Ice-T

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Ice-T
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Ice-T près de Meatpacking District à Manhattan sur le plateau de New York, unité spéciale.

Informations générales
Nom de naissance Tracy Lauren Marrow
Naissance (57 ans)[1]
Newark, New Jersey, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale Rappeur, acteur
Genre musical Gangsta rap, pimp rap, rap west coast, rap old school, rap politique, punk hardcore, rapcore, rap metal, thugcore, gangsta metal
Années actives Depuis 1982 (musique), depuis 1984 (cinéma)
Labels Saturn, Sire, Priority, Rhyme Syndicate, Sumerian
Site officiel icet.com

Ice-T, né Tracy Lauren Marrow le à Newark, dans le New Jersey, est un rappeur et acteur américain. Il lance sa carrière de rappeur au début des années 1980, signe au label Sire Records en 1987 et y publie son premier album Rhyme Pays, le premier album de hip-hop paru avec étiquette parentale. L'année suivante, il fonde son propre label Rhyme $yndicate Records (d'après son collectif de hip-hop appelé Rhyme $yndicate) et publie un autre album, Power.

Il est l'un des fondateurs du groupe de heavy metal Body Count, qui présente pour la première fois dans son album O.G.: Original Gangster, publié en 1991. Body Count publie son album homonyme en 1992. Ice-T fait la polémique avec son titre Cop Killer en 1992, perçu par la presse spécialisée et le public comme une incitation à l'agression envers les agents de police. Ice-T demande la fin de son contrat avec Warner Bros. Records, et son album suivant Home Invasion, est publié en février 1993 au label Priority Records. Le deuxième album de Body Count, Born Dead est publié en 1994, et Ice-T publie deux nouveaux albums à la fin des années 1990. Depuis 2000, il joue le rôle du détective Odafin Tutuola dans la série policière Law & Order: Special Victims Unit.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Tracy Lauren Marrow, fils de Solomon et de Alice Marrow[2],[3], est né à Newark, dans le New Jersey. Solomon est d'origine afro-américaine, et Alice est créole[2]. Sa mère meurt d'une crise cardiaque alors qu'il n'a que 10 mois puis à l'âge de 12 ans, il perd son père qui succombe également à une crise cardiaque[2],[4]. Pendant des années, le site AllMusic expliquait que ses parents étaient « morts dans un accident de voiture »[5], mais Ice-T rectifiera en disant que c'était lui qui était impliqué dans ce type d'accident, et que cela fait quelques décennies[2]. Après la mort de ses parents, il est recueilli par sa tante résidant à Los Angeles en Californie[6].

Marrow pratique la break dance au sein du groupe West Coast Locksmiths. Durant son adolescence passée à l'école secondaire de Crenshaw dans le quartier de South Central, il commence à s'intéresser au rap et également à s'associer aux affaires des gangs locaux (il est affilié au Crips sans en être membre « officiel »). C'est à ce moment-là qu'inspiré par Iceberg Slim, truand, auteur de livres et de poèmes, il se donne le surnom d’Ice-T[7]. Après avoir été quelques années militaire au sein de la 25e division d'infanterie, et après quelques tentatives infructueuses de promotion de la danse hip-hop, il décide au début des années 1980, sur les conseils de son entourage, d'enregistrer ses premiers singles[8]. Il se fera connaître dans les environs de Los Angeles en tournant avec des artistes tels qu'Afrika Islam ou les New York City Spinmasters, et commencera à s'imposer comme un personnage important dans le milieu du rap West Coast.

Carrière musicale[modifier | modifier le code]

Ice-T en concert à Prague, en août 2009.

En 1982, Ice-T fait la rencontre du producteur William Strong du label Saturn Records, auteur de Cold Wind Madness, ou The Coldest Rap, un single au succès underground populaire, bien que les radios ne le diffusaient pas à cause de paroles dites trop hardcore[9]. Ice-T participe à Reckless, un single de DJ Chris « The Glove » Taylor, et enregistre les chansons You Don't Quit et Dog'n the Wax avec Unknown DJ[10]. Ice-T s'inspire au début de sa carrière du single gangsta rap de Schoolly D intitulé P.S.K. What Does It Mean? qu'il a entendu dans un club. Ice-T y apprécie la liberté du son et les paroles liées à la vie de gang[10]. Ice-T décide alors d'adopter le style de Schoolly D, et d'écrire les paroles gangsta rap de sa chanson 6 in the Mornin' dans son appartement à Hollywood, accompagné d'une boite a rythme Roland TR-808. Il compare le son de la chanson à celui des Beastie Boys[10]. Le single est publié en 1986. Ice-T réussit finalement à signer un contrat avec le label Sire Records. À l'écoute de la démo par le fondateur et président du label, Seymour Stein explique : « on dirait du Bob Dylan[11]. » Peu après, il publie son premier album Rhyme Pays en 1987 soutenu par DJ Evil E, DJ Aladdin et le producteur Afrika Islam. L'album est finalement certifié disque d'or par la RIAA. Cette même année, il enregistre le thème de Colors, un film basé sur la vie de gang à Los Angeles. Sin deuxième album Power est publié en 1988, sous son propre label Rhyme Syndicate, et contient un son plus impressionnant qui lui vaut de bonnes critiques et une nouvelle certification or. Publié en 1989, The Iceberg/Freedom of Speech... Just Watch What You Say établit sa popularité grâce à un son agressif et des paroles narratives[5].

En 1991, il publie son album O.G. Original Gangster. Sur OG, il présente son groupe de heavy metal Body Count dans un titre homonyme. Ice-T se lance en tournée avec Body Count à la première édition du concert Lollapalooza en 1991. L'album Body Count est publié en mars 1992[5]. Avec l'apparition du musicien de jazz Quincy Jones, Ice-T remporte un Grammy Award dans la catégorie de « meilleure performance d'un groupe de rap »[12]. Plus tard, une polémique enfle autour de Body Count et de sa chanson Cop Killer. Avec cette chanson rock, qui dénonce initialement la brutalité policière, Ice-T se met à dos quelques membres du gouvernement, la National Rifle Association aet de nombreux groupes de défense des policiers[5],[13]. En conséquence, Time Warner Music refuse de publier le nouvel album d'Ice-T, Home Invasion. Ice-T explique au journaliste Chuck Philips qu'il y a eu réaction exagérée sur la chanson : « ...ils ont fait des films sur des tueurs d'infirmières, d'enseignants et même d'étudiants Arnold Schwarzenegger a buté des douzaines de flics quand il jouait Terminator. Et personne ne s'en est jamais plaint[13]. »

Ice se sépare en bon terme avec Sire/Warner Bros. Records après des débats sur la couverture de l'album Home Invasion ; il refait vivre Rhyme Syndicate et signe un contrat de distribution avec Priority Records. Priority publie Home Invasion en printemps 1993[14]. L'album atteint la 9e place des Billboard Top R&B/Hip-Hop Albums, et la 14e du Billboard 200[15]. En 1993, il participe à la bande originale, Disorder, du film Judgment Night en duo avec le groupe de thrash metal Slayer[16]. en 1995, Ice-T participe à l'album Forbidden de Black Sabbath[3]. Un autre album, VI - Return of the Real, est publié en 1996, suivi de The Seventh Deadly Sin en 1999[17].

Son premier album rap depuis 1999, Gangsta Rap, est publié le 31 octobre 2006. La couverture est jugée trop explicite par les boutiquaires[18]. En 2008, il sort Ayaya, avec Filthee et Grand Master Caz, qui devient le générique du pay-per-view de la TNA, Hard Justice.

Carrière au cinéma[modifier | modifier le code]

En 1984, il débute une carrière d'acteur avec le film Break Street 84 (Breakin' titre original), film où il apparaît également sur la bande originale, avec le titre Reckless écrit par Chris « The Glove » Taylor.

Ice-T joue dans une cinquantaine de films, dont New Jack City, Johnny Mnemonic, Que la chasse commence, Destination : Graceland ou Christmas. Il a par ailleurs joué dans la série Players, les maîtres du jeu, et tient actuellement le rôle du policier Odafin Tutuola dans la série New York, unité spéciale.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Ice-T et Coco Austin au Festival du film de Tribeca en avril 2009.

En 1976, la compagne de Marrow, Adrienne, donne naissance à leur fille, LeTesha, alors que tous deux sont encore lycéens[19]. Plus tard en 1984, pendant la tournée du film Breakin', il rencontre Darlene Ortiz, et les deux forment désormais un couple ; Ortiz participe aux couvertures des albums Rhyme Pays et Power[10]. Ortiz et lui ont un fils, Ice Tracy Marrow, né en 1992[10]. En 2001, Ice-T épouse le mannequin Nicole « Coco Marie » Austin[3],[20]. Pour célébrer leur dixième anniversaire de mariage, le couple renouvelle ses vœux le 4 juin 2011[21]. Ils possèdent une propriété à North Bergen, dans le New Jersey[22],[23],[24] et ont construit une maison à Edgewater (New Jersey), fini en 2012[25],[26]. le 27 juillet 2015, Ice-T et Coco ont annoncé qu'ils attendaient leur premier enfant ensemble [27]. le 3 août 2015, il a été annoncé qu'ils ont eu une fille[28] le 28 novembre 2015, Coco a donné naissance à leur fille Chanel Nicole Marrow[29].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Avec Body Count[modifier | modifier le code]

Collaborations[modifier | modifier le code]

  • Avec Black Sabbath : sur le morceau The Illusion of Power, dans Forbidden.
  • Avec Motörhead : sur le morceau Born to Raise Hell, notamment avec Whitfield Crane, tiré de l'album Bastards
  • Avec Six Feet Under : sur le morceau One Bullet Left, dans True Carnage.
  • Avec Slayer : sur trois reprises de The Exploited, dans la BO du film La Nuit du Jugement.
  • Avec 187 (Big B) : plusieurs morceaux sur l'album Furious
  • Avec Icepick : sur le morceau Real Recognizes Real, dans Violent Epiphany, avec les plus grands noms du punk hardcore

