Léopold Ier d'Autriche

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Léopold Ier d'Autriche
Illustration.
Portrait du duc Léopold Ier.
Titre
Duc d'Autriche et de Styrie

(17 ans, 9 mois et 27 jours)
Prédécesseur Albert Ier
Successeur Frédéric le Bel
Biographie
Dynastie Habsbourg
Date de naissance
Lieu de naissance Vienne (Autriche)
Date de décès (à 35 ans)
Lieu de décès Strasbourg (Alsace)
Sépulture Abbaye Saint-Paul du Lavanttal
Père Albert Ier
Mère Élisabeth de Tyrol
Fratrie Anne
Agnès
Rodolphe III
Élisabeth
Frédéric le Bel
Catherine
Albert II
Othon
Conjoint Catherine de Savoie
Enfants Catherine
Agnès

Leopold Ier dit le Glorieux (en allemand : Leopold I. der Glorreiche[1] ou Das Schwert Habsburg, « l'épée des Habsbourg »), né le à Vienne (Autriche) et mort le à Strasbourg, est un prince de la maison de Habsbourg, fils cadet du roi Albert Ier et d'Élisabeth de Tyrol. Il fut duc d'Autriche et de Styrie de 1308 jusqu'à sa mort.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le pedigree des Habsbourg : Rodolphe, Albert et Élisabeth avec quatre enfants, probablement Rodolphe III, Léopold, Frédéric et Agnès (abbaye de Zwettl, vers 1310).

Léopold naît à Vienne en Autriche, le troisième fils du duc Albert Ier et de son épouse Élisabeth de Goritz-Tyrol, fille du duc Meinhard II de Carinthie. Son grand-père Rodolphe de Habsbourg avait été élu roi des Romains en 1273 ; en 1282, il avait donné les fiefs d'Autriche et de Styrie à ses fils Albert et Rodolphe II. À sa mort en 1291, les princes étaient opposées à une succession d'Albert qui n'est élu roi qu'après la destitution d'Adolphe de Nassau en 1298.

Après l'assassinat de son père, le , Léopold partage les biens patrimoniaux des Habsbourg avec son frère aîné Frédéric le Bel. Ce dernier régna l'Autriche et la Styrie alors que Léopold administre les possessions de la famille au sein de l'ancien duché de Souabe, notamment dans l'Haute-Alsace et la Suisse alémanique[2]. En tant qu'administrateur des possessions alémaniques des Habsbourg connues sous la dénomination de l'Autriche antérieure (Vorlande ou encore Vorderösterreich en allemand), avec résidence à Brugg et Baden, il subit une défaite décisive face aux forces de la Confédération des III cantons à la bataille de Morgarten le .

En même temps, Léopold tenta aussi de faire élire son frère Frédéric roi des Romains qui eut lieu le à Francfort, contre leur cousin Louis de Wittelsbach. Lorsque, le , celui-ci eut capturé Frédéric avec mille trois cents autres gentilshommes d'Autriche et de Salzbourg dans la bataille de Mühldorf, Léopold continua le combat. Cette résistance, alors que Frédéric était prisonnier de Louis au château de Trausnitz dans le Haut-Palatinat, la perte de l'alliance avec le roi Jean Ier de Bohême et la proscription du pape Jean XXII conduisirent ce dernier à le relâcher aux conditions de l'« expiation de Trausnitz » du  : Frédéric y reconnaissait son cousin Louis comme souverain légitime et s'engageait à retourner en captivité s'il ne parvenait pas à convaincre Léopold de déposer les armes.

Le sceau du duc Léopold d'Autriche.

Ayant échoué, Frédéric retourna à la cour de Munich se constituer prisonnier, alors même que le pape l'avait délié de son serment. Impressionné par sa loyauté chevaleresque, Louis rendit son amitié à son cousin (ils avaient été élevés ensemble), partagea son palais avec lui et ils se mirent d'accord pour diriger en commun le Saint-Empire. Face aux objections du pape et des princes-électeurs, ils signèrent un nouveau traité à Ulm le , suivant lequel Frédéric dirigerait la Germanie en tant que roi des Romains, tandis que Louis serait couronné empereur en Italie. Cependant, la mort de Léopold le conduisit Frédéric à abandonner cette régence impériale pour ne diriger que les seules possessions des Habsbourg.

Après cet épisode, il fallut attendre 1438 pour qu'un Habsbourg, avec Albert II, fût de nouveau élu roi des Romains : entre-temps, le trône impérial fut alternativement occupé par les dynasties de Bavière (Wittelsbach) et de Luxembourg.

Descendance[modifier | modifier le code]

Léopold épousa en 1315 Catherine de Savoie (v. 1298-1336), dont il n'eut que des filles :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.rodaun.info/regenten/regenten-170.html
  2. Henry Bogdan, Histoire des Habsbourg des origines à nos jours, Perrin 2002, p.36

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]