Gorbio

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Gorbio
Vue générale de Gorbio.
Vue générale de Gorbio.
Blason de Gorbio
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Menton
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Riviera française
Maire
Mandat
Michel Isnard
2014-2020
Code postal 06500
Code commune 06067
Démographie
Gentilé Gorbarins
Population
municipale
1 306 hab. (2014)
Densité 186 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 15″ nord, 7° 26′ 45″ est
Altitude Min. 77 m – Max. 928 m
Superficie 7,02 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Gorbio est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gorbio est un petit village perché dans une vallée au-dessus de Menton et Roquebrune. Il est traversé de part en part par le Gorbio, torrent qui prend sa source à Peille, et après Gorbio effleure Roquebrune-Cap-Martin et Menton, avant de se jeter dans la mer Méditerranée[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gorbio
Peille Peille Sainte-Agnès
Peille Gorbio Sainte-Agnès
Peille Roquebrune-Cap-Martin Menton

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le village a été transformé en commanderie des templiers par le comte Ottone II de Vintimille, à laquelle il donna le nom d'« Agerbol » qui désigne toujours un avant-poste fortifié d'époque médiévale, en ruine, situé sous le mont Agel, sur l'ancienne route des Croisades et du pèlerinage à Jérusalem. Dans le nom Agerbol l'on retrouve les G, R, B, O présent dans le nom actuel.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les langues des Alpes-Maritimes avec Gorbio en zone mentonasque
  •      vivaro-alpin (mentonasque)
  •      vivaro-alpin ou gavot intermédiaire
  •      vivaro-alpin (alpin)
  •      provençal maritime
  •      niçard
  •      Brigasque (Royasque)
  •      Tendasque (Brigasque-Royasque)
  •      Figoun (ligure colonial)

Gorbio est un pays de langue mentonasque. Les gens des communes environnantes disent « Gouarbe », attesté sous la forme « Coarbo » en 1376. Les gens du village disent « Gouha » pour le nom du village et « Gourbarins » pour celui des habitants. À noter que c'est le seul village du mentonnais dont le nom des habitants se termine en « in », en effet dans la langue régionale Menton donne des Mentonasques ; La Turbie, des Turbiasques ; Sainte-Agnès, des Senténasques ; Roquebrune-Cap-Martin, des Roquebrunasques et Monaco, des Monégasques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Gorbio est peuplé depuis la fin de la préhistoire, comme l'attestent le produit de fouilles sur un site situé juste au-dessus de l'actuel village et les multiples abris sous roche avec murs cyclopéens répartis sur l'ensemble de la commune. Les objets des fouilles sont exposés au musée de préhistoire de Menton : os divers humains et animaux, tessons de poterie....

Le village se déplacera sur son site actuel sous la forme de la commanderie templière d'Agerbol bâtie par le comte Ottone II de Vintimille selon les archives de la cathédrale de Vintimille.

On trouve une première mention du village sous le nom de « Golbi » en 1157. Il apparaît sous son nom actuel en 1301.

Fief des comtes de Vintimille (XIIe et XIIIe siècles), le village est une propriété des comtes de Provence entre 1257 et 1285, pour revenir ensuite aux comtes de Vintimille, puis à leurs héritiers, la famille Lascaris. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, d'autres familles, comme les Isnardi, les De Gubernatis, les Raimondi, puis les Corvesi, les Alziari de Malaussène, les Guigliotti y tiennent à leur tour des parts de seigneurie.

Entre 1400 et 1580, les familles Basin, Imbert, Maulandi, Muratore, Pastor, Raimondi et Rocca vivent au village. Les Dental de Peillon, les Giausseran de Villefranche, les Lottier de Peille et les Vial de La Mortola s'y installent au XVIIe siècle.

Depuis 1388, le comté de Nice appartient aux comtes puis ducs de Savoie. Gorbio suit alors la destinée du comté de Nice et est rattaché à la France en 1860 après un plébiscite qui donne à Gorbio : 26 « non » au rattachement et 59 « oui ».

En 1793, Anna Maria Lantiéri se distinguera dans la résistance contre les forces d'occupation françaises révolutionnaires, résistance qui avait pour nom Barbétisme.

Au musée du Risorgimento de Turin, on trouve trace d'un Alessandro de Gubernatis, de Gorbio, sergent dans la brigade Pinerolo, dont la tête fut mise à prix pour Carbonarisme et fut exécuté le à Chambéry sur décision du roi de Piémont-Sardaigne.

À la fin du XIXe siècle, le village va profiter du développement du tourisme à Menton.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gorbio Blason D’azur au mont d’argent issant d’une mer du même mouvant de la pointe, au chef d’or chargé d’une aigle bicéphale de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Michel Isnard PCF Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Gorbarins.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 306 habitants, en augmentation de 2,43 % par rapport à 2009 (Alpes-Maritimes : 0,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
219 301 321 403 465 488 549 515 474
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
486 484 496 498 552 552 634 613 616
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
528 614 610 686 379 569 571 644 538
1982 1990 1999 2007 2012 2014 - - -
576 930 1 154 1 295 1 304 1 306 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Barthélemy construite en 1683, rénovée en 2010
  • Chapelle des Pénitents Blancs de la confrérie de la Sainte-Croix, construite en 1445
  • Tour Lascaris (XIIe siècle-XIIIe siècles)
  • Château des comtes de Malaussène (XVe-XVIIe siècles)
  • Mairie construite en 1867
  • L'ouvrage du Col-de-Garde, faisant partie de la ligne Maginot.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]