Maison de Maillé

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Duché de Maillé)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Maison de Maillé
Image illustrative de l’article Maison de Maillé
Armes

Blasonnement D'or à trois fasces nébulées de gueules
Devise Stetit Unda Fluens
(Tant que le monde sera monde, à Maillé il y aura des ondes)
Période XIe siècle - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Touraine
Demeures Château de Châteauneuf-sur-Cher
Château de Luynes
Château de Milly-le-Meugon
Fonctions militaires Maréchal de France
Grand-maître de la navigation
Fonctions ecclésiastiques Archevêque de Tours, abbesse

La maison de Maillé est une famille subsistante de la noblesse française, d'extraction féodale, originaire de Touraine, puis établie en Anjou et dans le Maine.

Cette famille compte un maréchal de France, un Grand-maître de la navigation[a], et un archevêque de Tours.

Branche ainée[modifier | modifier le code]

Le siège de la seigneurie de Maillé était l'actuel château de Luynes, en Indre-et-Loire. Le fief a changé de nom lors de l'érection de ce dernier en Duché-pairie en faveur des d'Albert de Luynes.

La branche bretonne de la famille de Maillé, installée dans le château de Maillé en Plounévez-Lochrist, est devenue marquis de Maillé, puis comte de Maillé.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Jeanne-Marie de Maillé (1331-1414), religieuse française qui fut béatifiée par l'Église catholique et dont la fête est le 28 mars.

Branche de Brézé[modifier | modifier le code]

Branche de la Tour-Landry[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Famille de La Tour-Landry.

Les ducs de Maillé[modifier | modifier le code]

Le duché de Maillé (pair de France) a été créé en 1784 pour Charles René de Maillé de La Tour-Landry. Le titre subsiste dans la maison de Maillé.

  1. 1784-1791 : Charles René de Maillé de La Tour-Landry (1732-1791), 1er duc de Maillé
  2. 1791-1837 : Charles François Armand de Maillé de La Tour-Landry (1770-1837), 2e duc de Maillé
  3. 1837-1874 : Jacquelin Armand Charles de Maillé de La Tour-Landry (1815-1874), 3e duc de Maillé
  4. 1874-1926 : Artus Hippolyte Jean de Maillé de La Tour-Landry (1858-1926), 4e duc de Maillé
  5. 1926-1972 : Gilles de Maillé de La Tour-Landry (1893-1972), 5e duc de Maillé
  6. 1972-1996 : Stanislas de Maillé de La Tour-Landry (1946-1996), 6e duc de Maillé
  7. Depuis 1996 : Geoffroy de Maillé de La Tour-Landry (n. en 1972), 7e duc de Maillé

Les ducs de Plaisance[modifier | modifier le code]

  1. 1872-1907 : Louis Armand Joseph de Maillé de La Tour-Landry (1860-1907), 4e duc de Plaisance (décret du 13 juin 1872), fils de Jeanne Lebrun de Plaisance qui était la petite-fille du 1er duc Charles-François Lebrun de Plaisance (1739-1824) ;
  2. 1907-1913 : Armand Louis Joseph François de Maillé de La Tour-Landry (25 février 1892 † 24 avril 1913), 5e duc de Plaisance, fils du précédent, sans union ni postérité ;
  3. 1913-1926 : François Charles Edmond Marie de Maillé de La Tour-Landry (1862-1926), 6e duc de Plaisance, oncle du précédent.

Titres[modifier | modifier le code]

Cette famille a reçu les titres réguliers de :

Armes[modifier | modifier le code]

D'or à trois fasces nébulées de gueules

Lors du mariage de Françoise de La Tour-Landry avec Hardouin de Maillé le 30 juillet 1494, celui-ci s'engagea à prendre les armes La Tour Landry (d'or à une fasce de gueules crénelée de 3 pièces et maçonnée de sable).

Le roi releva finalement le sire de Maillé de cette obligation après la mort de ses frères, mais ses descendants se nomment depuis et jusqu'à aujourd'hui de Maillé de La Tour-Landry.

Orn ext duc et pair OSE.svg
Blason fam FRA de Maillé.svg
Armes de la maison de Maillé

D'or à trois fasces nébulées de gueules.[2],[3]

Devise : 
  • Stetit Unda Fluens
  • Tant que le monde sera monde, à Maillé il y aura des ondes
Orn ext Maréchal marquis OSE.svg
Blason fam FRA de Maillé.svg
Armes du maréchal de France Urbain de Maillé, marquis de Brézé1597 - † 1650).
Blason famille fr La Tour-Landry2.svg Blason de la famille de La Tour-Landry : d'or à une fasce de gueules crénelée de 3 pièces et maçonnée de sable.

Cette famille s'est éteinte dans la famille de Maillé par un mariage en 1494.

Coat of arms of Claire Clémence de Maillé as Princess of Condé.png Armes de Claire-Clémence de Maillé, princesse de Condé, épouse de Louis II de Bourbon.
Amoiries monseigneur de maillé.png Armoiries de Jean-Baptiste-Marie de Maillé de La Tour-Landry évêque de Gap, puis de Saint-Papoul et enfin de Rennes.
Blason Jean-Baptiste-Marie de Maillé de La Tour-Landry.svg Armes personnelles de Jean-Baptiste-Marie de Maillé de La Tour-Landry (né à Entrammes le 6 décembre 1743 - décédé à Paris, le 27 novembre 1804), successivement évêque de Gap, puis de Saint-Papoul et enfin de Rennes : D'azur aux initiales J B M entrelacées d'or.
Armoiries des maillé plaisance.png Armoiries des Maillé ducs de Plaisance.
FRA COA Charles-François Lebrun (1739-1824) (Empire).svg Armoiries des ducs de Plaisance.

La famille de Maillé a reçu le titre de duc de Plaisance par décret du 13 juin 1872.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Titre correspondant à celui de grand-amiral de France
  2. Schéma généalogique : Péan/Payen Ier de Maillé (1289-1347), frère cadet d'Hardouin VI et oncle d'Hardouin VII de Maillé, x Jeanne de Lestang fille de Catherine de Brézé (première moitié du XIVe siècle) et petite-fille de Jean II de Brézé, héritière de Brézé < parents de Péan/Payen II de Maillé-Brézé (1318/1319-1396/1397), x Jeanne Bouchard d'Aubeterre < Péan/Payen III (1379-† 1420/1428), x sa cousine Marie de Maillé fille d'Hardouin VII < Gilles (sa sœur aînée Jeanne épouse Thibault de Laval-Loué) < Hardouin, † 1508, x Ambroise de Melun (fille d'Anne-Philippe de La Rochefoucauld et de Charles de Melun sire des Landes, de Normanville et de Nantouillet, Grand maître de France) < Guy, † 1551 < Artus < Claude (1550-87) < Charles (1570-1615) < Urbain de Maillé-Brézé (1598-1650), maréchal de France < Claire-Clémence (1628-1694), princesse de Condé par son mariage avec le Grand Condé : d'où postérité.
  3. Prénom donné en l'honneur de son auguste oncle et parrain, le (futur) cardinal de Richelieu ; on trouve parfois aussi, Armand-Jean.
  4. quoiqu'il ne semble pas en avoir reçu le brevet ; son père était le 2e marquis de Brézé.
  5. Castries est le nom choisi par Anne-Marie Meininger et Pierre Citron dans leur index des personnes réelles de la Comédie humaine, La Pléiade, Paris, 1991, t. XII p. 1647 (ISBN 2070108775)

Références[modifier | modifier le code]

  1. M. Le Page, Dictionnaire topographique, historique, généalogique et bibliographique de la province et du diocèse du Maine, tome 1er, p. 249 et 250
  2. Michel Popoff et préface d'Hervé Pinoteau, Armorial de l'Ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or, , 204 p. (ISBN 978-2-86377-140-2 et 2-86377-140-X)
  3. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, , 1171 p. (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Louis Lainé, « de Maillé », dans Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France., t. 5, Paris, (lire en ligne), pages 1 à 22.
  • Ambroise Ledru, L. J. Denis et Eugène Vallée, La maison de Maillé : Histoire généalogique, t. 1, Paris, Alphonse Lemaire, , 498 p. (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]