du RPR, des propositions visant à renforcer l'implication des salariés dans la gestion et l'essor des entreprises. De 1986 à 1988, il est un des proches collaborateurs du gaulliste de gauche Philippe Séguin, alors ministre des Affaires sociales et de l'Emploi[2].

Sa carrière politique s'accélère en 1988. Élu conseiller général du canton de Nogent-sur-Marne[3], il devient à partir de 1989 maire-adjoint de Roland Nungesser à Nogent-sur-Marne[2]. Lorsqu'il quitte le Conseil général en 2015 (passant la main à l'une de ses adjointes) il devient Conseiller général honoraire du Val-de-Marne.

Maire de Nogent-sur-Marne[modifier | modifier le code]

Lors des municipales de 1995 après que le maire sortant Roland Nungesser perd Nogent-sur-Marne face à Estelle Debaecker[4], une partie de l'opposition est fédérée autour de sa figure. Il est élu maire de Nogent-sur-Marne en mars 2001 dans une triangulaire RPR/UDF/Union de la gauche, avec 87 voix d’avance contre la maire sortante, Estelle Debaecker[5].

Il est réélu maire de Nogent-sur-Marne lors des municipales de mars 2008 dans une triangulaire avec 46 % des voix, contre 33 % pour Marie-Anne Montchamp députée UMP de la 7e circonscription du Val-de-Marne, candidate dissidente alliée à Estelle Debaecker, et 20 % pour William Geib (PS).

Réélu maire en 2014 avec 50,78 % des voix face, au second tour, à 2 listes de droite et une liste de gauche. Sa liste obtient 30 sièges sur 39 conseillers généraux.

État des finances depuis 2001[modifier | modifier le code]

Depuis 2011, les rapports d’activités et les comptes arrêtés annuellement par la mairie sont détaillés et rendus publics et consultables sur le site de la mairie[6]. Et les données comptables et fiscales de la commune de Nogent-sur-Marne de 2000 à 2012 sont rendues consultables par le gouvernement français[7].

Entre 2001 et 2015, Jacques JP Martin et son conseil ont augmenté de 50% le financement du service public à Nogent-sur-Marne. Le budget de fonctionnement annuel de la mairie est passé de 32 millions à 45 millions d’euros. Celui relatif à l'investissement a doublé et est passé pour la même période de 12,5 millions à 32 millions d’euros[7],[8]. Affirmant vouloir protéger le patrimoine et la qualité de vie de sa ville tout en la modernisant notamment au plan des services à la population, il obtient pour Nogent le label de « commune touristique » en 2010 et de Station Nautique en 2013.

L'augmentation de 50% du financement du service public est expliquée par deux facteurs :

  • Environ 60% du budget est assumé par la population nogentaise. La ville de Nogent-sur-Marne est très prisée. La population active est constituée à plus de 40% de cadres et professions intellectuelles supérieures dont le salaire net horaire moyen en 2012 est de 28 €[9]. La taux de prélèvement de la taxe d'habitation est en 2015 de 15% contre 12% en 2000, la taxe sur le foncier bâti est de 19% en 2015 contre 15% en 2000 à Nogent-sur-Marne[7].
  • Environ 40% du budget est levé contre la production de services ou grâce aux bonnes relations entretenues avec les institutions partenaires de Nogent-sur-Marne. Par ailleurs, chaque année, Jacques JP Martin opère sa reddition de comptes en produisant un excédent budgétaire qui est reporté[7],[8].

Entre 2001 et 2015, l'encours de la dette à Nogent est passé de 15,21 millions à 20,08 millions d'euros[7],[8].

Services publics et éducation[modifier | modifier le code]

Jacques JP Martin a renforcé les dépenses de la commune en faveur de l'éducation. En 2014 les services publics suivants se sont vus particulièrement dotés [10] :

Centre d'affaires Nogent Baltard[modifier | modifier le code]

Afin de renforcer l'attractivité de la ville de Nogent-sur-Marne, Jacques JP Martin est à l'origine du projet de Centre d'affaires Nogent Baltard d'une taille de 20 000 m². Le groupe Eiffage y construit depuis fin 2015, 7 400 m² de bureaux pour y installer le siège d'une filiale, plus certains à commercialiser. Le site en construction prévoit un nouveau parking de 600 places, une crèche ,7 400 m² d'espaces collectifs de travail, 9 300 m² de logements et 1 150 m² de commerces. Ce centre est censé renforcer la compétitivité économique de Nogent. Il a été établi à l'entrée de ville, à côté du RER A[11] et du Pavillon Baltard.

Polémiques[modifier | modifier le code]

Alors qu'il est réélu maire de Nogent-sur-Marne lors des municipales de mars 2008, le 25 septembre 2008 son élection est invalidée par le tribunal administratif de Melun pour une question de loyer de sa permanence. Il fait appel[12]. Le 1er juillet 2009, le rapporteur du Conseil d’État recommande de confirmer le jugement[13]. Pour autant le 10 juillet 2009, un arrêt du Conseil d’État annule la sentence du tribunal administratif de Melun de septembre 2008[14].

