Léopold Ier d'Autriche

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Léopold Ier d'Autriche
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Léopold Ier d'Autriche
Titre de noblesse
Duc
Biographie
Naissance
Décès
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AristocrateVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Enfants

Leopold Ier de Habsbourg dit Der Glorwürdige[1] (« digne de gloire ») ou Das Schwert Habsburg (« l'épée des Habsbourg »), né le à Vienne, mort le à Strasbourg.

Duc d'Autriche et de Styrie, troisième fils de l'empereur Albert Ier et d'Élisabeth de Tyrol (ou de Carinthie), héritière de Görz-Tirol (ou Gorizia-Tyrol) ; cadet de l'archiduc Frédéric le Bel (connu sous le nom de Frédéric III comme anti-roi puis, en 1325 et 1326, comme roi des Romains).

Biographie[modifier | modifier le code]

Après la mort de son père, Léopold partage les biens patrimoniaux des Habsbourg avec son frère Frédéric. Ce dernier hérite de l'Autriche alors que Léopold administre la Haute-Alsace et la Suisse alémanique[2].

En tant qu'administrateur des possessions alémaniques des Habsbourg (en Alsace du sud, au pays de Bade, en Suisse et en Bavière, connues en allemand sous la dénomination de Vorlande ou encore Vorderösterreich) avec résidence à Brugg et Baden, il subit une défaite décisive face à la Suisse à la bataille de Morgarten le .

Il tenta aussi de faire élire son frère Frédéric roi des Romains, contre leur cousin Louis de Wittelsbach. Lorsque, le , celui-ci eut capturé Frédéric avec mille trois cents autres gentilshommes d'Autriche et de Salzbourg sur la lande d'Ampfing près de Mühldorff, Léopold continua le combat. Cette résistance, alors que Frédéric était prisonnier de Louis au château de Trausnitz dans le Haut-Palatinat, la perte de l'alliance avec le roi de Bohême et la proscription du pape Jean XXII conduisirent ce dernier à le relâcher aux conditions du Traité de Trausnitz du  : Frédéric y reconnaissait son cousin Louis comme souverain légitime et s'engageait à retourner en captivité s'il ne parvenait pas à convaincre Léopold de déposer les armes.

Ayant échoué, Frédéric retourna à Munich se constituer prisonnier, alors même que le pape l'avait délié de son serment. Impressionné par sa loyauté chevaleresque, Louis rendit son amitié à son cousin (ils avaient été élevés ensemble), partagea son palais avec lui et ils se mirent d'accord pour diriger en commun le Saint-Empire. Face aux objections du pape et des princes-électeurs, ils signèrent un nouveau traité à Ulm le , suivant lequel Frédéric dirigerait l'Allemagne en tant que roi des Romains, tandis que Louis serait couronné empereur en Italie. Cependant, la mort de Léopold le 28 février conduisit Frédéric à abandonner cette régence impériale pour ne diriger que les seules possessions des Habsbourg.

Après cet épisode, il fallut attendre 1438 pour qu'un Habsbourg, avec Albert II, fût de nouveau élu roi des Romains : entre-temps, le trône impérial fut alternativement occupé par les dynasties de Bavière (Wittelsbach) et de Luxembourg.

Descendance[modifier | modifier le code]

Léopold épousa en 1315 Catherine de Savoie (v. 1298-1336), dont il n'eut que des filles :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.rodaun.info/regenten/regenten-170.html
  2. Henry Bogdan, Histoire des Habsbourg des origines à nos jours, Perrin 2002, p.36

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]