Gorbio

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gorbio (homonymie).

Gorbio
Gorbio
Vue générale de Gorbio.
Blason de Gorbio
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Menton
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Riviera française
Maire
Mandat
Michel Isnard
2014-2020
Code postal 06500
Code commune 06067
Démographie
Gentilé Gorbarins
Population
municipale
1 387 hab. (2015 en augmentation de 8,02 % par rapport à 2010)
Densité 198 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 15″ nord, 7° 26′ 45″ est
Altitude Min. 77 m
Max. 928 m
Superficie 7,02 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte administrative des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Gorbio

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte topographique des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Gorbio

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gorbio

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gorbio
Liens
Site web Site officiel

Gorbio est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Gorbio est un petit village perché dans une vallée au-dessus de Menton et Roquebrune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située en zone de sismicité moyenne[1].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval : Il est traversé de part en part par le Gorbio, torrent qui prend sa source à Peille, et après Gorbio effleure Roquebrune-Cap-Martin et Menton, avant de se jeter dans la mer Méditerranée[2].

La commune dispose de la station d'épuration intercommunale de Menton d'une capacité de 80 000 Équivalent-habitants[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[4].

Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Route de Menton, par la route départementale 23.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Les transports en commun sur Gorbio sont gérés par la Communauté d'Agglomération de la Riviera Française[5].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gorbio
Peille Peille Sainte-Agnès
Peille Gorbio Sainte-Agnès
Peille Roquebrune-Cap-Martin Menton

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le village a été transformé en commanderie des templiers par le comte Ottone II de Vintimille, à laquelle il donna le nom d'« Agerbol » qui désigne toujours un avant-poste fortifié d'époque médiévale, en ruine, situé sous le mont Agel, sur l'ancienne route des Croisades et du pèlerinage à Jérusalem. Dans le nom Agerbol l'on retrouve les G, R, B, O présent dans le nom actuel.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les langues des Alpes-Maritimes avec Gorbio en zone mentonasque
  •      vivaro-alpin (mentonasque)
  •      vivaro-alpin ou gavot intermédiaire
  •      vivaro-alpin (alpin)
  •      provençal maritime
  •      niçard
  •      Brigasque (Royasque)
  •      Tendasque (Brigasque-Royasque)
  •      Figoun (ligure colonial)

Gorbio est un pays de langue mentonasque. Les gens des communes environnantes disent « Gouarbe », attesté sous la forme « Coarbo » en 1376. Les gens du village disent « Gouha » pour le nom du village et « Gourbarins » pour celui des habitants.

À noter que c'est le seul village du mentonnais dont le nom des habitants se termine en « in », en effet dans la langue régionale Menton donne des Mentonasques ; La Turbie, des Turbiasques ; Sainte-Agnès, des Senténasques ; Roquebrune-Cap-Martin, des Roquebrunasques et Monaco, des Monégasques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Gorbio est peuplé depuis la fin de la préhistoire, comme l'attestent le produit de fouilles sur un site situé juste au-dessus de l'actuel village et les multiples abris sous roche avec murs cyclopéens répartis sur l'ensemble de la commune. Les objets des fouilles sont exposés au musée de préhistoire de Menton : os divers humains et animaux, tessons de poterie....

Le village se déplacera sur son site actuel sous la forme de la commanderie templière d'Agerbol bâtie par le comte Ottone II de Vintimille selon les archives de la cathédrale de Vintimille.

On trouve une première mention du village sous le nom de « Golbi » en 1157. Il apparaît sous son nom actuel en 1301.

Fief des comtes de Vintimille (XIIe et XIIIe siècles), le village est une propriété des comtes de Provence entre 1257 et 1285, pour revenir ensuite aux comtes de Vintimille, puis à leurs héritiers, la famille Lascaris. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, d'autres familles, comme les Isnardi, les De Gubernatis, les Raimondi, puis les Corvesi, les Alziari de Malaussène, les Guigliotti y tiennent à leur tour des parts de seigneurie.

Entre 1400 et 1580, les familles Basin, Imbert, Maulandi, Muratore, Pastor, Raimondi et Rocca vivent au village. Les Dental de Peillon, les Giausseran de Villefranche, les Lottier de Peille et les Vial de La Mortola s'y installent au XVIIe siècle.

Depuis 1388, le comté de Nice appartient aux comtes puis ducs de Savoie. Gorbio suit alors la destinée du comté de Nice et est rattaché à la France en 1860 après un plébiscite qui donne à Gorbio : 26 « non » au rattachement et 59 « oui ».

En 1793, Anna Maria Lantiéri se distinguera dans la résistance contre les forces d'occupation françaises révolutionnaires, résistance qui avait pour nom Barbétisme.