Filmographie[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Monitor », Entertainment Weekly, no 1194,‎ , p. 26.
  2. a, b, c et d (en) Tracy Marrow et Douglas Century, Ice: A Memoir of Gangster Life and Redemption—from South Central to Hollywood, Random House,‎ , 5–13 p. (ISBN 978-0-345-52328-0), « Cold as Ice ».
  3. a, b et c « Ice-T Biography », TVGuide.com (consulté le 22 septembre 2007).
  4. (en) Ice-T et Sigmund, Heidi, The Ice Opinion: Who Gives a F*ck?, Pan Books,‎ (ISBN 0-330-33629-0)
  5. a, b, c et d Stephen Thomas, « Ice-T Biography », AllMusic,‎ (consulté le 31 mars 2012).
  6. (en) Tracy Marrow et Douglas Century, Ice: A Memoir of Gangster Life and Redemption—from South Central to Hollywood, Random House,‎ , 17–29 p. (ISBN 978-0-345-52328-0), « Cold as Ice ».
  7. Émission Le Ring, sur France Ô, diffusée le 29 juin 2014.
  8. (en) Tracy Marrow et Douglas Century, Ice: A Memoir of Gangster Life and Redemption—from South Central to Hollywood, Random House,‎ , 49–56 p. (ISBN 978-0-345-52328-0), « Nightmare Walking ».
  9. (en) Tracy Marrow et Douglas Century, Ice: A Memoir of Gangster Life and Redemption—from South Central to Hollywood, Random House,‎ , 70–77 p. (ISBN 978-0-345-52328-0), « Nightmare Walking ».
  10. a, b, c, d et e (en) Tracy Marrow et Douglas Century, Ice: A Memoir of Gangster Life and Redemption—from South Central to Hollywood, Random House,‎ , 89–112 p. (ISBN 978-0-345-52328-0), « Nightmare Walking ».
  11. (en) Coleman, Brian. Check The Technique: Liner Notes for Hip-Hop Junkies. New York: Villiard/Random House, 2007. pages 238.
  12. Jon Pareles, « Grammys Turn Into Quincy Jones Show », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  13. a et b Chuck Philips, « COVER STORY : 'Arnold Schwarzenegger blew away dozens of cops as the Terminator. But I don't hear anybody complaining.' : A Q & A with Ice-T about rock, race and the 'Cop Killer' furor », LA Times,‎ (lire en ligne).
  14. Jon Pareles, « Ice-T's Latest Gangster-Rap Caper Finds Him Alone and on His Own », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  15. « Charts and Awards for Ice-T », AllMusic (consulté le 3 novembre 2007).
  16. (en) William Ruhlmann, « Judgment Night Overview », AllMusic (consulté le 2 juillet 2008).
  17. Donna Freydkin, « No thaw for rapper Ice T », CNN,‎ (consulté le 29 juin 2008).
  18. (en) « Page Six: STORES HOT OVER ICE-T COVER », New York Post,‎ (consulté le 22 septembre 2007).
  19. (en) Tracy Marrow et Douglas Century, Ice: A Memoir of Gangster Life and Redemption—from South Central to Hollywood, Random House,‎ , 30–43 p. (ISBN 978-0-345-52328-0), « Cold As Ice ».
  20. Kugel Allison, « Ice-T & Coco Austin on Married Life, the Business of Being Ice, & Coco's Bodacious Body », PR.com,‎ (lire en ligne).
  21. « Ice-T and Coco Renew Vows, Snoop Dogg Looks On », MTV News,‎ (consulté le 28 mai 2011).
  22. (en) « Ice-T turns from cop-killing talk to posing nude », MSNBC,‎ (consulté le 18 avril 2014).
  23. (en) Fusfeld, Adam (20 janvier 2012). "NBA veteran suffers big loss on NJ condo sale". The Real Deal.
  24. (en) Maher, Adam (28 septembre 2011). "Ice-T reports for jury duty at courthouse in Jersey City, but doesn’t get picked". NJ.com.
  25. (en) Katz, Joelle (31 octobre 2012). "Real Estate Notes: Matthew Modine Buys Venice House, Michael Strahan Sells in Hermosa Beach". The Hollywood Reporter.
  26. (en) « Coco Austin turns weather reporter to record storm video », San Francisco Chronicle,‎ (lire en ligne).
  27. Sophie Vokes-Dudgeon, « Ice T, Wife Coco Expecting a Baby, Rapper to Be Dad Again at 57! », Us Weekly,‎ (lire en ligne).
  28. « It'll Be a Girl (Named Chanel!) for Ice-T and Coco », sur People.com,‎ (consulté le 7 février 2016)
  29. « Ice-T and Coco Welcome Daughter Chanel Nicole », sur People.com,‎ (consulté le 7 février 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]