Peillon

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Peillon
Peillon
Le village de Peillon sur son éperon rocheux au-dessous du Baus Roux et la vallée du ruisseau de la Launa.
Blason de Peillon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Contes
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Paillons
Maire
Mandat
Jean-Marc Rancurel
2014-2020
Code postal 06440
Code commune 06092
Démographie
Gentilé Peillonnais(e)
Population
municipale
1 470 hab. (2016 en augmentation de 4,26 % par rapport à 2011)
Densité 169 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 43″ nord, 7° 22′ 58″ est
Altitude Min. 115 m
Max. 720 m
Superficie 8,7 km2
Localisation

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Peillon

Peillon est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Peillonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village de Peillon depuis un avion.
Village de Peillon dans le site.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Localisation[modifier | modifier le code]

Peillon se trouve dans la vallée du Paillon de l'Escarène, à environ[1] :

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Peillon est un village perché sur un éperon rocheux, entouré par un ravin abrupt.

Sur les escaliers qui tiennent lieu de rues donnent les marches d'accès aux maisons, que des arcades, jetées sur d'étroites ruelles, relient entre elles.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[2].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau et eaux souterraines sur la commune ou à son aval[3] :

  • torrent le paillon,
  • ruisseau de la launa.
  • les Sources de Sainte-Thècle.

Peillon dispose de la station d'épuration intercommunale de Drap d'une capacité de 20 000 équivalent-habitants[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[5].

Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Accès par le CD 21 par Borghéas et Châteauvieux.

Transports en commun[modifier | modifier le code]


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Peillon est entourée par Peille à l'est, Blausasc au nord, Drap au sud.

Communes limitrophes de Peillon
Blausasc Blausasc Peille
Blausasc Peillon Peille
Drap La Trinité Peille

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté de communes du Pays des Paillons.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un plan local d'urbanisme.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Peillon comprend six hameaux : Borghéas, Châteauvieux, Sainte-Thècle (qui est le chef-lieu administratif), le Moulin, les Novaines et Peillon-village.

La mairie de la commune se trouve à Sainte-Thècle ainsi que la poste et la gare ferroviaire.

Toponymie[modifier | modifier le code]

D'après Albert Dauzat et Charles Rostaing, ce toponyme provient du pré-latin *pel-ia: hauteur, avec le suffixe diminutif provençal -on » ou -oun [7]. La même racine a donné le nom du village de Peille.

Le village a changé plusieurs fois de nom pendant l'histoire. Un Guaucerannus de Pellom apparaît en 1150 comme donateur sur le cartulaire de Nice[8]. Le nom évolue ensuite en castro de Peliom[9] en 1252, et enfin en Villa Pellono en 1388[9].

Son nom en langue d'oc est « Pelhon »[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces d'enceintes néolithiques sont présentes sur les collines environnantes[9].

Le village de Peillon a été cité pour la première fois en 1150. La paroisse de Peillon était alors rattachée à l'abbaye de Saint-Pons. Le Pape les transfère sous l'autorité des chanoines de Saint-Ruff de Valence en mai 1154. Peille et Peillon n'ont formé qu'une seule et même entité jusqu'en 1235, date à laquelle elles furent séparées. Cependant elles conservaient la même administration consulaire[9].

À la fin du XIIIe siècle, Bérenger Cays fut coseigneur du Peillon et du Touët[10].

Peillon passa sous l'autorité savoyarde en 1388[9]. Le fief peillonais est partagé entre de nombreux seigneurs jusqu'à la Révolution. Parmi ceux-ci se trouvent les Caïs, les Tonduti, les Borriglione ou encore les Barralis[9] les Roux. En 1792 les révolutionnaires français occupent le village qui se trouve ensuite rattaché à la France. Les Peillonais retrouvent alors, par un vote, leur place au sein de la République naissante[9].

De 1814 à 1860, Peillon redevient brièvement sarde avant qu'elle ne soit rattachée définitivement à l'Empire à cette date[9].

En 1948, le hameau de Sainte-Thècle, au pied de la commune, devint le siège de l'administration du village[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2017[modifier | modifier le code]

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[11] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 143 000 , soit 760  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 907 000 , soit 602  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 706 000 , soit 509  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 997 000 , soit 663  par habitant ;
  • endettement : 596 000 , soit 392  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 13,26 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 8,80 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 27,57 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 22 963 [12].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 René Passeron DVD  
mars 2014 en cours Jean-Marc Rancurel LR[13] Agent technique

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 1701, la commune comptait 410 habitants et 350 en 1754.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2016, la commune comptait 1 470 habitants[Note 1], en augmentation de 4,26 % par rapport à 2011 (Alpes-Maritimes : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
411396408546557639641618604
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
622605641591541533522535516
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
394933721731537688781937898
1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016 - -
1 0381 1391 2271 3221 3361 4391 470--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[18] :

  • Écoles maternelles et primaires,
  • Collèges à Beausoleil, Contes, L'Escarène,
  • Lycées à Drap, Monaco, Menton.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[19] :

  • Médecins à Peillon, Peille, La Turbie,
  • Pharmacies à Blausasc, La Turbie,
  • Hôpitaux à Gorbio, Beausoleil, Cap-d'Ail, Menton.
  • Pôle santé & Bien-être Borgheas de Peillon.