Au musée du Risorgimento de Turin, on trouve trace d'un Alessandro de Gubernatis, de Gorbio, sergent dans la brigade Pinerolo, dont la tête fut mise à prix pour Carbonarisme et fut exécuté le à Chambéry sur décision du roi de Piémont-Sardaigne.

À la fin du XIXe siècle, le village va profiter du développement du tourisme à Menton.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté d'agglomération de la Riviera Française.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un plan local d'urbanisme[6].

Le périmètre de schéma de cohérence territoriale (SCOT) comprend 15 communes : Breil sur Roya, Sospel, la Turbie, Moulinet, Saorge, Tende, Beausoleil, Menton, Sainte Agnès, Fontan, Roquebrune cap Martin, Gorbio, Castellar, la Brigue, Castillon[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Michel Isnard PCF Retraité

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[8] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 308 000 , soit 977  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 155 000 , soit 863  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 644 000 , soit 481  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 379 000 , soit 283  par habitant ;
  • endettement : 75 000 , soit 56  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 11,35 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 9,83 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,41 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 23 627 [9].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Gorbarins.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2015, la commune comptait 1 387 habitants[Note 1], en augmentation de 8,02 % par rapport à 2010 (Alpes-Maritimes : +0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
219301321403465488549515474
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
486484496498552552634613616
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
528614610686379569571644538
1982 1990 1999 2006 2007 2012 2015 - -
5769301 1541 2791 2951 3041 387--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[14] :

  • Écoles maternelle et primaire,
  • Collèges à Roquebrune-Cap-Martin, Menton,
  • Lycées à Menton, Roquebrune-Cap-Martin, Monaco.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[15] :

  • Médecins à Roquebrune-Cap-Martin, Beausoleil,
  • Hôpitaux à Gorbio, Menton,
  • Pharmacies à Roquebrune-Cap-Martin.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Exploitations agricoles, élevage.
  • Activité de l'élevage d'autres bovins et de buffles[17].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Restaurant[18].
  • Bar-restaurant.

Commerces[modifier | modifier le code]

Commerces de proximité.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux :

  • Église Saint-Barthélemy construite en 1683, rénovée en 2010[19].
  • Chapelles :
    • La chapelle des Pénitents Blancs de la confrérie de la Sainte-Croix, construite en 1445[20],[21].
    • La chapelle Saint Roch[22].
    • La chapelle St lazare, d'origines médiévales[23].

Patrimoine civil :

  • La Tour Lascaris (XIIe siècle-XIIIe siècles)[24].
  • Le château des comtes de Malaussène (XVe-XVIIe siècles)[25].
  • Mairie construite en 1867.
  • L'ouvrage du Col-de-Garde, faisant partie de la ligne Maginot.
  • La fontaine du Comte de Malaussène, érigée en 1882.
  • Fontaine de la place, réalisée en 1902.
  • Le Vieux four à pain communal.

Patrimoine naturel :

Appartenance : Le village de Gorbio connaît une particularité : en effet, ses habitants revendiquent leur attachement à la France. Gorbio, française depuis le milieu du XIXe siècle, voit ses habitations et plus précisément ses balcons, devantures et parfois même ses jardins ornés de drapeaux tricolores montrant l'amour de ses habitants à la France. Cette particularité s'observe tant bien dans le val de Gorbio qui monte au village que dans le village lui-même.

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le peintre Sayed Haider Raza (1922-2016)[27].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gorbio Blason D'azur au mont d'argent issant d'une mer du même mouvant de la pointe, au chef d'or chargé d'une aigle bicéphale de sable.
Détails
Devise : « inmota manet » (il demeure immuable)[28].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Didacticiel de la règlementation parasismique
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Torrent de Gorbio (Y6530500) » (consulté le 12 mai 2014)
  3. Description de la station
  4. Table climatique
  5. Réseau de bus reliant Gorbio aux autres communes de la CARF
  6. Règlement d’urbanisme
  7. Schéma de cohérence territoriale
  8. Les comptes de la commune
  9. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. Établissements d'enseignements
  15. Professionnels et établissements de santé
  16. Paroisse : Notre-Dame des Rencontres
  17. Activité de l'élevage d'autres bovins et de buffles
  18. Les commerces du village
  19. Église Saint-Barthélemy, sur Montagnes Niçoises
  20. Archiconfrérie de la Sainte Croix de Gorbio
  21. Les confréries actuelles de pénitents dans le Conté de Nice et dans la Principauté de Monaco, par Paul Canestrier, Nouvelle revue des traditions populaires, T. 2, No. 4 (septembre-octobre 1950), pp. 291-304
  22. La chapelle Saint Roch
  23. Le soutien de la Fondation du patrimoine à la restauration du patrimoine de la commune
  24. Château des Lascaris
  25. Château des Comtes de Malaussène
  26. L'Orme planté en 1713
  27. Sayed Haider Raza, l'amoureux de Gorbio
  28. Mentonnais : Gorbio, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau