Castellar (Alpes-Maritimes)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Castellar.
Castellar
Vue du village depuis la route des Granges Saint-Paul
Vue du village depuis la route des Granges Saint-Paul
Blason de Castellar
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Menton
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Riviera française
Maire
Mandat
Huguette Layet
2014-2020
Code postal 06500
Code commune 06035
Démographie
Gentilé Castellarois
Population
municipale
972 hab. (2013)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 16″ Nord 7° 29′ 50″ Est / 43.8044444444, 7.49722222222
Altitude Min. 100 m – Max. 1 382 m
Superficie 12,24 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte administrative des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Castellar

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte topographique des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Castellar

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Castellar

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Castellar
Les langues des Alpes-Maritimes avec Castellar, de parler mentonasque
  •      vivaro-alpin (mentonasque)
  •      provençal maritime
  •      niçard
  •      vivaro-alpin ou gavot intermédiaire
  •      vivaro-alpin (alpin)
  •      Brigasque (Royasque)
  •      Tendasque (Brigasque-Royasque)
  •      Figoun (ligure colonial)

Castellar est une commune française située près de Menton dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Castellarois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Castellar voit le passage du petit fleuve côtier le Careï, 10 km[1] qui se jette dans la mer Méditerranée sous le casino de Menton. Et elle est commune source pour le petit cours d'eau du Fossan, 5,3 km[2], qui se jette à l'ouest du Bastion et du Vieux Port de Menton.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Castellar
Castillon Sospel Olivetta San Michele (Italie)
Menton Castellar Vintimille (Italie)
Menton Menton Vintimille (Italie)

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier village de Castellar - Vieux Castellar - se trouvait sur un éperon rocheux situé au nord-est du village actuel.

Le nom de Castellar apparaît pour la première fois le 19 janvier 1258 dans un acte de cession du territoire du comte de Vintimille au comte de Provence, Charles Ier d'Anjou.

En 1261, le comte Guillaume-Pierre de Vintimille se maria avec Eudoxie Lascaris, de la famille impériale de Byzance. Les descendants portent alors le nom de Lascaris.

Le château est cité en 1302 et aurait été construit par le municipe de Peille.

1388, dédition de Nice. Le comté de Nice passe sous le contrôle des comtes puis ducs de Savoie.

Les menaces d'agressions par les Sarrasins ayant diminué, une convention est passée le 30 septembre 1435 entre Louis et Henrion Lascaris, seigneurs de Gorbio et du Castellar avec les habitants indiquant : Il est permis à ces derniers de transporter le village à un endroit plus commode sur la colline de Saint-Sébastien et d'y bâtir à leur frais, dans l'espace de cinq années, vingt-neuf maisons de même hauteur et largeur, de les fortifier par une enceinte extérieure et de les habiters avec leurs familles en hommes liges et féaux sujets.

Cette fondation du nouveau Castellar explique la disposition régulière du village le long de rues droites et parallèles.

Les seigneurs de Castellar appartiennent tous à la famille Vintimille-Lascaris.

Seuil de l'église avec la devise du village

Devise[modifier | modifier le code]

Castellar reprend la devise de la famille des Lascaris Nec me fulgura (la foudre même ne saurait m'atteindre) [3]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 1995 Jean Albin    
1995 démissionnaire Michel Stoecklin   Dans l'impossibilité d'assumer sa fonction, Guy Olivari, alors tête de liste, cède sa place à Michel Stoecklin. Le refus de démissionner quelques mois plus tard de ce dernier entraîne une scission entre les deux hommes et près de la moitié des conseillers municipaux démissionnent, permettant une nouvelle élection
1996 mars 2001 Michel Stoecklin   Une élection municipale partielle, avec cette fois deux listes distinctes emmenées par Guy Olivari et par Michel Stoecklin, eût lieu en 1996, amenant à l'élection de Michel Stoecklin
2001 démissionnaire 2004 Guy Olivari   Une élection municipale partielle eût lieu en 2004, amenant l'élection d'Huguette Layet alors premier adjoint celle-ci ayant obtenu ce poste à la suite de la démission du précédent premier adjoint.
2004 mars 2008 Huguette Layet SE  
2008 mars 2014 Huguette Layet SE  
2014 en cours Huguette Layet DVD Propriétaire
Seule candidate, Huguette Layet est réelue pour la première fois

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 972 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
465 400 462 649 691 764 804 786 788
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
752 718 751 707 734 726 669 644 563
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
454 480 561 427 297 320 344 320 353
1982 1990 1999 2007 2008 2012 2013 - -
533 638 821 944 968 963 972 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Palais Lascaris

L'origine du palais remonte au début du XVe siècle, quand le village de Castellar a été transféré sur le site actuel. On peut encore voir le blason des comtes de Vintimille sur le porche. Le palais était construit de part et d'autre de la rue. Il subsiste une partie du palais des comtes de Vintimille face à l'église, l'ancien "Turris", où est né Jean-Paul Lascaris (1560-1657).