Cultes[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Le village possède un club d'athlétisme hors-stade : Courir à Peillon de Nissa.
  • Haras de Coco[21].
  • Escalade et randonnée.

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Le village pratique la culture de l'olivier et produit de l'huile d'olive.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Syndicat d'initiative de Peillon[22].
  • Gîtes de France[23].

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Restaurants :
    • Le Bistrot des sources, Bistrot de pays[24],[25].
    • Le Restaurant Poccanelle[26],
    • Le bistrot La Tonnelle « La table d'Augustine »,
    • Restaurant l'authentique - L'auberge de la Madone,
    • Restaurant les plaisirs.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux civils[modifier | modifier le code]

  • Le village a gardé intégralement son aspect médiéval. Peu de rues : partout des escaliers en calades qui serpentent parmi les maisons fleuries, et de nombreux passages voûtés.
  • La fontaine située à l'entrée du village a été inscrite au titre des Monuments historiques en 1941[27]
  • Le vieux-Moulin à Huile et à Farine de Peillon (Quartier Les Moulins)[28].
  • L’Ancienne Ecole de Peillon qui abrite la fresque de Charles Rocher de Gérigné, peintre peillonnais.
  • Musée du Patrimoine Ferroviaire « Flaminius Raiberti » à Sainte-Thècle.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale de la Transfiguration[29] : elle a été bâtie au XVIIIe siècle sur le site d'un ancien donjon. Elle regroupe une ancienne chapelle romane du XIIe siècle construite au nord du donjon du château. Cette chapelle était normalement orientée est-ouest. Le chœur actuel de l'église se trouve ans cette ancienne chapelle dont on peut voir l'abside en cul-de-four à la droite du maître autel.
    Au début du XVIe l'église a été agrandie en intégrant l'ancien emplacement du donjon du château. Cette de l'église comprend deux chapelles où on peut voir un tableau de la Madone du Rosaire peint par Dragus en 1639, à gauche, et de la Mort de saint-Joseph réalisé en 1722, à droite.
    L'église est de nouveau agrandie au milieu du XVIe siècle après la démolition du mur du sud. Après cet ajout d'une nouvelle travée vers la place de l'église avec un clocher avec une haute lanterne octogonale et un fronton triangulaire.
    Le maître autel est changé de place ce qui modifie l'orientation de la nef qui devient sensiblement nord-sud. Il est surmonté d'un retable décoré d'un tableau du XVIIe siècle représentant la Transfiguration.
  • Chapelle Notre-Dame-des-Douleurs des Pénitents blancs[30] : l'intérêt de cette chapelle réside dans les fresques de Jean Canavesio, datées de la fin du XVe siècle. Elle est classée au titre des Monuments historiques par arrêté du 27 mars 2000[31],[32],[33]
  • Chapelle Saint Roch[34].
  • Église Sainte Thècle[35].
  • Chapelle Saint Joseph Borghéas[36].
  • De nombreux oratoires et calvaires.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Peillon Blason D'or à la croix de gueules cantonnée au 1er d'un dragon contourné de sable crachant des flammes de gueules, au 2e d'une étoile à huit rais de sable, au 3e d'une tête de crosse contournée de sable, au 4e d'une palme de sable[37].
Détails
Adopté en 2011[38].
Alias
Alias du blason de Peillon
D'or à la croix de gueules cantonnée de quatre étoiles à huit rais d'azur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lieux et itinéraires
  2. Didacticiel de la règlementation parasismique
  3. L'eau dans la commune
  4. Description de la station Drap-Vallée du Paillon
  5. Table climatique
  6. Lignes 3605 et 304 : Touët-de-l’Escarène, L’Escarène, Blausasc, La Grave de Peille, Peillon
  7. Albert Dauzat, Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 524
  8. « Projet Collectif de Recherche. La colline du Château à Nice », sur https://www.academia.edu/,
  9. a b c d e f g h i et j Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées GuideAM
  10. Venturini, Evolution, t.I, p. 178
  11. Les comptes de la commune
  12. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  13. « Affaire Benalla : des élus des Alpes-Maritimes exigent que Macron s'explique », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 27 octobre 2019).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. Établissements d'enseignements
  19. Professionnels et établissements de santé
  20. Paroisse de l'Escarène
  21. Sports et loisirs
  22. Syndicat d'initiative de Peillon
  23. Gîtes de France
  24. Bistrop de pays
  25. Fédération nationale des bistrots de pays
  26. Se restaurer
  27. « Fontaine publique », notice no PA00080815, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. Patrimoine & monuments
  29. Église Saint Sauveur de la Transfiguration Peillon
  30. Chapelle des Pénitents Blancs Peillon ou chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs
  31. « Chapelle des Pénitents blancs ou chapelle Notre-Dame-des-Douleurs », notice no PA00080814, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. Nice historique : Léo Imbert, Lucéram, Peillon, Sigale, p. 52-53, no 157, 1949
  33. Nice historique : Gustave-Adolphe Mossa, Fresques à Peillon et à Coaraze, p. 28-29, no 643, 1912
  34. Chapelle Saint Roch Peillon
  35. Église Sainte Thècle Peillon
  36. Chapelle Saint Joseph Borghéas
  37. Pays des Paillons Est : Peillon, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  38. Nice-matin : Peillon: un blason unique pour les trois hameaux

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]