Bourg-de-Sirod

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Bourg-de-Sirod
Maison des maîtres de Forges, à Bourg-de-Sirod.
Maison des maîtres de Forges, à Bourg-de-Sirod.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Champagnole
Intercommunalité Communauté de communes Champagnole Porte du Haut-Jura
Maire
Mandat
Philippe Breuil
2014-2020
Code postal 39300
Code commune 39070
Démographie
Population
municipale
89 hab. (2014)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 43′ 47″ nord, 5° 57′ 28″ est
Altitude Min. 529 m
Max. 804 m
Superficie 4,42 km2
Localisation

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Bourg-de-Sirod

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Bourg-de-Sirod

Bourg-de-Sirod est une commune française située dans le département du Jura, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la Communauté de communes Champagnole Porte du Haut-Jura.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sapois Lent Rose des vents
Champagnole N Sirod
O    Bourg-de-Sirod    E
S
Syam

Histoire[modifier | modifier le code]

On remarque les vestiges du château de Châteauvillain qui fut bâti aux alentours de 1186, par les seigneurs de Commercy, possesseurs de la seigneurie de Mont-Rivel, et qui fut assiégé et pris par les troupes d’Henri IV en 1595, ainsi que par les troupes suédoises en 1639 durant la guerre de Dix Ans, et ce, après un long siège. Les troupes comtoises du baron d'Arnans (Virechâtel) le reprirent peu de temps après.

Vue d'ensemble du sud-ouest. État de Château Villain restitué au XIVe siècle.
Château Villain vu de l'est. État restitué au XIVe siècle. Au fond à droite : Mont Rivel et son château.
Château Villain : vue aérienne du sud-est. État restitué au XIVe siècle.










Ruinée vers 1479 par les troupes de Louis XI, la forteresse fut relevée par la famille de Watteville, et adaptée aux armes à feu comme en témoigne de nos jours les bouches à feu de la première & de la seconde enceinte.

Cette forteresse, épargnée par Louis XIV, et déjà en fort mauvais état, servit de carrière entre 1808 et 1810 afin de réparer les forges de Bourg-de-Sirod, ravagées par un incendie. On y distingue de nos jours une double enceinte flanquée, une citerne très vaste et profonde, une première poterne orientée sud-ouest et une seconde donnant vers le nord, entre autres...

À noter les restes de la partie basse d'une archère à étrier, au niveau de la tour semi-circulaire orientée vers le sud.

D’après des découvertes effectuées dernièrement, il est fort probable que cette position ait été occupée au cours de l’âge du bronze final ainsi qu’à l’époque romaine (IIIe siècle) où un temple gallo-romain aurait précédé la forteresse médiévale. Il est dommage que cette ruine ne soit pas entretenue même sommairement et qu'elle se dégrade à vue d'œil depuis de trop nombreuses années.

La commune était desservie au début du XXe siècle par les Chemins de fer vicinaux du Jura.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Bourg-de-Sirod.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

De gueules à l'aigle d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-Claude Lemoigne    
mars 2008 en cours Philippe Breuil[1] DVD Cadre

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 89 habitants, en diminution de -9,18 % par rapport à 2009 (Jura : -0,23 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
200 213 248 202 259 275 271 280 246
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
300 257 256 289 292 281 258 298 277
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
264 261 272 191 105 92 99 107 100
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
104 83 81 68 63 86 99 89 89
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines du village et forteresse de Châteauvilain ;
  • Demeure de maître de forges (XVIIIe-XIXe s), Rue des Forges, inscrite au titre des monuments historiques depuis 2011[6] ;
  • Forges de Châteauvilain (XVIIIe-XIXe s), aujourd'hui centrale hydroélectrique, au lieu-dit "Les Forges", inscrites à l'IGPC depuis 1994[7] ;
  • Scierie Jacques (XIXe s), aujourd'hui centrale hydroélectrique, Rue des Chauffaux, inscrite à l'IGPC depuis 1994[8] ;
  • Chapelle de Richebourg ;
  • Les pertes de l'Ain.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]