Gilles Carrez

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Carrez.
Gilles Carrez
Image illustrative de l'article Gilles Carrez
Fonctions
Président de la commission des finances
de l'Assemblée nationale

(4 ans, 11 mois et 23 jours)
Législature XIVe législature
Prédécesseur Jérôme Cahuzac
Successeur Éric Woerth
Député de la 5e circonscription du Val-de-Marne
En fonction depuis le
(24 ans, 5 mois et 19 jours)
Élection 28 mars 1993
Réélection 1er juin 1997
16 juin 2002
17 juin 2007
17 juin 2012
18 juin 2017
Législature Xe législature
XIe législature
XIIe législature
XIIIe législature
XIVe législature
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Michel Giraud (RPR)
Maire du Perreux-sur-Marne

(24 ans, 7 mois et 18 jours)
Prédécesseur Michel Giraud (RPR)
Successeur Christelle Royer
Conseiller général du Val-de-Marne
élu dans le canton du Perreux-sur-Marne

(8 ans, 1 mois et 23 jours)
Prédécesseur Michel Giraud (RPR)
Successeur Jacques Loison (RPR)
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Française
Parti politique RPR
UMP
Les Républicains
Diplômé de HEC
ENA
Profession Fonctionnaire de l'État en disponibilité

Gilles Carrez, né le à Paris, est un homme politique français, membre du parti Les Républicains. Député élu sans interruption depuis 1993 (RPR) et président de la Commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire à l'Assemblée nationale depuis 2012, il est principalement connu pour être l'auteur de la loi Carrez et pour son engagement en faveur de l'assainissement des finances publiques. En 2016 il devient vice-président de la nouvelle Métropole du Grand Paris responsable de la commission des finances[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Gilles Carrez a étudié à HEC et à l'ENA (promotion Guernica, 1976)[2].

Conseiller général du Val-de-Marne à partir de 1985 et maire du Perreux-sur-Marne de 1992 à 2016, il est élu député de la cinquième circonscription du Val-de-Marne en 1993, et est constamment réélu depuis.

En 1996, il est à l'origine de la loi améliorant la protection des acquéreurs de lots de copropriété. Au moment du « rapport Carrez » sur l'exécution du budget 2006[3], il décrit la situation de la fiscalité française de manière imagée : « Dans chaque niche [fiscale], il y a un chien qui mord »[4].

Gilles Carrez est le rapporteur général du budget de l'Assemblée nationale pendant dix ans, de 2002 à 2012, ce qui ne s'était jamais produit sous la Cinquième République. À ce titre, il a accès, en , avec Didier Migaud, alors président (socialiste) de cette même commission, aux listings des contribuables français détenant un compte en Suisse, dont Éric Woerth, ministre du Budget, avait dévoilé l'existence[5]. Gilles Carrez est également vice-président du Comité des finances locales, après en avoir été le président de décembre 2004 à septembre 2012, date à laquelle il est remplacé par André Laignel. Il préside le Conseil d'orientation des finances publiques depuis sa création, en mai 2006.

D'après une enquête de L'Expansion, il est le député le plus présent et le plus actif de l'Assemblée nationale[6]. Le , il se voit décerner, par un jury de journalistes, le prix Trombinoscope, qui désigne le meilleur député de l’année[7] : il est récompensé pour être le député ayant la meilleure participation, avec 743 interventions en commission et 1208 interventions longues en hémicycle ; il est également celui qui a écrit le plus de rapports avec 18 rapports en 2001[8].

Il est considéré par les médias et par la classe politique, tous horizons politiques confondus, comme l'un des meilleurs connaisseurs du budget de l'État et des finances publiques. Son nom a souvent été cité comme possible ministre du Budget, mais, considéré comme indispensable en tant que Rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale par le Président Nicolas Sarkozy, il n'a pas été intégré au gouvernement[9]. Après sa cinquième élection consécutive dans la cinquième circonscription du Val-de-Marne avec 54,06 % des suffrages au second tour[10], il est élu, le , président de la commission des Finances, de l'Économie générale et du Contrôle budgétaire de l'Assemblée nationale, devenant ainsi l'un des plus influents membres de l'opposition au gouvernement Jean-Marc Ayrault[11].