En octobre 2011, il prend un arrêté « anti chiffonnage » interdisant la fouille des poubelles[15]. Le 17 novembre 2011, le texte est suspendu par le tribunal administratif de Melun, sur plainte de la Ligue des droits de l'homme[16].

En 2012, il décide de faire installer en ville une statue, La Valnurese, en prenant pour modèle la chanteuse et épouse du président Sarkozy Carla Bruni[17],[18]

Mandats et causes supportées[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Parcours personnel » dans Me connaître, sur http://www.jacques-jp-martin.fr/, consulté le 17 janvier 2016
  2. a, b, c et d Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Comorial.
  3. « Élections cantonales - Val-de-Marne », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  4. « VAL-DE-MARNE (94) : Nogent-sur-Marne », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  5. « Municipales : Val-de-Marne », Le Monde,‎ (lire en ligne) :

    « A Nogent-sur-Marne, le maire UDF, Estelle Debaecker, est battu par le RPR Jacques Martin, qui récolte les fruits d'une campagne électorale exemplaire »

    .
  6. La lettre de Nogent depuis 2011
  7. a, b, c, d et e Base excel des données comptables et fiscales de la commune de Nogent-sur-Marne
  8. a, b et c La lettre de Nogent, Budget 2015, Éditeur Mairie de Nogent, 2016
  9. Analyse socio-économique de l’INSEE sur la commune de Nogent-sur-Marne
  10. La lettre de Nogent, Budget 2014, Éditeur Mairie de Nogent, 2015
  11. « Nogent : le parking du RER A ferme ses portes définitivement », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne).
  12. Détails du jugement, Pourvoi en appel (Nogent Citoyen, octobre 2008)
  13. Nogent Citoyen, 1er juillet 2009
  14. CE 322083 du 10 juillet 2009 [1]
  15. Louise Couvelaire, « Interdire aux pauvres de fouiller dans les poubelles, ça rime à quoi ? », Le Monde,‎ 22/102011 (lire en ligne).
  16. « Chiffonnage : à la demande de la LDH, le tribunal administratif suspend l’arrêté « anti-pauvres » du maire de Nogent-sur-Marne », Communiqué LDH, Ligue des droits de l'homme,‎ (consulté le 18 janvier 2016).
  17. « Nogent-sur-Marne : le maire le plus fayot de France ? », Le Lab politique - Europe 1,‎ (lire en ligne).
  18. « Polémique sur un projet de statue à l'effigie de Carla Bruni-Sarkozy », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  19. a, b et c Marie Bidault, « Jacques JP Martin : « Les grands syndicats urbains, précurseurs du Grand Paris » », Le Journal du Grand Paris,‎ (lire en ligne).
  20. Liste des membres au 21 janvier 2015 de l'AMF
  21. « Le Conseil 'administration », AMIF,‎ (consulté le 19 janvier 2016).
  22. « Les structures », sur http://www.ucgf.org,‎ (consulté le 19 janvier 2016).
  23. « Interview de Jacques J.P Martin Président de l'UCGF », Groupe UMP au CG94,‎ (consulté le 19 janvier 2016).
  24. Déborah Paquet, « Jacques JP. Martin prend la présidence du Sipperec : Jacques JP. Martin, maire (UMP) de Nogent-sur-Marne (94), succède à Catherine Peyge à la Présidence du Sipperec, établissement public local regroupant 107 collectivités franciliennes en charge de la distribution et la fourniture d'électricité »,‎ (consulté le 19 janvier 2016).
  25. MG, « L'« Orbival » passe par l'Elysée : ls ont passé une heure dans le bureau du conseiller de Nicolas Sarkozy chargé des transports. Hier, à midi, le président (PC) du Val-de-Marne, Christian Favier, et le maire (UMP) de Nogent-sur-Marne, Jacques J.P. Martin, étaient reçus à l'Elysée pour défendre le projet de métro en rocade dans leur département », 20 minutes,‎ (lire en ligne).
  26. « Liste des membres du Bureau et du conseil d'administration », Vie de l'association, sur http://www.orbival.fr,‎ (consulté le 19 janvier 2016).
  27. Nogent Citoyen, le 9 novembre 2010
  28. « Primaire à droite pour la présidence de la Métropole », Première Heure,‎
  29. Marc Arazi, « Jacques JP Martin élu à la Présidence de la communauté d’Agglomération », Blog de Marc Arazi, Tête de liste "Réussir pour Nogent" à l'élection municipale les 23 et 30 mars 2014,‎ (consulté le 16 janvier 2016).
  30. Corinne Nèves, « Le maire de Nogent élu président du T 10 », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne).

Notes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]