Le palais actuel, la "Casa Grande", ne conserve plus d'élément antérieur au XVIIe siècle. Un tremblement de terre en 1564 l'avait partiellement détruit. Il s'ouvre par une tour-porche. La tour-porche est surmontée d'un dôme avec une chambre au deuxième étage conservant un décor en stuc avec des motifs caractéristiques du baroque niçois du XVIIe siècle.

On accède à l'étage noble par un escalier monumental.

Le palais a été vendu comme bien national en 1796. Il est alors transformé en habitation collective.

Depuis 1987, la commune de Castellar a entrepris de racheter les parties du palais non habitées et non occupées pour en faire un espace d'utilité publique

  • L'église Saint-Pierre

L'église a commencé à être construite après le transfert du village de Castellar sur le site actuel en 1435. Elle était orientée est-ouest, avec l'entrée à côté du clocher.

À côté du clocher, on peut voir une pierre gravée "asile de pauvres" rappelant que le village possédait un hôpital accueillant des malades à faible revenu.

Au XVIe siècle, l'église est agrandie et réorientée sud-nord jusqu'en 1844. L'autel est alors placé au nord après la construction d'une nouvelle abside. L'entrée est au sud.

Elle est réaménagée en 1867 et restaurée après le tremblement de terre de 1887 qui a détruit la chapelle extérieure de Saint-Jean-Baptiste, chapelle funéraire des comtes de Lascaris.

  • Chapelle des Pénitents blancs

Elle se trouve 53 rue du général Sarrail, face à l'église. Elle semble dater du XVIIe siècle. Le linteau de la porte, en pierre gravée, représente deux Pénitents portant cagoule et encensant le Saint Esprit, symbolisé par la colombe. Au-dessus, une inscription en latin "Alborvm Sodalitivm In Honorem Spiritvs Sancti" MDCCCLIV (Confrérie des Blancs en l'honneur du Saint Esprit, 1854) [6].

  • Chapelle des Pénitents noirs

"Mère Miséricorde", rue du général Sarrail. Elle possède un clocheton.

  • Chapelle Saint-Sébastien

Chapelle de style roman tardif, située dans le cimetière.

  • Enceinte fortifiée de la ville

Du rempart, construit aux XVe et XVIe siècles, il subsiste des tours, place de l'Hôtel-de-ville et rue Arson. La porte fortifiée a été construite en 1548 après le siège de Nice par les troupes françaises commandées par François Ier de France, aidé par les Turcs et les barbaresques.

  • Le moulin à huile
  • Vestiges de Vieux Castellar

Le Vieux Castellar, situé sur un éperon rocheux, au nord-est du village actuel. On y accède par un chemin et 1 heure de marche.

Il apparaît pour la première fois dans un acte de cession du village du comte de Vintimille au comte de Provence, le 19 janvier 1258.

Le château est cité en 1302.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Fait divers[modifier | modifier le code]

Le 17 août 1991, vers 6 heures du matin, Pierre Leschiera 33 ans, berger connu pour son opposition résolue à la chasse et ses démêlés avec les chasseurs des environs, est abattu sur sa moto d'une décharge de fusil de chasse dans le dos, puis achevé dans la tête, sur la piste de Saint Bernard, le menant à sa bergerie. Il avait au fil des ans constitué un troupeau de plus de 900 moutons. Son assassinat n'a pas été résolu à ce jour. Cette affaire criminelle est décrite dans les émissions télévisées Faites entrer l'accusé, Affaires criminelles, Crimes, Les Dossiers Karl Zéro et Crimes et enquêtes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’or au château de gueules surmonté d’une aigle bicéphale de sable.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rolland Ghersi, Guy Imart, Castellar : de Pendimoun à l'an 2000, Société d'art et d'histoire du mentonnais, 2003. (ISBN 978-9505279845)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]