En 2011, Gilles Carrez, rapporteur du budget, se voit allouer 3 850 000 € issus de la réserve parlementaire, soit plus que tout autre député à l'exception du président de l'Assemblée Bernard Accoyer (UMP), qui en reçoit près de douze millions. La réserve parlementaire sert au financement par les députés de diverses associations ou collectivités de leur choix. Carrez reverse « la quasi-totalité » de cette somme à la ville dont il est le maire, Le Perreux-sur-Marne ; Hervé Lebreton le décrit comme le cas « le plus caricatural » des dérives de l'utilisation de cette réserve[12],[13]. Médiapart interroge alors le député-maire quant à un potentiel « problème d’équité par rapport aux autres villes de la circonscription », Le Perreux n'étant que l'une des quatre communes composant la cinquième circonscription du Val-de-Marne. Gilles Carrez répond : « Le Perreux est dans le Val-de-Marne, et le Val de Marne est communiste. Je n’ai aucune subvention du département. Je n’ai pas non plus de subventions de la région Ile-de-France, dirigée par un socialiste. Il faut donc compenser car Le Perreux n’est pas particulièrement riche, on n’a pas d’entreprise »[14]. (Parmi les autres villes de la circonscription, Nogent-sur-Marne avaient un maire UMP, tandis que Champigny-sur-Marne avait un maire communiste et Bry-sur-Marne un maire divers droite). En 2013, après réforme de l'attribution des sommes de la réserve parlementaire, Gilles Carrez obtient 786 500 , plus que tout autre député ; le président de l'Assemblée, Claude Bartolone (PS), arrive deuxième avec une enveloppe de 520 000 . Carrez alloue un demi-million de cette somme au financement de projets au Perreux-sur-Marne[15].

En 2014, il est réélu maire du Perreux-sur-Marne dès le premier tour avec 69,44 % des voix.

Le , la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a épinglé le député et président de la commission des finances, Gilles Carrez, car son patrimoine justifiait le paiement de l'ISF. En effet, il utilisait à tort une disposition fiscale pour sortir de son patrimoine sa résidence principale ce qui lui permettait d'être sous le seuil de l'ISF. Le député plaide sa bonne foi[16].

En 2016, il souhaite briguer la présidence de la Métropole du Grand Paris, mais Patrick Ollier lui est préféré lors d'une primaire interne à la droite[17]. Il est néanmoins élu le vice-président de la métropole[18].

Il soutient François Fillon pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[19] mais parraine Nathalie Kosciusko-Morizet[20].

Candidat à sa réélection lors des élections législatives de 2017, il est réélu.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « 7 élus du Val de Marne au bureau de la métropole du Grand Paris | 94 Citoyens », sur 94 Citoyens (consulté le 22 janvier 2016)
  2. Gilles Carrez, le Sisyphe du budget (site du Nouvel Observateur)
  3. [PDF]Rapport Carrez, site de l'Assemblée nationale
  4. Patrick Roger, « Les chiens de garde des niches fiscales », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. Article du quotidien Le Monde sur la consultation de la liste des 3000 comptes suspects en Suisse par les deux parlementaires
  6. « Le Top 20 des députés les plus sérieux », sur L'Expansion, (consulté le 5 janvier 2012)
  7. Gilles Carrez, élu député de l’année 2011
  8. La meilleure participation pour Gilles Carrez
  9. La relève : les 50 qui vont prendre le pouvoir à gauche et à droite après le 6 mai, Le Point, no 2068, 3 mai 2012
  10. Résultats officiels de la 5e circonscription du Val-de-Marne, sur le site officiel du ministère de l'Intérieur.
  11. http://www.assembleenationale.fr/qui/xml/organe.asp?id_organe=/14/tribun/xml/xml/organes/59048.xml
  12. « Sept choses à retenir sur la réserve parlementaire 2011 », France Télévision, 11 juillet 2013
  13. « Réserve parlementaire : le député Gilles Carrez fait le bonheur du maire Carrez », Sud-Ouest, 26 juin 2013
  14. « Réserve parlementaire : Carrez (député) a donné plus de 3 millions d’euros à Carrez (maire) », Médiapart, juillet 2013
  15. « Comment les députés ont utilisé les 81,6 millions d'euros mis à leur disposition », Le Monde, 29 juillet 2014
  16. « Gilles Carrez risque un redressement fiscal pour non-paiement de l'ISF ».
  17. Emmanuel Galiero, « Métropole du Grand Paris : Patrick Ollier investi par les Républicains », lefigaro.fr, (consulté le 12 janvier 2016)
  18. Laurent Terrade, « Métropole du Grand Paris : "Nous avons tout à construire" : Patrick Ollier, député-maire (LR) de Rueil-Malmaison a été élu vendredi 22 janvier président de la Métropole du Grand Paris (MGP). Il devient ainsi le premier président de cette nouvelle collectivité née le 1er janvier 2016. Retour sur la mise en place et la gouvernance d'une entité aussi inédite que complexe avec ses douze "territoires" se substituant aux anciens EPCI. », Localtis Info,‎ (lire en ligne).
  19. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  20. « Le Perreux : Gilles Carrez parraine NKM pour les primaires », leparisien.fr, 4 septembre 2016.
  21. Article du quotidien Le Parisien du 22 octobre 2009 (consulté le 7 décembre 2009)

Liens externes[modifier | modifier le code]