Histoire des Juifs en Corse

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En Corse, depuis l'an 800, plusieurs immigrations juives se sont produites. Au cours des siècles, ils sont venus d'Égypte, de plusieurs villes d'Italie et de Palestine.

Première immigration Mizrahim[modifier | modifier le code]

L'histoire des Juifs en Corse remonte à l'an 800, quand une grande immigration venue d'Égypte s'installa dans le Sud de la Corse ; une grande partie de ces juifs mizrahim écrivaient et parlaient l'hébreu. La plupart se sont installés autour d'un village dénommé Levie, localisé dans les terres près de Porto-Vecchio. Plus tard, la communauté s'est dispersée partout en Corse. Dans certains villages de montagne, des églises détiennent toujours la trace de documents rédigés en hébreu à côté de ceux rédigés en latin.

Immigration des juifs de l'Italie méridionale[modifier | modifier le code]

Entre les années 1500 et 1530, un millier de juifs venus de Naples et de L'Italie méridionale fuirent les persécutions et s'installèrent dans les montagnes du centre de la Corse.

Immigration des Ashkénazes de Padoue et de l'Italie du Nord[modifier | modifier le code]

Nom de famille Padovani

Ashkénazes de Padoue[modifier | modifier le code]

Entre l'an 1590 et l'an 1684, les juifs ashkénazes de Padoue sont obligés de vivre dans un ghetto depuis 1516. Cette période fut pleine de violences contre la communauté juive. Une grande partie décida après ces désastreux événements d'émigrer en Corse. Un mythe persistant veut que les habitants les nommèrent Padovani, ce qui signifie : venus de Padoue. En réalité le nom de famille Padovani très répandu de nos jours en Corse est une référence au saint éponyme[1].

Ashkénazes de l'Italie du Nord[modifier | modifier le code]

Le phénomène de persécution continue en Italie du Nord et l'immigration juive la plus connue se déroule entre les années 1750 et 1769. Pascal Paoli fit venir en Corse entre 5 000 et 10 000 Juifs du nord de l'Italie : de Milan, de Turin, de Padoue et de Gènes, afin de ranimer l'île après les 4 siècles d'occupation génoise. Ils sont considérés en Corse comme leurs égaux, Pascal Paoli déclare que « les Juifs ont les mêmes droits que les Corses puisqu'ils partagent le même sort ». Les juifs pouvaient ainsi librement pratiquer leur culte, ce qui n'était pas le cas dans la plupart des pays.

Juifs venant de Palestine et de Syrie[modifier | modifier le code]

En 1915, 700 Juifs expulsés de Palestine et de Syrie, alors sous contrôle turc, et protégés par leur passeports français car originaires d'Algérie ou du Maroc trouvent refuge en Corse. La plupart repartent en Palestine après la fin de la Première Guerre mondiale mais quelques-uns s'établissent en Corse[2].

Israël[modifier | modifier le code]

La Corse est le seul endroit de toute l'Europe où aucun acte antisémite n'a jamais été déploré et pendant la Seconde Guerre mondiale, aucun juif de Corse n'a été dénoncé.

En 1947, la Corse contribua à la création de l’État d'Israël et une association Corse-Israël s'est mise en place afin de lier au mieux les deux communautés.

Filmographie[modifier | modifier le code]

"Le secret de Zia Maria" un film écrit et réalisé par Isabelle Balducchi 2012. Ce film parle du secret de la grand mère de la réalisatrice qui a caché un membre de la communauté juive de Bastia pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ghj. P., « HISTOIRE. Les Juifs en Corse, la destruction d'un mythe », Corse-matin, 21 septembre 2017.
  2. Florence Bercéot, « Une escale dans la tempête. Des Juifs palestiniens en Corse (1915-1920) », Archives juives, vol. 38,‎ (lire en ligne)

Liens Externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]